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Statut du jeu

Fiche de lecture : Statut du jeu. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  12 Avril 2015  •  Fiche de lecture  •  8 828 Mots (36 Pages)  •  256 Vues

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Bien évidemment, malgré les avantages de l’époque, que cela a pu engendrer, aujourd’hui, au Québec plus particulièrement, dans les 2 premières décennies du 21e siècle, cela occasionnera des impacts qui seront à considérer sur le marché du travail, en autre. Ce sera un défi de taille pour la société elle-même, notamment pour les entreprises et les travailleurs. Conscient que le monde du travail est en transition, les entreprises cherchent continuellement à trouver des stratégies qui leur permettraient d’attirer et de retenir une main d’œuvre qualifiée et expérimentée, qui, très souvent, se retrouve à être cette même catégorie de salarié, issue de la génération du «baby-boom» des années 40 et 50. Pour une PME, élaborer un plan stratégique de développement en ressources humaines n’est pas si simple. Étant consultante en ressources humaines, dans les prochains paragraphes, je tenterai d’amener l’entreprise à énumérer les enjeux actuels dans le monde du travail, le portrait des travailleurs âgés québécois, ainsi que la réalité à laquelle sont confrontées les entreprises. Ensuite, je ferai 5 recommandations en matière de gestion de la main d’œuvre vieillissante en présentant des pratiques et des stratégies inspirantes, ainsi que celles qu’ il faut absolument évitées. Finalement, je ferai un retour sur le mandat confié en parlant des avantages de ces recommandations ainsi que le processus d’implantation pour le plan stratégique.

État de la situation

Enjeux actuels dans le monde du travail et portrait des travailleurs (mythes et réalités)

Pour mieux cerner cette problématique, il faut tenir compte des principaux enjeux dans le monde actuel. Les entreprises doivent continuellement faire face à de nouveaux changements et par conséquent, trouver des solutions pour y parvenir. La main d’œuvre est d’autant plus âgée, aujourd’hui, et le renouvellement se fait de plus en plus attendre, dû au faible taux de natalité, ainsi qu’à l’espérance de vie qui ne cesse d’augmenter. En 1996, l’espérance était de 18,4 ans pour les personnes de 65 ans, soit trois ans de plus qu’en 1971 selon une enquête menée par Statistique Canada, en 2000. Ces données ont suscité de nombreuses études et réflexions quant aux coûts anticipés de la hausse des charges sociales et aux exigences du financement des revenus à la retraite pour les générations proches de la retraite et celles d’après. Cette situation constitue un excellent point de départ pour le développement de représentations sociales négatives à l’égard des personnes à la retraite ou âgées, en ce qui concerne les lacunes et les coûts excessifs. Ensuite, le prolongement de la période de formation initiale ainsi que les départs hâtifs sur le marché du travail amènent une diminution du temps sur ce même marché du travail. Ce dernier, est en perpétuel changement dû à l’avancement technologique qui exige de plus en plus de compétences et de la mise à jour de celles-ci. Les entreprises, dans la décennie 90, et même 2000, du secteur de la haute technologie, par exemple, ont fait face à une pénurie de la main d’œuvre qualifiée, causée par un déséquilibre des compétences. Dans les régions éloignées, là où sont localisées le plus grand nombre de PME, cela aura un impact encore plus considérable, vu qu’il y existe déjà une difficulté à recruter en général dans ces régions et dans ce type d’entreprise. Dans l’industrie du savoir, la formation des employés, quel que soit l’âge, devient indispensable. Effectivement, le vieillissement accru de la population active, apte à travailler, demande une réflexion rapide et la prise d’interventions dans les entreprises et auprès du personnel vieillissant. Les travailleurs plus âgés doivent faire face au fait qu’ils vieillissent, ce qui n’est pas facile à accepter pour tous. Ce conflit intergénérationnel, entre les plus jeunes et les plus vieux existent au sein de la société, mais également à l’intérieur des entreprises. Selon le site de Wikipédia, un mythe est défini comme étant « Un  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cit" \o "Récit" récit qui se veut explicatif et surtout fondateur d'une pratique sociale. Il est porté à l'origine par une  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_orale" \o "Littérature orale" tradition orale, qui propose une explication pour certains aspects fondamentaux du monde et de la  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_(sciences_sociales)" \o "Société (sciences sociales)" société qui a forgé ou qui véhicule ces mythes».

Voici quelques mythes qui subsistent sur le vieillissement et ses répercussions pour le milieu du travail.

Les travailleurs âgés subissent une réduction de leur force physique, ce qui a un impact sur la qualité de leur travail.

Ce qui est faux, puisque bon nombre de travailleurs âgés s’acquittent efficacement de leurs tâches habituelles. Selon une étude publiée par Statistique Canada, de plus en plus d’adultes âgés reviennent sur le marché du travail après leur retraite. Près de 69 % des travailleurs à la retraite âgés entre 50 et 54 ans, sont retournés travailler soit à temps plein ou à temps partiel dans les deux ans ayant suivi leur départ à la retraite. Ce qui démontre leur capacité à fournir le même effort qu’auparavant.

Les travailleurs âgés n'attendent que l'heure de la retraite.

Les travailleurs âgés sont aussi, voire parfois plus productifs que les jeunes, causé par la fidélité envers leur travail. Les facteurs de la diminution du rendement sont semblables qu’à ceux des plus jeunes, tels que le stress, le manque de reconnaissance, la difficulté de concilier les responsabilités familiales et professionnelles etc.

Les travailleurs plus âgés se blessent plus souvent, et les coûts reliés sont beaucoup plus élevés.

Les travailleurs plus âgés se blessent moins souvent que les plus jeunes.  Selon une enquête de la CSST(2005), les réclamations faites de la part des travailleurs âgés sont beaucoup moins élevé dû à la capacité de percevoir le risque. Les travailleurs âgés font des réclamations davantage reliées aux douleurs musculaires telles que pour les maux de dos. Quant aux plus jeunes, ce sont plutôt des blessures reliées à des coupures ou un manque de vigilance.

On constate que les milieux de travail alimentent de fausses croyances à l’égard

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