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Aristote, Métaphysique

Commentaire de texte : Aristote, Métaphysique. Recherche parmi 283 000+ dissertations

Par   •  8 Février 2022  •  Commentaire de texte  •  1 016 Mots (5 Pages)  •  807 Vues

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Aristote, Métaphysique A, 2, 982 b

Ce texte d’Aristote, extrait de Métaphysique écrit au IVème siècle avant J-C, aborde le thème de la philosophie et sa définition. L’auteur cherche à expliquer le but de la philosophie, et ce que les philosophes recherchent. Dans un premier temps (l.1 à l.8), Aristote explique la genèse de la philosophie, qui provient de l’étonnement. Avant de montrer la spécificité de la philosophie, qui n’a pas de fin utilitaire et qui a pour seul but la connaissance (l.9 à l.18).

Dans cette première partie, Aristote cherche à expliquer l’origine de la philosophie et ce qui a poussé les premiers philosophes à commencer.

Dans la première phrase, Aristote explique que l’origine de la philosophie, est une émotion causée par quelque chose d’inexplicable, l’étonnement. C’est donc « l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui » l.1 à philosopher, l’étonnement est l’origine, mais aussi la raison actuelle. Cette émotion n’est donc pas péjorative, car elle pousse à découvrir et à élargir ses connaissances, ce n’est donc pas un obstacle, mais une nécessitée. L’auteur parle des « premiers penseurs » l.1, il fait référence à la période présocratique vers le VIIème siècle avant J-C avec les premiers philosophes comme Thalès, Pythagore ou encore Parménide. Cette période marque le début de la philosophie, car il y a eu une rupture avec les discours mythologiques et le début des discours rationnels. Les « spéculations philosophiques » l.2 faites par les penseurs, sont des recherches purement théoriques et donc sans applications pratiques, contrairement aux autres sciences. C’est une des différences qui font l’originalité et le pouvoir de la philosophie.

Dans la seconde phrase, on retrouve un déroulement avec les trois connecteurs logiques « Au début », « puis » et « enfin », il se base donc sur des faits passés pour appuyer ce qu’il a dit dans la première phrase. Ce déroulement montre qu’il y a une véritable progression chronologique. On retrouve donc des réflexions de plus en plus grandes sur ce qui entoure les premiers penseurs, jusqu’à « la genèse de l’Univers » l.5, ces réflexions deviennent de plus en plus éloignées dans l’espace. Pour commencer, leur étonnement était basé sur des réflexions simples, « les difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit ». Ces réflexions étaient proches de l’homme, basées sur leur quotidien. Ensuite, elles « [s’avançaient] peu à peu » vers « des problèmes plus importants », « la Lune », le « Soleil » et les « Etoiles ». Comme elles ne suffisaient plus à combler leur quête grandissante d’apprentissage, les penseurs cherchaient des « exploration[s] » plus enrichissantes que ce qui touchait leur quotidien.

Dans la dernière phrase de cette première partie, Aristote écrit une définition de l’étonnement : « s’étonner, c’est reconnaître sa propre ignorance ». Aristote explique que l’étonnement est la découverte de son ignorance, ce qui devient une motivation de quête de la connaissance, car on ne la possède pas. Ainsi « reconnaître sa propre ignorance », c’est chercher à combler ce vide et donc chercher le savoir. On retrouve dans une parenthèse, à première vue une comparaison paradoxale, «

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