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Plan maroc vert cas

Mémoire : Plan maroc vert cas. Recherche parmi 237 000+ dissertations

Par   •  11 Décembre 2015  •  Mémoire  •  2 015 Mots (9 Pages)  •  454 Vues

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Royaume du Maroc

Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II

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المملكة المغربية

معهد الحسن الثاني

للزراعة والبيطرة

Présentation du sujet de recherche

Intitulé : politiques agricoles et agriculture marginale

  1. Identification

Titre du sujet 

Politiques agricoles et agriculture marginale

Nom et prénom du candidat

BENZINA Hind

Adresse du candidat

11 RUE M 82, Résidence Samira n°6, Appt n°6, Mimosa, Kénitra

  1. Résumé

Le secteur agricole constitue l’épine dorsale du tissu socioéconomique marocain. Représentant de 11 à 18% du PIB selon les années (14,6% en 2013), il reste le principal employeur du pays : environ 40% de la population active dépend du secteur agricole, qui représente près de 75% de l'emploi en milieu rural.

L’agriculture marocaine se caractérise également par la rareté des terrains réellement productifs et le morcellement des exploitations. De plus, même en excluant les parcours peu productifs de sa définition, la surface agricole utile (SAU) reste composée en grande partie de parcours (21 sur 30 millions d'hectares). La structure des exploitations est assez duale même si des catégories intermédiaires existent.

Les petites exploitations de moins de 5 hectares dominent le paysage agraire (plus de 70% du total des exploitations marocaines couvrant moins du tiers de la SAU). Ce sont les plus grandes qui assurent l'essentiel des exportations. Le mode d'exploitation principal est familial. Le taux d'analphabétisme voisine les 70% en milieu rural. Le morcellement des propriétés et le manque de formation rendent difficile la pratique d'une agriculture performante et extensive. Cela entrave considérablement l’introduction de technologies avancées dans la gestion de l’eau, le traitement des terres et l’encadrement technique des agriculteurs.

Les productions végétales marocaines constituent la plus grande part de la production agricole du pays, générant près de 70% de la valeur ajoutée. La première d’entre elles, les céréales, occupe 65% de la SAU hors parcours, suivie des plantations fruitières (agrumes, oliviers) sur 11%, puis des cultures industrielles (betterave, canne à sucre) sur 4%, des cultures de légumineuses sur 4% et des cultures maraichères (tomates, fraises, melon…) sur 3%.

L’économie du pays suit toujours le rythme de la pluviométrie et de la campagne agricole. Les fluctuations peuvent être importantes.

Le dynamisme que connait, aujourd’hui, le monde rural et l’agriculture marocaine est sans précédent en termes de stratégie agricole « Plan Maroc Vert », d’Initiative Nationale de

Développement Humain (INDH), de protection de l’environnement « Charte de l’environnement », de démocratisation de la vie publique « nouvelle constitution » et de la régionalisation avancée renforçant la légitimité démocratique et le pouvoir des élus. Ce dynamisme constitue le principal catalyseur  pour l’élaboration de ce projet de thèse sur les politiques agricoles et l’agriculture marginale. C’est une capitalisation des principaux résultats de Projet de Fin d’études intitulé «  le Pilier II dans le cadre du Plan Maroc Vert : les projet de développement pour une agriculture marginale ; IAV 2012 » qui avait comme principale question à laquelle il a essayé de répondre : Est-ce que le Plan Maroc Vert, à travers son Pilier II apporte des réponses et des solutions appropriées aux problèmes de « l’agriculture marginale[1] » ?. Aujourd’hui on va essayer d’avoir une idée plus profonde sur la place que l’agriculture marginale occupe dans l’ensemble des politiques que notre pays a connait depuis l’indépendance pour but de répondre à la question suivante : le Pilier II dans le cadre de Plan Maroc Vert : quelle solidarité pour quelle marginalité ?

  1. Importance du travail

  1. Justification du sujet

L’importance accordée par l’Etat aux cultures de rentes constitue certes un atout important pour le pays dans la mesure où il y avait des opportunités importantes d’intégration de l’agriculture au reste de l’économie par la modernisation des segments prometteurs, par la promotion des exportations et l’ouverture sur les pays à technologies avancées et par les retombées sociales de ces différentes actions. Mais à côté de cela, l’Etat n’a pas accordé à l’agriculture vivrière et à son environnement l’attention qui devait lui revenir. Les cultures vivrières sont situées "dans des zones de bour ou de petite hydraulique, c’est-à-dire des composantes qui ont le moins bénéficié des engagements et des incitations de l’Etat depuis l’indépendance et jusqu'à la veille du PMV.

Cela peut s’expliquer par la nécessité d’affecter des ressources limitées à des choix jugés prioritaires et opportuns. Cela est dû aussi à un environnement propice et à la pression politique de couches sociales aptes à valoriser des activités devenues rentables après la récupération des terres de colonisation. Sans aller jusqu’à établir des relations de cause à effet entre la croissance des cultures de rente et la paupérisation de l’agriculture paysanne, nous estimons important d’étudier l’évolution de cette dernière par rapport aux décisions de politique économique. Ce déséquilibre au profit d’une agriculture minoritaire s’exprime aussi bien au niveau des différentes composantes que sont les cultures et les structures qu’au niveau de leurs retombées sur la société. C’est ainsi que l’Etat est obligé d’intervenir pour corriger les effets pervers qui en découlent, que ce soit par les prix à la consommation ou les actions sur les structures agraires. A ce niveau, l’agriculture vivrière se caractérise par la faiblesse des moyens de production, par la dominance de la petite exploitation, par les méthodes extensives de mise en valeur et par la localisation dans des terres non irriguées. 90 % des exploitations sont concernées par ce régime. Sur les 5,6 millions d’hectares cultivés annuellement, les deux-tiers le sont en bour et 25 % sont laissés en jachère. "…23,4 % des exploitants ne disposent pas de terre, 56,5 % sont propriétaires des exploitations qui ont moins de 5 hectares".

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