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Par   •  20 Septembre 2014  •  Fiche de lecture  •  483 Mots (2 Pages)  •  217 Vues

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La maxime qui correspond le mieux à la justice est « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ». La première maxime parait être envisageable lorsque l’on considère uniquement la première partie « il faut rendre le bien pour le bien » cependant la deuxième partie « […]et le mal pour le mal » laisse plus de questionnements quant à sa moralité. Car si un juge condamne pour « rendre le mal », ce n’est pas acceptable car il faut définir le mal et lui imposer des limites. Même si à première vue rendre le mal par le mal paraitrait logique lorsqu’on a subi une injustice. Qui n’a pas eu envie d’en découdre avec ses bourreaux ? Subir une injustice ou un mauvais traitement n’est jamais acceptable car nous aimerions tous être traités avec respect et considération. Le comble de la frustration est de subir un tel traitement lorsque de notre côté , nous nous montrons exemplaires. C’est compréhensible mais absolument pas sage. Car ce que l’on condamne nous ne devons pas le justifier, si on condamne le mal alors réprimer par le mal ne s’avère pas être une solution. Ceci semble être absurde, on ne peut pas condamner quelque chose tout en l’exerçant nous-même. Tandis que « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse » est une maxime morale, attestée universellement et qui propose de conformer mon agir à l’égard d’autrui sur ce que j’attendrais moi-même de sa part. Le principe en est « de se mettre à la place de l’autre » et d’y ressentir les conséquences et impacts de mon action du côté de celui qui la subit. Elle nous invite à la justice et à l’équité dans nos jugements moraux et nos comportements. Bien que comme Kant on peut émettre une objection, notamment quand on considère la règle d’empathie sous-jacente de cette maxime sous sa forme négative. C’est l’objection du criminel face à son juge : « Pourquoi me condamnes-tu ? Tu ne voudrais pas toi-même être ainsi châtié ! ». Mais les moralistes anglais du 17° siècle, comme Thomas Jackson, l’ont brillamment réfutée : la situation ne se joue pas seulement entre le juge et le criminel, mais la société (que sert le juge) doit être prise en compte comme une tierce partie. Et de plus la règle d’empathie n’a pas à être invoquée comme excuse par le criminel, mais prise en compte par le juge lui-même qui ne peut prononcer un châtiment que s’il est prêt à se l’appliquer à lui-même, s’il se trouvait coupable des mêmes crimes.

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