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Le Con Philosophique

Rapports de Stage : Le Con Philosophique. Recherche parmi 256 000+ dissertations

Par   •  15 Août 2012  •  665 Mots (3 Pages)  •  578 Vues

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C’est quoi exactement un con ? Voilà un mot qui est connoté de mille façons mais qui reste insaisissable dans une définition unique. Est-ce manquer simplement de discernement de façon irrémédiable dans une sorte de spleen jubilatoire en étant totalement identifié à un personnage grotesque dont la lucidité sur lui même et sur les autres lui échappe ? A-t-il une fonction sociale pour que d’autres, dont l’égo doit s’accrocher sur quelque chose sous peine de se retourner contre soi: voir la connerie des autres protège de voir la sienne (pas sûr !) ? Quand je repense à des moments de ma vie où je l’ai empoignée avec passion (la connerie, et y en a beaucoup !) je m’aperçois qu’il y avait toujours une petite voix qui m’en avertissait (vous me direz que c’est le propre de la pensée qui lorsqu’elle pense blanc, pense en même temps noir.) que je n’ai jamais voulu ou pu entendre car elle était trop chétive devant les autres qui étaient tonitruantes. Quels sont les points communs à toutes ces situations qui font surgir ce comportement que tout le monde voit sauf l’intéressé ? Est-ce que la bêtise est toujours au rendez-vous ou est-ce l’égo dans ses désirs mégalos et de domination qui nous y plonge avec délectation ? Est-ce que de se ressentir comme tel dans son for intérieur n’est pas incompatible avec le fait de l’être ou, on peut l’être et s’en apercevoir nécessairement après coup grâce à un esprit retors qui joue sur les deux tableaux soit, par altruisme, pour nous en faire sortir, soit pour mieux enfoncer le clou ? La condescendance qui fait voir la connerie de l’autre dans l’unique jouissance de s’en gausser n’est-il pas la partager avec lui ? Vivre dans la peau d’un con qui ne s’ignore pas, c’est ressentir n’avoir rien compris à la vie, s’être fourvoyé dans des croyances aberrantes sur soi et sur les autres et avoir tourner en rond pour aller nulle part. Est-ce que l’absurdité et la méchanceté agissent comme ses révélateurs ou des épices. Dire c’est un con, c’est la voix du jugement alors qu’y voir simplement de l’absurdité c’est au contraire se refuser à toute condamnation superficielle. Est-ce que l’absurdité n’enveloppe pas et ne dissout pas la connerie ? Face à l’absolu de l’absurde la connerie peut-elle exister ? Peut-on faire le choix de vivre absurdement ? Percevoir le monde sous ce filtre n’amène-t-il pas à rechercher la marginalisation comme son corolaire ? Peut-on chasser de son esprit cette idée une fois qu’elle y a germé ? Dans la mesure où tout peut être réduit à ce constat, face au mystère qu’est la vie et pour échapper à ce vide ne vaut-il pas mieux le peupler d’illusions et de chimères. L’absolu de la vie et le vide de l’absurde se rejoignent-ils dans la pensée ou dans le sentiment d’être ? Je veux dire est-ce que ressentir le vide de l’absurde est de l’essence de la pensée tandis que le sentiment vrai de soi , lui, convoque l’absolu de la vie. Avoir frayé avec cette idée d’absurde ne nous affuble-t-il pas d’un casier judiciaire qui nous colle à la peau et qui est exhibé à la moindre tentative de vouloir s’émanciper de cette vision de la réalité ? Ou alors c’est le sentiment de l’absurde qui nait nécessairement du questionnement qui dépasse l’entendement de l’esprit humain qui se cherche dans le sens de la vie ? Vouloir transcender son propre

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