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Analyse De Pratique sur Mme D atteinte d'Alzeihmer

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Par   •  9 Janvier 2013  •  1 643 Mots (7 Pages)  •  2 126 Vues

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Ce jour là, étant de service l’après-midi, je fais un horaire de 13h-20h. Il est 14h et avec les infirmières, nous nous préparons à commencer le tour de soin. Dans notre service, nous avons des patients avec des multitudes de pathologies et nous avons souvent le cas de patients atteints de la maladie d’Alzheimer qui est une maladie dégénérative qui engendre un déclin progressif des facultés cognitives et de la mémoire. Peu à peu, les cellules nerveuses se détruisent dans les régions du cerveau liées à la mémoire et au langage. Il est donc 14h, l’une des infirmières est dans la salle de soin et prépare les dossiers des entrées tandis que la deuxième infirmière est au niveau de la zone de nettoyage et se lave les mains. Moi, je sors de la salle de soin avec le chariot à médicaments et attend patiemment à côté que l’infirmière arrive.

Madame D est une patiente atteinte d’Alzheimer depuis quelques années. Depuis son arrivée dans le service, la patiente ne cesse de déambuler dans les couloirs en nous demandant où est la sortie. C’est souvent vers le début d’après-midi qu’elle fait son sac et part se balader dans le service à la recherche d’une sortie pour rentrer chez elle.

Madame D est une patiente très sensible, très déstabilisée et qui n’a aucun repère. Elle a aucune notion du temps, ne sait jamais qu’elle se trouve à l’hôpital. Elle oublie vite ce que nous lui disons et ne se rappelle jamais de sa voisine de chambre qui pourtant parle énormément avec elle. Elle est veuve et n’a que sa fille qui vient lui rendre visite de temps en temps.

Tous les jours elle se met à la recherche de la sortie, venant nous voir lors des tours de soins et lorsqu’à plusieurs reprises, elle nous demande la direction et qu’elle ne la trouve pas, elle se met à pleurer et est complètement déboussolée. Nous avons toujours réussi jusqu’ici à détourner son attention et à la faire retourner dans sa chambre.

Cependant ce jours là, après avoir plusieurs fois fais le tour du service sans notre surveillance, Madame D a réussit à trouver la porte de sortie et s’est dirigée vers les escaliers. Etant à côté de mon chariot et donc étant la seule à l’avoir vu, je me suis précipitée vers la sortie pour la rattraper, pensant directement qu’elle pourrait tomber dans les escaliers. Je suis arrivée alors en face d’elle si précipitamment que je n’avais aucun argument en tête pour la persuader de revenir dans le service. Je lui ai donc demandé gentiment de retourner dans le service. Madame D ne voulait pas, elle devait rentrer chez elle car selon elle sa fille l’attendait et ne savait pas s’occuper d’elle toute seule. Je lui ai donc dis que pour l’instant elle devait rester ici avec nous et qu’elle ne pourrait partir qu’avec l’accord du médecin, que sa fille était grande maintenant et qu’elle savait s’occuper seule d’elle. Madame D s’entêtait toujours à me dire non, pour elle, sa fille avait 7 ans et ne pouvait pas rester seule à la maison. Elle essayait de me contourner pour atteindre les escaliers. En manque d’arguments, je lui ai dis ce que le personnel soignant avait l’habitude de lui dire : « les escaliers sont en travaux, on ne peut pas sortir par là ». La patiente commença alors à hausser le ton et à me demander de la laisser partir. Je lui ai donc répété qu’elle ne pouvait pas sortir par là et qu’il fallait qu’elle retourne dans le service. Soudain, Madame D s’est mise à pleurer, à me dire que j’étais « méchante », « cruelle » et qu’elle en avait marre que tout le monde lui dise qu’elle ne pouvait pas sortir et rentrer chez elle. A ce moment là, je ne savais plus quoi faire. J’essayais tant bien que mal de consoler la patiente tout en continuant de la persuader de retourner dans sa chambre mais aucun argument ne me venait en tête. Je me suis sentie alors extrêmement seule et perdue. J’avais peur que la patiente réussisse à s’enfuir et tombe dans l’escalier et je ne pouvais pas me risquer à entrer dans le service seul pour appeler de l’aide, de peur que Madame D en profite pour s’enfuir.

C’est alors que l’ASH a fait son apparition, m’a demandé si je m’en sortais et voyant que je n’y arrivais pas, m’a dit qu’elle allait s’en charger. Elle prit alors la patiente par la main et lui montra une échelle qui se trouver dans le couloir des escaliers en lui disant à la fois avec douceur et fermeté: « vous voyez bien que c’est en travaux ici, venez avec moi on va s’asseoir un petit peu. Votre fille va passer cette après-midi, il faudrait l’attendre dans votre chambre ». Madame D suivit alors l’ASH jusqu’à sa chambre et s’assit dans son fauteuil.

Observations et étonnements :

Avant mon arrivée dans ce service, je n’avais jamais eu affaire à un patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Je connaissais

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