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L'homme A T Il Besoin D'un Maitre

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Par   •  17 Novembre 2014  •  1 269 Mots (6 Pages)  •  4 067 Vues

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L’homme a-t-il besoin d’un maître ?

Introduction

Ce qui élève l’home au dessus des autres animaux, c’est qu’il a, grâce à sa

raison la capacité d’être propre maître. Certes, il a besoin de lois pour

le conduire, mais il trouve ces lois en lui-même et il dépend de lui de les

respecter ou non. L’homme est appelé à l’autonomie : non seulement, en ce

sens, il ne semble pas avoir besoin d’un maître, mais il doit refuser de se

soumettre à ceux qu’on veut lui imposer.

Toutefois, comme Kant l’indique dans le texte « Qu’est ce que les Lumières

? », penser par sois même n’est pas facile : cela exige un apprentissage

long et pénible, et il faut se demander si l’homme peut se passer de tout

maître pour réaliser cet apprentissage. Il est clair que l’enfant a besoin

d’être discipliné et éduqué pour que ses facultés se développent

correctement. Mais le sujet porte ici sur l’homme faut, l’homme adulte :

doit-il rejeter toute autorité, une fois qu’il a atteint l’âge de penser

par lui-même ? Raisonnablement non Comment concilier dés lors cette

nécessaire obéissance avec l’autonomie de chaque individu ?

I. Idéalement, l’homme doit avoir sa raison pour seule maître

Au sens propre du terme, un individu a besoin d’un maitre quand il n’est

pas capable de distingue par lui-même quel est son bien. Il a besoin alors

qu’un autre lui fixe les buts qu’il doit chercher à atteindre : il met ses

forces au service de la volonté d’autrui, non de sa volonté propre. Ainsi,

un animal domestique a besoin d’un l’autre humain, car son instinct n’est

plus assez fort pour lui permettre de survivre par ses propres moyens. En

revanche, en accomplissant la volonté de son maître, il trouve des moyens

de subsistance appropriés et peut mener une existence plus « heureuse » que

s’il avait été livré à lui-même.

Certain philosophes, comme Aristote dans la Politique, ont soutenu que

certains hommes étaient dans un état analogue à celui des animaux

domestiques, en ce qu’ils ne savaient pas se servir de leur raison pour

prendre des décisions : le mieux était alors, pour ces natures esclaves, de

se mettre au service d’un autre homme plu sage. Mais, dans l’état de

civilisation actuel, cette idée nous apparaît intolérable : tout homme doit

pouvoir se servir librement de sa raison, puisque c’est cela qui le définit

en tant qu’homme. Aucun homme n’a une nature d’esclave, et donc aucun homme

n’a besoin d’un maître.

Cela ne signifie pas que tout est permis à l’homme, qu’il peut suivre ses

désirs les plus sauvages sans jamais s’imposer de devoirs. L’homme a bien

sûr des obligations, envers ses semblables et envers lui-même : mais ces

obligations ont leur source dans sa propre raison, non dans la volonté d’un

autre. C’est en obéissant à un tel devoir qu’il est libre : « l’obéissance

aux lois qu’on s’est prescrites est libertés. » Même Dieu n’est un maître

pour l’homme que par l’accord de sa volonté avec la loi de sa raison.

II. Mais, parce qu’il est imparfait, l’homme a besoin d’autres hommes qui

lui servent de maîtres pour développer ses facultés et apprendre à être

autonome

Toutefois, une telle autonomie morale n’est pas qu’un idéal dont nous

pouvons nous rapprocher sans l’atteindre pleinement : si la loi a pour nous

la forme de la contrainte, c’est parce que nos désirs ne sont pas toujours

en accord avec elle. Ils risquent de nous pousser à transgresser nos

devoirs si nous n’apprenons pas à nous soumettre à la raison. Or cela exige

des maîtres, bien qu’en un sens différent du précédent.

Par exemple, Kant critique dans le texte « Qu’est ce que les Lumières ? »,

ceux qui, au lieu de réfléchir par eux-mêmes, se contentent d’apprendre un

livre qu’ils jugent infaillibles. Et certes, il est indigne d’un homme de

toujours s’en remettre à l’opinion des autres, sans essayer de distinguer

la vérité par ses propres moyens. Mais il serait ridicule d’en conclure

qu’il ne faut étudier aucun livre, faire comme si personne n’avait pensé

avant nous, et tout recommencer à zéro. Nous n’irions pas loin avec une

telle

...

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