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Analyse comparative entre le système scolaire québécois et finlandais

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Par   •  30 Juillet 2020  •  Dissertation  •  4 622 Mots (19 Pages)  •  30 Vues

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Analyse comparative entre le système scolaire québécois et finlandais

Table des Matières

  1. Introduction
  2. Systèmes Centralisés et Décentralisés
  1. Le ministère Finlandais chargé de l'Éducation, ses agences et ses conseils - Tableau 1
  1. La formation des enseignants
  2. Le personnel de soutien
  3. La structure scolaire
  1. Comparatif des heures de classe dispensées par les établissements finlandais et québecois – Tableau 2
  2. Jours de fréquentation scolaire – Tableau 3
  1. Les évaluations
  1. Le nombre moyen d'élèves par enseignant – Tableau 4
  1. Une flexibilité plus prononcée lors des changements d'orientations scolaires
  2. Conclusions

Analyse comparative entre le

système scolaire québécois et finlandais

1 . Introduction

Depuis le rapport Parent en 1966, le système d'éducation québécois a connu une autre réforme majeure soit la réforme qui a été initiée en 1995 avec la formation de la Commission des États généraux sur l'éducation. La réforme (le renouveau pédagogique) qui s'en suivit fut un échec si bien qu’en 2007, il y eut un retour aux bulletins chiffrés ainsi que l'abandon de l'approche éducative par compétences en 2011.[1] Depuis aucune réforme majeure n'a eu lieu au Québec.

Chaque deux ans depuis 1964, le Conseil supérieur de l'éducation du Québec (CSE) a pour mandat de fournir au ministre de l'Éducation du loisir et du Sport son rapport afin qu'il soit déposé par ce dernier à l'Assemblée nationale du Québec. Le dernier rapport déposé en septembre 2016 met surtout l'emphase sur l'égalité des chances. Le rapport explore particulièrement les enjeux en lien avec la justice sociale en milieu scolaire. Il soulève que dû à l'accessibilité restreinte des programmes enrichis et des écoles privées, le modèle actuel réduit l'égalité des chances, et ce malgré les efforts déployés en milieu défavorisé.  « Malgré le soutien accordé aux milieux défavorisés pour essayer de donner les mêmes chances à tous, et en dépit du travail remarquable qui se fait sur le terrain, l’école n’offre pas à tous les enfants la même possibilité de développer leur potentiel. »[2] Le conseil dénonce l'équité de chances par rapport à l'accès aux différents programmes dits enrichis, car on retrouverait alors dans le programme régulier les élèves qui ne se classifient pas aux programmes particuliers. Ainsi, selon le conseil, les élèves les plus à risques seraient regroupés ce qui rendrait la tâche plus ardue pour le corps enseignant, mais qui encouragerait, dans un même temps, les parents vers le magasinage d'offres scolaires plus attirantes pour le jeune moins à risque. Ceci contribuerait au cercle vicieux par rapport à la problématique des milieux scolaires défavorisés ou dans des programmes publics réguliers en les rendant d'autant moins attrayants et en contribuant activement au développement d'un système scolaire à plusieurs vitesses.

Le rapport mentionne l'ajout de politiques de soutien et une attention particulière aux milieux défavorisés, mais n'aborde que très peu la modification du curriculum. Il est toutefois question de pistes de réflexion concernant les évaluations et on introduit la possibilité d'imaginer le système scolaire autrement. Par contre, ces pistes de réflexion semblent être introductrice d'un sujet éventuel, mais ne sont pas présentées comme étant vitales à l'évolution du système actuel. Le point important à retenir pour la cette analyse est que le CSE soulève l'idée que : « les élèves et que tous les enfants arrivent à l’école avec le goût d’apprendre, le découpage du curriculum et la forme scolaire imposent un parcours et un rythme qui placent rapidement (et durablement) certains élèves en situation d’échec »[3]. Ces points sont particulièrement significatifs considérant que tout au long du rapport il y a des références, quoique subtiles, aux modèles alternatifs ainsi qu'au fait que notre modèle scolaire est figé dans le temps depuis près de cinq siècles.

Plusieurs modèles scolaires se sont développés à travers le monde comme le démontre si bien l'Institut du Québec dans son document; des exemples pour l'école québécoise , avec son étude de cas mondiale sur les écoles innovantes. L'étude met l'emphase sur le « besoin d'innover pour stimuler la réussite éducative ».[4] Plusieurs modèles ont été analysés. Parmi ces derniers on retrouve des modèles danois et suédois, mais malheureusement on n'aborde pas le modèle finlandais.

Le système finlandais s'est popularisé mondialement grâce à ses résultats aux tests de PISA entre autres, mais aussi dû à son originalité quant à leur vision éducative qui s'apparente plus aux modèles d'écoles alternatives Québécoises. Plusieurs points de comparaison sont à évaluer, notamment leur modèle de gestion administratif, le rôle de l'enseignant ainsi que les autres supports scolaires , la structure scolaire et finalement, les objectifs en termes de valeurs rattachées à l'éducation. Nous examinerons les différences, mais aussi quelques ressemblances tout en gardant en tête que certaines données ont changé. Cette analyse se base sur diverses études présentées entre 2005 et 2017.  Considérant que l'objectif du travail n'est qu'un survol sur les particularités, les différences et les ressemblances entre les deux modèles scolaires, cette présentation devra se limiter à des analyses globales sans s'approfondir sur aucun des sujets à l'étude.

2. Système centralisé ou décentralisé?

Le système finlandais est tellement différent du modèle québécois dans son administration qu'il devient difficile de comparer les structures administratives. En Finlande, on retrouve comme au Québec une forme de ministère de l'Éducation, mais ce dernier partage beaucoup de responsabilités avec une agence extérieure qui elle, sa tâche première est d'analyser constamment l'évolution du système éducatif. Cette agence n'est pas élue et est traitée comme une agence externe. L'objectif est que le ministère se préoccupe principalement des grandes orientations et de la planification stratégique. Cette structure évite que le ministère soit interpellé comme expert en « contenu de programmes, en évaluation des apprentissages, en conception de bulletin scolaire ».[5] Par conséquent, le ministre n'est pas responsable des succès ou des réformes quant aux domaines de l'éducation. Les changements sont plutôt dirigés par cette agence externe qui a pour mission d'être constamment en recherche et développement sur la question. Il est convenu au sein de la structure finlandaise que le système éducatif se verrait dans l'obligation de se renouveler au moins aux dix ans afin de rester innovant et au fait des meilleures pratiques éducatives développées à ce jour.

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