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A-t-on le devoir d'aimer autrui ?

Dissertation : A-t-on le devoir d'aimer autrui ?. Recherche parmi 299 000+ dissertations

Par   •  23 Novembre 2017  •  Dissertation  •  1 189 Mots (5 Pages)  •  9 419 Vues

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A-t-on le devoir d'aimer autrui ?

Aujourd'hui et plus que jamais, dans un contexte où la haine surpasse l'amour, la société nous impose le devoir d'aimer autrui. L'amour désigne l'affection passionnée, l'attirance affective et sexuelle d'un être humain pour un autre. De plus, on dit que l'amour ne se contrôle pas, hors, le devoir est une obligation, ces deux termes sont diamétralement opposés. Le devoir d'aimer autrui est une expression paradoxale. Alors comment est-il possible d'avoir le devoir d'aimer autrui ? Est-il possible de concilier devoir et envie ? Ne parlons pas plutôt de respect plutôt que d'amour ? A-t-on le devoir d'aimer autrui ? Dans un premier temps, nous aborderons la possibilité d'aimer autrui, puis, dans un second temps, nous parlerons du fait qu'il est impossible d'en avoir l'obligation, enfin, nous nous concentrerons sur le terme de respect.

Dans Huis clos (1947), pièce de théâtre du célèbre Jean Paul Sartre (XX), il est écrit : « L'enfer, c'est les hommes. », nous ne sommes pas simplement des éléments qui cohabitent mais engagés dans un rapport avec autrui car nous existons. Autrui semble pourtant être une réalité impénétrable, pour comprendre autrui, percer le mystère qu'il représente, nous usons de notre intelligence, nous faisons tous un raisonnement par analogie, un lien avec nous-même. Malebranche (XVII) démontre l'existence d'autrui, il dit : « J'aime le plaisir et le bien, je hais le mal et la douleur et je ne me trompe point de croire que les hommes ont ces inclinations. ». De plus, la conscience nous rapproche d'autrui car nous distinguons tous le bien et le mal, et partageons donc les même réalités. La société, la famille nous inculque ses valeurs, celles d'aimer autrui, du moins dans la majorité des cas. D'un point de vue religieux, un autre point commun avec autrui s'offre à nous : nous avons tous le même père, Dieu, et la religion nous invite à aimer notre père et nous aimer comme des frères et sœurs, comme le dit la célèbre formule : « Aimer son prochain. ». Il faut faire preuve de philanthropie, notamment dans un contexte de guerre avec un ennemi d'un genre nouveau, le terrorisme. Peut-être que si un djihadiste aurait reçu cet amour, il ne se serait pas radicalisée. Mais cet amour la n'est pas le même que celui de la doxa, qui se confond également avec le fait de tomber amoureux. Aimer, c'est aimer la réalité d'autrui, pour autre chose qui nous dépasse. En aimant, on s'ouvre au monde. Au contraire, tomber amoureux, c'est un repli sur soi-même, on aime l'image que l'on se fait de l'autre. L'homme ressent également le besoin d'aimer et d'être aimé, un besoin qui nous fait nous sentir bien, étant donné que nous vivons tous en société, il serait bien plus agréable et avantageux de tous s'aimer que de se détester, peut-être aussi grâce au dialogue. Si nous dialoguons tous, nous pourrions déjà harmoniser les pensées divergentes de tous. Si nous obéissons à des lois et des normes, nous pouvons voir l'amour de l'autre comme une loi.

Il y a beaucoup d'éléments qui nous conforte à aimer autrui, mais cette vision ne serait pas là trop idyllique ? Ne serait-ce pas une atteinte à nos libertés ?

Dans un film d'animation japonais Harmony, l'intrigue se situe dans un monde futuriste « parfait » où la médecine est poussée à l'excellence et où seul la bonté et l'amour domine. Un monde utopique qui montre pourtant ses failles. Car ce monde la s'oppose à nos libertés et pose même la question de la conscience. Pourquoi ne serions-nous pas libre d'aimer ou de détester

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