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Orale De TPE

Mémoire : Orale De TPE. Recherche parmi 236 000+ dissertations

Par   •  4 Octobre 2014  •  2 408 Mots (10 Pages)  •  863 Vues

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Oral TPE : Les insectes

Dialogue :

B : La plupart d’entre nous les chassons de nos maisons à grands coups de produits ménagers, mais un jour peut être nous retrouverons les insectes dans nos assiettes !

Cette tradition datant de l’Antiquité se repend depuis ces 20 dernières années dans toute l’Europe. L’entomophagie, c’est à dire la consommation d’insectes, se révèle être une solution efficace pour contrer l’intensification de l’élevage bovin, qui devient dangereux pour l’avenir de notre planète.

Ces derniers temps, quelques bars et restaurants s’initient à cette nouvelle cuisine en proposant des menus découverte à base d’insectes.

Pour tenter de savoir si oui, ou non les insectes pourraient devenir la viande du futur, nous avons pour vous fait appel à Bertrand Delort ,spécialiste et éleveur d’insectes...

L : Bonjour, c’est un plaisir !

B : Ainsi qu’à Bernard Levillier, célèbre boucher parisien mais également cuisinier reconnu...

A : Bonjour !

B : Messieurs, tout d’abord merci d’être ici présents pour ce débat qui, à mon avis, devrait en intéresser plus d’un ! Mr Delort, vous avez publié un ouvrage de recherche sur l’entomophagie intitulé « la viande de demain » est sortit il y a moins d’un moi, quelles ont été les motivations de ces recherches ?

L : Premièrement je tiens à préciser que ces travaux ont été réalisés en collaboration avec les entomophagistes Adam Remaki et Benjamin Soulier. Depuis de nombreuses années, nous nous intéressons aux insectes et plus particulièrement à leur consommation. Nous avons entamé ces recherches en ayant pour objectif de valider un hypothétique remplacement de la viande par les insectes dans l’alimentation humaine. Nos motivations principales ont bien sûr été la possibilité de bouleverser à l’échelle du globe l’alimentation humaine et de réduire de manière considérable l’emprunte écologique de l’homme.

B : Et bien mes chers téléspectateurs, je vous invite vivement à lire cet ouvrage passionnant et très complet, vous ne serez pas déçus ! Bien, Mr Delort, pourrez vous nous informer, nous instruire sur l’évolution et la propagation de cette antique tradition ?

L : Et bien, récemment des chercheurs ont fait des découvertes intéressantes. Plusieurs peintures préhistoriques représentent des hommes et des femmes mangeant des insectes. Certaines de ces peintures sont vieilles de 30 000 ans avant Jésus Christ. De plus, l’étude de coprolithes (excréments fossilisés) datant de l’époque préhistorique a permis de mettre en avant la présence d’insectes. Nous pouvons de ce fait affirmer que l’entomophagie existait déjà pendant la préhistoire. A l’époque antique, en Grèce la consommation d’insectes était répandue aussi bien chez les riches que chez les pauvres. A Rome, les classes hautes raffolaient d’insectes, consommés notamment lors de banquets. L’entomophagie a perduré en Afrique et en Asie, mais a disparu des pays occidentaux. Ce n’est que depuis 2003 que l’entomophagie a refait surface en Europe, en partie grâce aux recherches menées par la Fao, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

B : Et l’élevage d’insectes est-il aussi néfaste pour l’environnement que l’élevage bovin ?

L : Et non justement, c’est l’un des avantages principaux de l’entomophagie. Le rejet de gaz à effets de serre d’une culture d’insectes est quasi nul, alors que l’élevage représente 21 % de ces rejets en France et 13.5% à l’échelle mondiale. La substitution de la viande par les insectes est donc extrêmement intéressante d’un point de vue écologique.

B : Ah, voilà une bonne chose, car comme vous le savez, la protection de l'environnement est un sujet au cœur des préoccupations de nos jours. Mais Mr Levillier, quel aspect important, ne serait pas présent dans cette nouvelle cuisine ?

A : Excusez moi M.Delort mais je reste sceptique à un possible remplacement d'une denrée aussi essentielle et appétissante que la viande. La viande est une source importante de protéine qui constitue 10 à 15 % des besoins énergétiques quotidiens. De plus elle nous apporte les 8 acides aminés essentiels qui ne sont pas synthétisés par l'homme. Les lipides qui constitue 30 à 35 % des besoins énergétiques quotidiens sont fortement présents dans la plupart des viandes, l'acide linoléique et α-linolénique qui sont les acides gras les plus essentiels car non synthétisés sont présents dans les graisses animales. Ensuite, certaines viandes contiennent des ions minéraux à savoir du fer, du phosphate et du potassium et des oligo-éléments :Zinc cuivre manganèse et chrome. Enfin tous les produits animaux apportent de la vitamine B12 essentiels à l'homme car en cas de carence, on peut souffrir d'anémie.

L : Mr Levillier, vous trouverez de plus amples informations dans l’ouvrage que j’ai réalisé en collaboration avec Adam Remaki et Benjamin Soulier, Les Insectes, la viande de demain…, mais voici, pour vous faire une idée, quelques informations que je juge essentielles :

• L’apport énergétique des insectes est égal à celui de la viande

• L’apport en glucides/lipides/protides est globalement identique à celui de la viande

• Au niveau des micronutriments (comme les vitamines, le fer,…), les insectes ont une composition légèrement différente. Mais les micronutriments qui se trouvent dans la viande et pas dans les insectes se trouvent aussi dans d’autres aliments.

A : Certes…

B : Il me semble que nous pouvons attribuer un nouveau bon point à la consommation de ces petits êtres ! Mais Mr Delort, pourriez vous nous dire comment élever ces petites bestioles de façon massive ? le coup d’investissement n’est-il pas extrêmement élevé en terme d’équipement ou même de production à justement parler ?

Et quels types d’infrastructure sont-ils nécessaire ?

L : Le coût de l’élevage d’insectes à proprement parler est extrêmement faible par rapport à celui de la viande. Les quantités de nourriture à fournir aux insectes sont relativement faibles. 10 kg de nourriture permettent de produire 9 kg d’insectes

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