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Peut-on penser qu'une torture peut éloigner de l'ennui, du vice et du besoin ?

Commentaire de texte : Peut-on penser qu'une torture peut éloigner de l'ennui, du vice et du besoin ?. Recherche parmi 279 000+ dissertations

Par   •  15 Janvier 2015  •  Commentaire de texte  •  902 Mots (4 Pages)  •  644 Vues

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Dans notre société, le travail est considéré comme une fin en soin, l'accomplissement de l'être. Mais, étymologiquement, le travail est une torture. En effet, le mot vient du latin trepalium : trois pieux, en référence à un instrument de torture fréquemment utilisé dans l'Empire romain.

Peut-on dès lors penser qu'une torture peut éloigner de l'ennui, du vice et du besoin ?

Nous ferons tout d'abord la genèse du travail, pour ensuite montrer en quelle mesure le travail est, actuellement primordial, pour enfin montrer qu'il y a des limites à cette nécessité.

De prime abord, il faut se rappeler que le travail n'a pas toujours existé. En effet, le travail né en même temps que le travail et est donc le fait de la sédentarisation de l'homme.

De l'homo habilis à l'homo sapiens sapiens, que nous sommes, le travail a évolué en même temps que l'homme pour prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Ainsi, la hiérarchisation de la société fait que de l'antiquité au moyen âge, le travail était réservé aux catégories, dites inférieures, de la population. Les têtes pensantes du peuple : pharaons, rois, patriciens... S'occupant des choses de la ville : la politique. Plus tard, l'abomination qu'est la traite négrière qui au-delà des considérations raciales, n'est que la perpétuation du servage, tire son explication dans le fait que l'homme n'est pas fait pour travailler. En effet l'esclavage était jugé nécessaire et rendu possible par le fait que ces noirs n'étaient pas considérés comme des hommes, ni même comme des animaux.

De nos jours, l'intégration à la société passe par le travail. Comment après une telle genèse cela a-t-il été possible ?

La suprématie du capitalisme sur le communisme justifie la place prépondérante qu'à pris le travail dans nos vies. Ceci s'explique par le simple fait, que certains arguent qu"il faut travailler [car... ] tout bien vérifier le travail est bien moins ennuyeux que s'amuser" (Charles Baudelaire, Journaux intimes). Dans une société où seul le profit compte, celui qui travail est considéré, par les économistes, comme actif. En effet, la notion d'activité est ici employée par opposition à l'inactivité, le repos et donc accessoirement l'oisiveté, le travail sortant de l'ennui.

Mais, le travail trouve son essence dans le fait qu'il est source de revenu et donc permet de subvenir à ces besoins. Car, pour survivre dans cette société de consommation, il faut disposer d'un pouvoir d'achat suffit et donc d'une rémunération. Or, "il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail, de se procurer de l'argent" (Alexandre Dumas Fils)

Par la même, l'honorabilité du travail le place au-dessus de tout vice. Car, en tant qu'actifs, nous sommes soumis à une éthique qui nous écarte de cette disposition naturelle à faire le mal, à agir contre nature.

En ce sens, la société actuelle est organisée de telle sorte que nous travaillons, nous soyons à l'abri de l'ennui du vice et du besoin mais, c'est un raisonnement purement théorique.

Naguère,

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