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La Mobilité Sociale

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Par   •  4 Mai 2013  •  983 Mots (4 Pages)  •  682 Vues

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Une société de castes, fondée sur la reproduction d'une hiérarchie héréditaire (transmission du statut et des métiers), refuse la mobilité sociale. Inversement, en principe, une société démocratique se veut ouverte et fait de la mobilité une valeur essentielle : généralement articulée au mérite individuel (les meilleurs ont les meilleures places), elle est l'expression de l'efficacité et de la justice. À ce titre, une société démocratique se doit d'offrir à chaque nouvelle génération un accès égal à toutes les positions sociales, ce qui est rarement le cas dans la réalité.

1. Qu'est-ce que la mobilité sociale ?

• Une société stratifiée distribue de façon inégale les droits et les devoirs entre les diverses strates sociales, d'où l'existence d'une hiérarchie sociale qui peut être pluridimensionnelle (économique, culturelle, etc.). De nombreux types de stratification peuvent être créés selon que l'on distingue les revenus, les patrimoines, les professions, le prestige, l'âge, etc.

• La mobilité sociale désigne le passage d'une strate à une autre. Elle concerne un individu (mobilité intragénérationnelle) ou deux générations (mobilité inter• La mobilité sociale est ascendante lorsque l'individu passe d'une strate à une autre supposée supérieure (le fils d'une assistante sociale [profession intermédiaire] devenant cadre supérieur). La mobilité sociale est descendante lorsque l'individu « régresse » dans l'échelle sociale (le fils d'un agent de maîtrise occupant un poste d'ouvrier qualifié).

• La mobilité totale désigne l'ensemble des changements de strates (qui peuvent être volontaires ou imposés).

• La mobilité structurelle désigne les mouvements entre catégories sociales qui résultent de la modification des places à pourvoir d'une génération à l'autre. Ces mouvements sont en quelque sorte forcés en raison des transformations de l'appareil productif. Ainsi, lorsque la PCS d'agriculteurs perd la moitié de ses effectifs, les enfants d'exploitants agricoles doivent rejoindre d'autres PCS : ouvriers, artisans, etc. De même, les enfants d'ouvriers seront de moins en moins ouvriers eux-mêmes en raison du déclin de certaines activités industrielles (textile, sidérurgie) ou d'une forte substitution capital/travail (secteur automobile).

• La mobilité nette (ou non structurelle) est la différence entre la mobilité totale et la mobilité structurelle. C'est la plus conforme à l'idéal de mobilité puisqu'elle ne résulte pas des transformations des structures économiques et sociales.

• Les tables de mobilité (table de destinée et table de recrutement) permettent de quantifier les changements de position intergénérationnels. Leur lecture demande de la prudence : la stabilité apparente peut être une régression sociale (un instituteur fils d'instituteur apparaît stable alors que ce métier a perdu en prestige). L'autre limite des tables est qu'elles ne fournissent pas de données sur les individus. Or, un agriculteur fils d'agriculteur marié à une institutrice connaît une forme de promotion sociale, comparé à un agriculteur fils d'agriculteur marié à une employée de mairie.

Exercice n°1

Exercice n°2

Exercice n°3

Exercice n°4

Exercice n°5

2. Comment Pierre Bourdieu analyse-t-il la mobilité sociale ?

Selon P. Bourdieu, l'hérédité sociale et la reproduction des structures de classe passent par la transmission du capital sous diverses formes.

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