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Zola La Bete Humaine Agonie De La Lison

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Par   •  18 Mars 2013  •  2 084 Mots (9 Pages)  •  1 907 Vues

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Zola La Bête Humaine Agonie De La Lison

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Catégorie: Sciences Economiques et Sociales

Soumis par: Lisle 05 janvier 2012

Mots: 2727 | Pages: 11

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du train : train, wagon, roues, portières, chaînes, tampons, rails, vapeur, robinets, tuyaux, foyer, cheminée, châssis, longerons, bielles, cylindres, tiroirs, excentriques. Les derniers termes sont très techniques et ne pouvaient être connus que des spécialistes. Pour le lecteur qui ignore ces détails, une telle précision prouve le caractère quasi scientifique de l'approche du sujet par l'auteur (on sait le temps que Zola passait à enquêter sur un sujet avant de rédiger ses romans ; Cf. ses Carnets d'enquête). Cette précision prouve aussi l'ampleur de la destruction, par le passage de termes qui évoquent les grandes parties du train (train, wagon, machine...) à des mots qui désignent des pièces (bielles , cylindres, …), ce qui montre à quel point la destruction est complète : sur la partie avant du train, et en particulier la loco qui a subi le choc frontal, et les 3 premiers wagons, rien n'est épargné.

b) Le récit d'une catastrophe ferroviaire

- Caractère spectaculaire de cet extrait, en ce qu'il contient à la fois le récit de l'accident lui-même et l'évocation du spectacle de désolation qui suit immédiatement la collision du train avec un chariot transportant des pierres de taille (fardier). La rapidité même de la collision explique que le récit de l'accident lui-même soit réduit à deux lignes (l. 3-4) et à trois actions exprimées à l'infinitif : le train qui se dresse, 7 wagons qui se chevauchent puis retombent. L'accident ne dure donc qu'un instant, tout le reste du texte est déjà le récit de ce qui se passe immédiatement après. Cependant à plusieurs reprises le texte revient sur certaines particularités du sinistre, en utilisant le plus que parfait (temps de l'action antérieure dans le passé, qui permet d'évoquer une action qui a eu lieu avant le moment de l'histoire évoqué) : « on avait entendu » (l. 7) ; « 6 wagons s'étaient arrêtés » (l. 11-12) ; « la cheminée était entrée en terre … à l'endroit où il avait porté, les chassis s'était rompu » (l. 21-22). La précision de ce tableau, avec notamment le détail presque incroyable des 6 wagons restés intacts, laisse à penser que Zola s'est peut-être trouvé présent sur le lieu d'un tel drame ou, chose plus probable, a lu de très près des comptes rendus journalistiques de telles catastrophes ferroviaires.

- La spécificité d'un tel époisode, assez rare dans un roman du XIXe siècle, explique l'importance dans le texte des termes appartenant au champ lexical de la destruction : débris, miettes, défoncées, brisées, morceaux, broiement, écrasement, fendues, volaient en éclats, arrachés, crevés, tombées, rompu, tordues, cassés, écrasés + une comparaison : « comme sous un coup de mine » l. 10 (= charge explosive). Autant de termes qui insistent sur « la violence du choc » (l. 21) et sur la force de l'impact sur tous les éléments du train (sauf les derniers wagons), qui a perdu toute forme normale (il est devenu « informe » l. 4).

- Enfin, même si la description est loin d'être complète (plusieurs pages supplémentaires ensuite sur ce thème dans le même chapitre), le récit inclut la mention des premières victimes. Victimes humaines pas encore visibles, mais audibles grâce à un unique passage au discours direct qui synthétise les cris de souffrance et les appels à l'aide de plusieurs voyaggeurs indistincts (l. 15) ; victimes animales, les 5 chevaux attelés au chariot, 4 tués net (l. 11), le dernier à l'agonie (l. 27-30).

c) L'importance du point de vue

- repères spatiaux marquant la progression de la description : « à vingt mètres d'eux, du bord de la voie » ; « à gauche, par-dessus le fardier » ; « au ras du sol » ; « en terre » ; « à l'endroit où il avait porté » ; « près d'elle » : ces indications supposent un ordre d'observation des conséquences de la catastrophe, et donc la présence d'un regard qui recueille ces perceptions visuelles. C'est donc par l'intermédiaire de ces trois témoins que nous assistons à cet accident (parmi lesquels figure Flore, qui a provoqué volontairement l'accident par jalousie, en empêchant le chariot de dégager la voie).

- Habituellement cette fonction de point de vue interne est focalisée sur le personnage de Jacques. Ici, le mécanicien n'est plus opérant comme source de point de vue : il a eu tout juste le temps de sauter de la machine avant le choc, il est coincé sous une partie de la locomotive, et miraculeusement protégé par une pièce métallique qui le recouvre sans l'écraser. La fonction est donc reportée sur les 3 autres personnages, qui se partagent la focalisation : Misard, Cabuche et Flore (l. 2). Le verbe voir au passé simple (même ligne), introducteur de description, leur confie le rôle d'introduire et de justifier la présence d'un passage descriptif ici, comme le rappellent par moments certains passages : « et surtout on avait entendu » (l. 7) ; « on le voyait » (l. 29).

- L'analyse des perceptions dans le texte montre non seulement le caractère incroyable du spectacle qui s'offre à la vue horrifiée des 3 témoins, mais aussi le caractère assourdissant et insoutenable du vacarme de l'accident : craquement, broiement, écrasement sourd, cri, cris, appels, hurlements inarticulés de bêtes, grondaient, râles, fracas, hennissement, tonnerre. Mélange effroyable de sons venus de la machine, des hommes et de l'animal (les uns couvrant les autres) ; spectacle visuel aussi de l'enchevêtrement (l. 6) horrible des débris du train.

- Les

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