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Qu’est-ce que la religion ? Qu’est-ce qu’une production religieuse ?: l'anthropologie religieuse

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Par   •  3 Avril 2013  •  2 264 Mots (10 Pages)  •  677 Vues

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Qu’est-ce que la religion ? Qu’est-ce qu’une production religieuse ?

Toute définition de la religion renvoi à la pratique qui est attestée dès l’aube de la discipline de mesurer les fait religieux des autres cultures à l’aune de la religion de chercheurs ou des anthropologues eus même (christianisme).

Aussi, anthropologie religieuse est trop souvent associée à la science des religions. Anthropologie religieuse a fait la proposition de devenir une science des religions pour prendre ses distances d’avec la théologie. Recherche d’une prise de distance. Donc sociologues et anthropologues tel que Durkheim ont introduit des notions plus générales. Refuse de parler de religion car se réclame très proche de ce qu’il appelle une « science de la religion » et non du point de vue théologique. Tous les anthropologues qui essayent de fixer un profil clair de la discipline de l’anthropologie du religieux c’est d’abord se démarquer des autres disciplines qui analysent le phénomène religieux elles aussi.

RELIGION = UNE PARTIE DE LA CULTURE. Sans accorder aucuns privilèges à l’institution monothéiste. L’anthropologie du religieux revendique désormais depuis une quarantaine d’année son mot à dire sur les cultes et religions tribales  la rapproche souvent de la sociologie de Max Weber.

La phénoménologie des religions : se greffe sur des avancées de la sociologie durkheimienne. Créer le partage sacré profane. On part du principe que le sacré est ressenti par l’homme comme une source de transformation intérieure. Donc le sacré n’est plus objectivation.

Sacré = témoignage d’une religion à laquelle l’Homme voue amour, crainte, respect. La catégorie du sacré est captée + détournement de la catégorie du sacré pour explorer non pas le fait religieux comme fait social et dans leur rapport avec la société mais de voir et d’écrire les faits religieux qu’ils appartiennent aux grandes religions du livre par rapport à une puissance supérieure, divine, surnaturelle et la conscience individuelle. + distinguer sociologie du religieux de la théologie (=science de Dieu) qui se présente comme une science formative conditionnée par la foi et sa propre vérité. Théologiens : le savoir sur le religieux utilise souvent l’anthropologie comme la partie du savoir que Dieu a accordé à l’homme.

Cette science comparative du fait religieux joue sur l’espace et le temps en mélangeant les contextes historiques et des contextes culturels de sociétés très différentes. Cette science sociale comparative des religions cultive le gout d’un savoir encyclopédique des faits religieux. Gout déjà présent chez James Frazer.

Anthropologie du religieux est une discipline d’ethnographies très fouillis et de grandes trouvailles sur le terrain dont émerge une unité présentée dans toute sa diversité.

Selon Michaël Lanbeck : Qu’est-ce qu’une religion ? Recherche obsessionnelle avec effort de tracer les limites de la religion par rapport à ces non religions que sont la magie ou les superstitions ou la sorcellerie. Non religions qui sont néanmoins des faits et phénomènes d’ordre religieux à travers l’Europe. Ce type de débat à continuer jusqu’à la fin du 20eme siècle.

Typologie des définitions existantes de la religion et du religieux.

- Religion : la religion recouvre les tentatives variées de l’homme pour expliquer, interpréter et contrôler les phénomènes et les évènements qui lui arrivent. + capacité de réserver une place à l’irruption du fort ouï et de la chance.

- Définitions donné majoritairement par des psychologues et anthropologues insistant sur l’importance de l’expérience religieuse : consiste en un ensemble de réponse humaines, émotionnelles ou rationnelles à l’étrangeté ou au caractère redoutable de l’univers, à la souffrance, à la maladie ainsi qu’à la conscience de sa propre disparition.

- La religion comme un ensemble de mécanismes pour faire face au stress et aux conflits internes.

- La religion symbolise et exprime le sens de l’unité dans une société ou sa distinction par rapport à d’autres êtres humain. (Durkheim)

 Montre que même en adoptant une vision très large de ce qui est religieux qui comprend toutes ces caractéristique, dès que l’on se tourne vers la question des origines de la religion, les contradictions s’installent et font éclater toute tentative de trouver un consensus définitionnelle. La question des origines de la religion amène logiquement à chercher une subordination dans le fait religieux (que ce soit par rapport à leur apparition dans le temps, et par rapport à une hiérarchie en termes de simplicité ou complexité) Pas de consensus possible tant que l’on cherche les origines de la religion. Si on met de côté cette question, on peut faire des classifications et dépasser le rand clivage entre religion primitive et grandes religions ou dites « religions du livre ».

Sortir du cabinet pour aller sur le terrain : question de la réflexivité se met en place pour définir la religion. Durkheim « les formes élémentaires de la vie religieuse » 1912. Il déclare la nécessité d’être le plus neutre possible pour penser le fait religieux dans toutes les sociétés. Posture réflexive s’installe dans l’anthropologie à partir de la seconde génération des fonctionnalistes et en particulier avec Evans Pritchard « Les Nuer ». A partir des années 50 et après le processus de décolonisation déclenchée que la question de la mise au clair et de la mise à distance de tous les préjugés d’anthropologues vient à l’ordre du jour. Le terme même de religion a été critiqué comme étant empreint d’ethnocentrisme et plus précisément de chritianocentrisme.

Geertz définit la religion de la manière la plus vaste possible pour rendre compte des grands écarts : « La religion est un système de symboles qui … de manière à suscité chez les hommes des motivations profondes et durables en formulant des conceptions d’ordre générale sur l’existence, en donnant à ces conceptions une telle apparence de réalité que ces motivations et ces sentiments ne semblent s’appuyer que sur le réel » 1966  La religion est un système symbolique. Prendre en compte la dimension culturelle de la religion. Appelle à ce que l’analyse religieuse s’attaque aux croyances, aux rites ou objets porteurs de sens qui orientent les comportements extérieurs. Il revisite sa définition dans son ouvrage « observer l’islam » 1983. Met en cause sa propre

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