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Le Respect De La Pudeur Du Patient

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Par   •  2 Mars 2012  •  3 005 Mots (13 Pages)  •  5 834 Vues

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Selon mon éthique et mes principes, il faut toujours se mettre à la place du patient lorsqu'un soin lui ai administré, c'est ce qui permet de réaliser au mieux le soin.

Un patient hospitalisé peut ne pas être à l'aise, peut ne pas vouloir être là, peut être déprimé, peut être soucieux de ce qui va lui arriver,... Tout plein de tracas qui font que le soignant doit être présent et doit faire au mieux afin que le patient se sente au mieux au sein de l'hôpital, de sa chambre et de son environnement ponctuel. Tous ces sujets forts intéressants et s'articulant autour du patient sont tout un ensemble de chose que je trouve importantes.

Avec toutes mes réflexions, mes expériences professionnelles vécu en stage, j'ai décidé de travailler sur le respect de la pudeur du patient.

En effet, c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Il est important d'en parler car il est présent dans tout type de service. Il englobe en quelque sorte tous les sujets énoncés ci-dessus.

La pudeur peut toucher toute personne hospitalisée ou non, cela dépend du contexte. Le choix de ce sujet découle d'une expérience personnelle qui pour ma part fut marquante, choquante et qui porte à réflexion. En présentant ma situation, j'expliquerai et analyserai un maximum mes sentiments ressentis à ce moment.

Ayant vécu cette situation de non respect de la pudeur du patient, j'ai choisi d'effectuer mes recherches autour du respect, de la pudeur, de l'intimité dans un premier temps, puis, dans un second temps, j'expliciterais le rôle du soignant s'articulant autour du patient hospitalisé.

SITUATION

Cette situation s'est déroulée au cours de ma seconde année, c'était mon premier stage en clinique privée, en service de chirurgie générale.

Pour moi, c'était une joie de pouvoir voir et réaliser divers soins techniques et relationnels du fait de la non spécificité du service.

Les premiers jours défilaient et tout ce passait à merveille. Les soins ne se ressemblaient pas chaque jours.

Lorsqu'un matin, nous faisions le tour de 8h accompagné de l'infirmière de secteur ainsi que d'une seconde étudiante de troisième année. Nous entrions toutes les trois dans les chambres afin d'administrer les soins.

A la seconde chambre, « jeune patiente de 20 ans, hospitalisée pour hernie ombilicale » exprima l'infirmière! L'infirmière demanda à l'une de nous deux de préparer cette jeune patiente pour le bloc; il fallait procéder à la tonte de la patiente selon le protocole du service. L'étudiante de troisième année, joyeuse, accepte la réalisation du soin. Afin de vérifier l'exactitude de la partie à raser, l'étudiante de troisième année se dirige vers la salle de soin et se muni du cahier du protocole de service. Puis sûre d'elle, l'étudiante prépare son chariot de soin, entre dans la chambre et s'exécute.

Quelques minutes plus tard, le médecin arrive et commence le tour de ses patients avec nous. Il entre dans une première chambre, tout va bien. Puis entre dans la chambre suivante, sans s'annoncer, et trouve la patiente en position gynécologique, l'étudiante rasant la patiente au niveau du pubis...

Le médecin effaré, crie et ordonne à l'étudiante de sortir de la chambre. Il explique furieusement qu'il n'y a aucune nécessité à raser le pubis pour ce genre d'intervention.

L'étudiante sors en larme et ne sait que dire.

Face à cette situation, je ne savais pas comment réagir. Beaucoup de questions ont survolées mon esprit. « Comment se sent la patiente ? », « A t-elle vécu cette situation comme une intrusion dans son intimité ? », « Va t-elle penser que tout le personnel se comporte de la sorte ? » « Et l'étudiante ? Qu'a t-elle ressentie lors de l'apparition du médecin ? ».

Choquée de la situation, je me décide à aller voir la patiente. Je frappe et j'entre. La patiente toute gênée et en colère me dit : « Que se passe t-il ? C'est lorsque mon soin est finie que l'on se décide à frapper avant d'entrer! ». Je ne savais que dire, la patiente avait raison. Timidement, je m'approche d'elle en lui présentant toutes nos excuses.

Pour essayer d'atténuer la situation je choisis de lui expliquer le problème. La patiente ne décolère pas, pour elle c'est un problème de civisme et de savoir-vivre qu'elle soulève. Elle me dit avoir du mal à accepter ce genre de comportement puis finit par me dire « heureusement que tout le monde ne fait pas ce genre de chose, je ne vous en veux pas à vous mais à ce type de comportement! ».

Je ne savais plus quoi lui dire, intimidée, je choisis de sortir et d'en parler avec l'infirmière de mon secteur présente ce jour-ci.

L'infirmière, jeune diplômée, paraissait presque gênée de la situation qu'elle venait de voir. Elle est d'abord restée sans voix puis, quelques secondes plus tard, me dis que c'est bien la première fois qu'une situation pareille se produit devant ces yeux. Elle me dis être choquée du comportement du médecin et se sent très mal à l'aise vis à vis de la patiente. Je lui explique la petite entrevue que j'ai eu avec la patiente et elle me dis avoir bien fais d'avoir entamer une discussion avec la patiente.

En formation, on nous a si bien parler de respecter la pudeur du patient et son intimité que pour moi il était presque impensable d'être face à une situation pareille un jour. Je m'étais peut être fais dans ma tête un petit monde parfait ou personne ne pouvait être victime de gêne, d'intrusion dans l'intime.

Suite à cet événement, je me suis posée plusieurs questions :

– Comment réagirai-je si j'étais à la place de la patiente ?

– Quelle attitude un soignant doit-il adopter face à une expression

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