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Le Dame de Paris, roman historique de Victor Hugo

Cours : Le Dame de Paris, roman historique de Victor Hugo. Recherche parmi 259 000+ dissertations

Par   •  30 Avril 2015  •  Cours  •  949 Mots (4 Pages)  •  478 Vues

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e-Dame de Paris, roman historique de Victor Hugo, publié en 1831, recrée le Paris de 1442. Cette oeuvre majeure du courant romantique du XIXème siècle reflète le goût de l’époque pour le Moyen-Age. Dans ce passage, particulièrement représentatif de l’esthétique romanesque de l'auteur, apparaît le personnage d'Esméralda, tel que perçu par un poète “sceptique”, Pierre Gringoire qui la regarde danser avec fascination d'abord, puis désillusionnement . Nous verrons comment le romancier donne à la description du spectacle offert par Esméralda une dimension “surnaturelle”, puis brise cette illusion en exposant une mise en abîme du théâtre qui révèle la réalité plus prosaïque de la danseuse.

Pierre Gringoire, sous le charme de la danseuse, glorifie sa grâce et sa beauté. L’auteur emploie plusieurs métaphores afin de lui donner une dimension extraordinaire. Dès la première ligne, l’auteur introduit la jeune fille qui danse “entre la foule et le feu” comme faisant le pont entre le monde des homme (la foule) et les éléments (le feu) sans que l’on sache vraiment auquel elle se rapporte. Les expressions “éblouissante vision”, “reflet doré”, “rayonnante figure” “yeux de flamme”, “éclair” renforcent la référence au feu. De plus, par une métaphore dans la gradation “dansait, tournait, tourbillonnait” Victor Hugo renvoie au mouvement d’une flamme. Cette comparaison au feu souligne l’apparence magique que produit la danseuse sur la foule. On assiste ici à une véritable ascension de la danseuse qui provoque une admiration grandissante chez le poète. D’être humain, elle passe à “fée” ou “ange”, puis accède au niveau de divinité ou de grande prêtresse. Le feu, source de chaleur et de lumière, symbolise aussi la passion. Ainsi, la jeune fille est présentée comme étant d'une beauté surnaturelle et troublante. L’auteur emploie un vocabulaire de l’éloge ( “beau reflet” ) et du merveilleux (“éblouissante vision ”, “rayonnante figure”) afin d'étayer la description de sa beauté. De plus, les expressions “cheveux noirs”, “ épaules nues”, jambes fines que sa jupe découvrait par moments” laisse échapper un certain érotisme. La comparaison à la guêpe souligne la vigueur de la jeune fille. Cette comparaison est renforcée par le “bourdonnement” du tambour de basque. Ainsi, à cette vision féérique, l’auteur ajoute une dimension sonore. Les phrases rythmées, la répétition de terme “jeune fille”, et les allitérations (“ un vaste espace laissé libre entre la foule et le feu, ) donne au texte une musicalité qui sert de toile de fond à la description de la danseuse . L’auteur use donc de figures de style, et d'un vocabulaire esthétique et sonore pour peindre une vision fantastique du personnage de la danseuse et de la danse qu'elle exécute.

A travers le personnage troublant et mystérieux de la danseuse, Victor Hugo nous présente une véritable mise en abîme du théâtre.

En effet, le romancier nous dépeint une scène de théâtre où les charmes de la comédienne principale produisent une puissante illusion sur la foule et particulièrement sur Pierre Gringoire. Cependant tout au long du texte, la réalité perce et s'oppose à l’artifice de cette illusion. Ainsi,

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