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Analyse De Pratique sur Mme C qui souffre d’une altération de l’état général avec un problème important aux épaules, d’une déformation très accentuée des mains, d’un ulcère à la jambe gauche et a un risque de chute élevé

Mémoires Gratuits : Analyse De Pratique sur Mme C qui souffre d’une altération de l’état général avec un problème important aux épaules, d’une déformation très accentuée des mains, d’un ulcère à la jambe gauche et a un risque de chute élevé. Recherche parmi 279 000+ dissertations

Par   •  20 Avril 2015  •  1 944 Mots (8 Pages)  •  1 523 Vues

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1- Description

Mme C âgée de 92 ans, est prise en charge par un service de soins infirmiers à domicile depuis le 28/08/2012.Le service passe 5 fois par semaine, à raison d’une seule fois par jour du lundi au vendredi, le week-end, ce sont les enfants de Mme C qui s’occupent de ses soins de nursing ainsi qu’une auxiliaire de vie à raison de 59 heures par semaine.

Mme C est en GIR 3, souffre d’une altération de l’état général avec un problème important aux épaules, d’une déformation très accentuée des mains, d’un ulcère à la jambe gauche et a un risque de chute élevé. Mme C s’essouffle rapidement, et a besoin d’un aérosol à raison de deux fois par jour. Mme C se déplace avec un déambulateur avec certaines difficultés, elle vit seule dans une maison de ville à étage. Mme C a besoin d’un somnifère pour s’endormir, elle est calme, sociable et lucide.

Nous sommes le lundi de ma troisième semaine de stage, je suis sur la tournée 3 comme la semaine d’avant, et avec la même aide-soignante. J’ai pris en charge Mme C durant ma semaine précédente, qui c’est très bien passé malgré quelques erreurs d’organisation que je rectifie durant la semaine. Mme C aime beaucoup parler, plaisanter, et prendre soins d’elle.

Il est 9h30 quand nous arrivons chez Mme C, elle est encore en train de déjeuner, en effet nous passons plus tôt que d’habitude. Nous rentrons dans la cuisine, saluons Mme C ainsi que l’auxiliaire de vie présente pour lu préparer son petit déjeuner. En disant bonjour à Mme C nous remarquons que sa voix et ses lèvres sont tremblantes et que ses yeux brillent. Nous lui demandons comment elle va, elle nous répond en pleurant que ça ne vas pas, et qu’elle est tombée ce week-end, elle s’est retrouvée seule à terre dans sa chambre en voulant ranger des pulls, de plus elle n’a pas réussi à faire fonctionner sa « téléalarme », ce qui la contrarie et la perturbe encore plus. Mme C semble traumatisée de cet accident et n’ose plus bouger.

Nous lui demandons plus de détails sur cette chute, si les pompiers sont venus, si elle a été aux urgences, et si elle a mal. Elle répond à notre série de questions très émue de la situation et encore apeuré, Mme C est allée aux urgences et dispose à ce jour d’une attelle au poignet gauche, ainsi que de nombreux hématomes sur chaque membre qu’elle nous montre de sorte à ce que l’on comprenne ce qui lui est arrivé et sa souffrance actuelle.

Nous comprenons Mme C, et lui expliquons que en ce lundi, nous devons lui faire une grande toilette (visage, mains, buste, dos, toilette génito-anal, jambes). A peine terminée sa phrase, l’aide-soignante se fait couper la parole par Mme C qui lui dit d’une voix tremblante et très anxieuse qu’elle est très fatigué, l’aide-soignante lui répond donc que juste sa petite toilette sera effectuée aujourd’hui. L’aide-soignante se tourne ensuite vers moi afin de savoir si je souhaite toujours faire sa toilette vu l’état d’anxiété de Mme C. J’hésite un moment et ayant peur de ne pas être à la hauteur de la situation pour rassurer Mme C, je lui réponds que je ne sais pas trop, et puis non je la laisse faire. L’aide-soignante acquiesce, et me dit d’emmener Mme C dans la salle de bain le temps qu’elle remplisse le classeur noir dans lequel se trouve les transmissions écrites.

Je m’approche de Mme C et lui dit que nous allons aller dans la salle de bain juste pour faire la petite toilette et le visage. Mme C me remercie et je l’aide à se lever car celle-ci est toute tremblante et apeurée par la possibilité de tomber une nouvelle fois. Je l’accompagne donc jusqu’à la salle de bain, et commence à la dévêtir de sa robe de chambre, et je lui baisse sa culotte afin de l’asseoir sur ces toilettes. Mme C m’agrippe, toute tremblante, ce qui n’est pas dans ses habitudes, elle me dit « tu sais je suis tombée et ce n’est pas la première fois, la dernière fois j’ai eu les deux poignets cassés, j’ai des hématomes partout, je suis blessée, j’ai peur que cela recommence, je suis foutue, je suis perdue, je ne sers plus à rien.

Une fois assise Mme C est légèrement rassuré, me montre son attelle, et me dit « vous avez vu ce qu’ils m’ont fait, c’est noir en dessous», je lui réponds que son attelle lui permet de maintenir son poignet afin qu’elle ne souffre pas, et que sa blessure ne s’aggrave pas. Je commence à enlever la chemise de nuit de Mme C. quand l’aide-soignante revient, et me demande si je veux continuer, je lui réponds que oui, je m’en sens capable. Mme C montre ensuite ses blessures à l’aide-soignante et répète quasiment les paroles qu’elle m’a confié. L’aide-soignante lui dit que ça va aller puis elle s’en va.

Je me retrouve à nouveau seule avec cette dame qui me semble déboussolée. Elle me parle de nouveau de son état psychologique et qu’elle a eu très peur. Je lui réponds avec hésitation qu’il y a eu « plus de peur que de mal ». Il n’y a pas dégâts physique mais psychologiquement oui. Mes paroles semblent l’avoir rassuré, je continue de la déshabiller, vérifie son état cutanée puis lui met ses vêtements de la journée. Je demande ensuite à Mme C si elle toujours que je lui lave son visage et elle me répond d’un air désespéré que oui, car avec cette main et cette peur de tomber elle ne peut plus le faire.

Je sens que Mme C est désemparée par la situation : une partie de son autonomie commence à disparaitre. Je la rassure du mieux que je peux, lui expliquant que cette attelle n’est que passagère, et qu’il ne faut pas qu’elle perde espoir. Elle me remercie, me dit que je suis « mignonne » et qu’elle doit grandement m’ennuyer. Je lui réponds que « non », je suis là pour ça . Elle est rassurée, je lui enfile son nouveau slip ainsi que son pantalon, masse ses talons, lui enfile ses chaussettes et

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