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Nos choix sont-ils libres ?

Dissertation : Nos choix sont-ils libres ?. Recherche parmi 283 000+ dissertations

Par   •  29 Novembre 2022  •  Dissertation  •  1 883 Mots (8 Pages)  •  266 Vues

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Dissertation :

Nos choix sont-ils libres ?

Le libre arbitre : « La liberté de notre volonté se connaît sans preuve, par la seule expérience que nous en avons. » Descartes, les Principes de la philosophie

Le déterminisme : « Les hommes se trompent en ce point, qu’ils pensent être libres. » Spinoza, Éthique.

L’acceptation du destin : « La liberté consiste à vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent » Épictète.

Compléter l’introduction

En général, on pense que… nous avons la capacité de faire des choix, car nous possédons une volonté qui nous permet de dire oui ou non en fonction de nos préférences.

Mais parfois, nous avons des tendances et des inclinations assez fortes qui nous poussent à choisir toujours plus une chose qu’une autre. Nous pouvons être motivés par des passions et des désirs que nous ne maîtrisons pas.

Le mot « choix » signifie le fait que nous pouvons nous déterminer nous-mêmes. Par exemple, lorsque nous devons voter, nous devons faire un choix entre plusieurs candidats politiques qui nous paraît le mieux à même de diriger le pays. C’est une liberté civique qui est même un devoir de citoyen.

Et l’adjectif « libre » suppose que l’on peut faire ce que l’on veut.

Mais dans ce cas, un problème se pose : d’un côté il est vrai que nous avons le sentiment de choisir librement certaines choses, mais de l’autre, il est aussi évident que nous sommes influencés et poussés à faire certains choix plus que d’autres.

Dès lors, nous pouvons nous poser la question suivante : ces préférences ne sont-elles pas dictées par notre éducation, notre histoire, notre passée, ou encore des influences extérieures ? Autrement dit, ne sommes-nous pas déterminés ? L’homme par son libre arbitre a-t-il un contrôle total sur ses décisions et sa pensée ou est-il déterminé de manière consciente ou inconsciente ?

 Compléter le plan

  1. Certes, il semble évident que nous avons le sentiment d’une liberté de choix
  1. Argument 
  • Auteur
  • Exemple

  1. Argument
  • Exemple

Transition

  1. Toutefois, il faut nuancer cette affirmation : nos choix sont déterminés par des causes extérieures à nous-mêmes et inconnues
  1. Argument
  • Auteur
  • Exemple
  1. Argument
  • Exemple

Transition

  1. (En conséquence, il faudrait plutôt affirmer que) Donc, nous pouvons travailler à faire des choix libres
  1. Argument
  • Auteur
  • Exemple
  1. Argument
  • Exemple

Excursus Spinoza :

On définit souvent la libre nécessité chez Spinoza comme :

(1) Le fait d'agir en fonction de causes internes (conformément à sa nature), sans contraintes externes

(2) Le fait d'agir en connaissant les causes qui nous déterminent à agir.

Voici mes questions :

1. Quel rapport entre ces deux définitions ? La seconde décrit-elle un moyen de satisfaire la première ? Si oui, est-ce parce que la connaissance des causes qui nous déterminent fait partie du faisceau causal de détermination, faisant qu'on agit davantage en fonction de causes internes (notre connaissance a en partie causé l'action) ?

1. Il s’agit moins de deux définitions que de deux aspects d’une même définition. La nature de l’âme, c’est la connaissance. Autrement dit, l’âme est véritablement elle-même lorsqu’elle comprend selon ses propres lois, et non selon les lois de l’imagination. Être libre = réaliser des actions qui se comprennent par les seules lois de sa propre nature, i.e. des actions rationnelles, accomplies en connaissance de cause, et non des actions qui résultent de la Fortune et de l’ordre accidentel de nos rencontres avec d’autres modes finis (ordre de l’imagination, qui n’est en réalité qu’un désordre). L’action inadéquate, qui est négation de soi par soi, résulte quant à elle toujours de la contrainte, i.e. de l’influence qu’exerce sur nous l’extériorité.

2. Si la connaissance des causes qui nous déterminent ne change pas notre manière d'agir, cela nous rend-t-il tout de même plus libre ? Ex : même si le fait qu'un alcoolique connaisse les causes qui le déterminent à boire ne change pas sa manière d'agir, cela le rend-t-il tout de même plus libre ?

3. La libre nécessité consiste-t-elle dans la connaissance des causes qui déterminent le reste de l'univers (notamment les effets de nos actions) davantage que dans celles qui nous déterminent, puisque la première risque davantage de changer notre comportement ?

Idéalement, la connaissance adéquate permet à l’homme libre d’agir à la fois sur ses propres dispositions et sur l’extériorité, pour s’assurer d’entretenir avec cette dernière un rapport de convenance. Il est donc tout autant question de connaitre l’extériorité que de sa nature propre. Le processus de libération consiste alors à la fois à opérer une sélection au niveau des situations, pour éviter de « s’empoisonner la vie » (voir à ce sujet l’excellent cours de Deuze à Vincennes, disponible en ligne), et à se disposer intérieurement de façon à être au mieux affecté par l’extériorité. L’homme libre, par sa connaissance, est ainsi le plus souvent en mesure de maîtriser ou d’éviter ce qui pourrait lui être nuisible. Toutefois, en tant que partie de la nature, l’être humain est condamné à être déterminé à agir selon des causes extérieures ( = finitude), à moins d’accéder à la connaissance intuitive.

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