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Analyse du texte: Myphologies de R. Barthes

Étude de cas : Analyse du texte: Myphologies de R. Barthes. Recherche parmi 236 000+ dissertations

Par   •  14 Décembre 2014  •  Étude de cas  •  962 Mots (4 Pages)  •  404 Vues

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Éléments de correction / partiel de Culture et communication du 2/03/2010

• Ière partie : Analyse d’un texte de R. Barthes extrait de l’ouvrage « Mythologies » paru en 1957.

Ce texte fait partie des 53 textes des Mythologies écrits entre 1954 et 1956, au fil de l’actualité. Barthes réfléchit régulièrement sur quelques mythes de la vie quotidienne française et du monde moderne.

Travail à réaliser : Répondez aux questions suivantes (8 pts)- temps estimé : 30 mn

1. Présentez l’auteur de ce texte, R. Barthes et donnez quelques éléments précis sur sa discipline et l’objet de son étude.

Roland Barthes (1915-1980) a réuni les démarches linguistique, marxiste, structuraliste et sémiologique. Nommé à la chaire de sémiologie du Collège de France (1976), il fut le chef de file de la « Nouvelle critique » qui consiste à déchiffrer la signification d’un texte, à en découvrir les termes, principalement le terme caché, le signifié. Selon sa formule, « le langage n’est jamais innocent ». ; il est toujours une combinaison de dénoté et de connoté, de dit et de non-dit.

Dans l’aventure sémiologique, Barthes analyse la qualité et la pertinence du message publicitaire. Pour lui, il ne faut pas croire que le message connoté s’y cache derrière le message dénoté. C’est au contraire le dénoté que nous percevons immédiatement (percevons et non analysons). C’est ce langage connoté qui fait le caractère du message publicitaire et qui réintroduit le rêve dans l’humanité. Le bon message sera donc celui qui condense en lui la rhétorique la plus riche et atteint avec précision les grands thèmes oniriques de l’humanité.

2. Quels sont les deux éléments qui composent le signe ? Expliquez-les ?

Tout discours est composé de ce qui est signifié et de ce qui signifie (Quintilien). De fait, tout signe dénote et connote à la fois. Ainsi, le signe a deux composantes : le signifiant et le signifié.

Si on appelle :

- signifiant (Sa en abrégé), l’image, le mot, le signe en lui-même,

- signifié (Sé en abrégé), le sens , la signification.

On distinguera à l’intérieur même du signifié :

- un Sé dénoté correspondant à la notion de signal (ou d’indice)

- un Sé connoté correspondant à un symbole.

3. Quel est le modèle binaire (selon Barthes) qui en découle ? Expliquez-le ?

Exposé principalement dans Rhétorique de l’image, le modèle est celui de la dénotation et de la connotation, perçus simultanément mais qu’on peut hiérarchiser.

° Le premier niveau (dénoté) est celui de l’état « adamique » de l’image (renvoie à Adam, donc vierge de toute interprétation, de tout sens).

° Le deuxième niveau (connoté) correspond à la venue du sens qui se fait par les signifiés connotatifs, secondaires et culturels sur les signifiants du niveau dénoté.

4. Quelle figure de style est utilisée pour évoquer « c’est une belle tête » (l.2) ? Que signifie t-elle

précisément dans ce contexte ?

Il s’agit d’une figure de style appartenant à la famille des figures de substitution type métonymie et synecdoque.

Métonymie

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