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Commentaire sur Kant

Dissertation : Commentaire sur Kant. Recherche parmi 283 000+ dissertations

Par   •  27 Novembre 2022  •  Dissertation  •  961 Mots (4 Pages)  •  44 Vues

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Mathieu                                     Philosophie

Florian                               Commentaire sur Kant

TG1

        Cet extrait est un repérage de la religion dans sa définition stricte (par rapport aux rituels) et de la relation entre loi divine et loi morale. La religion est la reconnaissance par l'être humain d'un principe supérieur qui dépend de sa destinée ; attitude intellectuelle et morale qui en résulte. Kant définit la religion comme « la reconnaissance des commandements divins », l’argument moral n’est pas purement spéculatif, mais à une orientation pratique. L’argument moral traite plutôt Dieu comme une idée régulatrice. Dans ce texte Kant parle de la loi et de son rapport avec la religion. Il aborde également la question de moralité. Alors, pour Kant quel est le grand lien entre la loi et la religion ? La religion influe-t-elle sur la moralité ? Dans un premier temps, nous verrons quel est le lien entre la religion et la loi. Dans un second temps, nous verrons que la loi morale fait partie  de l’homme. Pour finir nous verrons le lien entre la moralité et la religion.

        Maintenant nous allons voir le lien entre la religion et la loi . Avant Kant, le rapport morale-religion est en général présenté dans une version hétéronomique : c'est la religion qui définit la morale. Ici, il n'en a pas de même : la religion n'est rien de plus que la présence en nous d'une loi que renforce l'autorité d'un législateur et juge qui nous est supérieur. Par rapport à cette définition stricte, les manifestations extérieures, apparentes de la foi (chants de louanges, prières, fréquentation d'une église) sont annexes et n'ont qu'un rôle secondaire : soit que le croyant y trouve le secours nécessaire pour avoir la force de s'amender. soit qu'elles expriment un «cœur animé de la représentation du devoir » (cas d'un individu déjà moral par lui-même, qui connaît le devoir et la loi). Kant observe alors plusieurs conséquences : les pratiques religieuses n'ont qu'une valeur d’entraînement ou qui se préparent à une étude plus profonde. Elles ne sont pas en elles-mêmes des œuvres de bien, c'est-à-dire des conduites bonnes, elles aident seulement à accéder à ses dernières. Pour preuve : Dieu ne peut être touché par de telles pratiques. Seule peut lui être agréable l'amélioration de la personne qui est intime, et hétérogène à ces pratiques.

        Nous venons de voir le lien entre la religion et la loi nous allons maintenant voir que la loi morale fait partie de l’homme. Affirmation fondamentale : l'enfant porte la loi «en lui » l’enfant est l’être pur, l’enfant a une morale pur et ne dévie pas de la loi . L'éducation consiste à lui faire prendre conscience de la présence de cette loi mais aussi de lui faire prendre conscience de l’utilité et des conséquences de ses lois et pas à la lui imposer de l'extérieur (comme le comprenait par exemple Montaigne). Preuve de cette présence de la loi dans l'homme : le mépris qui frappe le vice « a son fondement en l'homme même ». Ce n'est donc pas en se référant à une autorité extérieure que l'homme vicieux se condamne, mais parce qu'il subit une contradiction entre la présence en lui d'une interdiction de mal faire et sa propre désobéissance à cette interdiction, c’est son éducation qui va déterminer s’il va enfreindre cette loi qu’il a appris lors de son éducation . Car le vice est un choix autonome, délibéré (dans le cas contraire, s'il était le résultat d'une détermination extérieure, il ne serait pas méprisable car l’homme ne serai tpas le responsable premier de son acte). La différence entre législateur et auteur de la loi : le législateur (l'homme, ou le «prince ») énonce la loi et lui donne sa force sans en être l'auteur initial, c'est-à- dire celui qui l'a créée. Dieu est ainsi auteur de l'interdiction du mal, mais le législateur, c'est l'homme lui-même (théorie de l'autonomie). En effet, c’est l’homme qui crée sa loi et qui choisit de l’appliquer.

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