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Fiche De Lecture - Le travail de l’éducateur spécialisé : éthique et pratique de Joseph Rouzel

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Par   •  7 Août 2013  •  2 040 Mots (9 Pages)  •  6 391 Vues

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FICHE DE LECTURE :

« Le travail de l’éducateur spécialisé : éthique et pratique »

De JOSEPH ROUZEL.

Dans l’introduction J.Rouzel parle de sa vie très brièvement et comment il en est venu à faire des études d’éducateur spécialisé.

Cela a été pour lui l’occasion de mettre en mot et de théoriser comme il dit. Puis ensuite il énonce son parcours en que professionnel ES – formateur – psychanalyste.

Il dit que l’éducateur est mal connu, il tient dans ce cas à définir ses missions et ses champs d’interventions « les éducateurs travaillent auprès d’handicapés, malades mentaux, délinquants, asociaux, toxicomanes… ils interviennent dans les foyers, des institutions, des quartiers, des lieux d’accueil, dans les familles, en milieu ouvert ou en internat … avec pour but commun de les accompagner, les aider, les soutenir au mieux dans l’appropriation de leur espace psychique, physique et social… ».

Dans ce livre, J. Rouzel nous fait partager sa réflexion et non pas la rédaction du manuel Le sujet qui est couvert par la psychologie clinique et psychanalytique du parfait éducateur car c’est un métier qu’il faut réinventer sans cesse.

J.Rouzel va commencer son récit par la relation éducative. Il va faire le choix de soutenir et formaliser l’acte éducatif dans la rencontre intersubjective de l’éducateur et des personnes que la société lui a confié la mission d’éduquer. Pour penser l’acte éducatif, Rouzel parle de l’expérience que l’on acquière au fil du temps. Ceci dit, celle-ci s’enrichie qu’à partir du langage et de la parole ; dans la transmission de savoirs : « pas d’expérience qui n’en passe par des mots ».

Les éducateurs sont aux avant-postes pour rendre compte des actions de terrains et proposer aux politique des projets pertinents.

Il dit aussi que les éducateurs travaillent autour de trois champs : le social, l’institution et la clinique.il met l’accent sur l’espace clinique qui est un espace de rencontre et de relation car c’est là qu’entre en jeu la parole et le langage. Au-delà de la transmission du savoir, la parole et le langage font que les humains se rencontrent et c’est donc dans cet espace particulier qu’exercent les éducs.

La fonction éducative s’exerce sous transfert car la personne va nous expliquer sa situation et nous allons nous impliquer et où projets d’accompagnements vont être mis en jeu.

En effet, il n’y a pas de travail éducatif sous cette dimension opérationnelle du transfert, il entre finalement en jeu dans tout type de relation, dès que deux êtres se mettent à parler. J. Rouzel vient citer Freud qui est le précurseur de ce concept qui dit que le transfert vient actualiser les images parentales et que ce dernier peut s’exprimer selon deux voies : celle de l’amour (transfert positif) mais aussi celle de la haine (transfert négatif).

La relation éducative va de fait être le lieu où s’élabore pour le sujet une certaine connaissance de soi car l’éducateur ne doit pas envahir l’espace de la relation de ses propres fantasmes et représentations inconscientes. Lorsque le transfert s’effectue, la personne va s’appuyer sur son « amour » pour un éducateur pour investir petit à petit d’autres types de relation et d’autres objets d’amour ce qui lui permet de faire un déplacement de la personne de l’éducateur vers une marge de manœuvre ou il s’éprouve comme sujet responsable de sa propre histoire et de ses propres actes.

MANŒUVRE DU TRANSFERT (schéma)

Le savoir supposé faire va venir faire tiers c’est-à-dire qu’il va déplacer la charge affective que supporte l’éducateur vers d’autres objets d’investissements : expression, création, travail, formation, apprentissage, hébergement, liens sociaux… dans le but d’éviter une coupure brusque de l’accompagnement vers d’autres sources de questionnement, d’intérêt.

Dans ce chapitre, Rouzel dit que l’action éducative se fait dans la relation mais une relation dont le champ est borné et assuré par un certain nombre de garde-fou.

Dans le chapitre dédié au projet éducatif, il va développer trois repères inséparables de l’acte éducatif : le projet, les médiations et les dispositifs.

En effet, le mot projet est en vogue, on en parle beaucoup, il en a différente sorte.

La notion de projet a été définit en 1990 par Jean Pierre Boutinet dans son ouvrage « anthropologie du projet » où il dit que « les conduites à projet sont des conduites finalisées cherchant à donner un sens a l’action qu’elles anticipent. Cette action peut être le fait d’individus, de groupes ou encore d’ensembles sociaux vastes ».

Le projet à un aspect d’anticipation et de prévision de l’action. Ce qui produit un paradoxe dans l’emploi de ce terme car il est à la foi une aide à la maitrise rationnelle de l’existence mais aussi une tentative de recherche d’un idéal impossible. Boutinet explique cela en faisant référence au concept d’idéal du Moi pour montrer cette quasi impossibilité de l’enfant que nous restons toujours, d’accéder un jour au statut d’adulte, et tendre vers un état de perfection dans lequel nous pourrions nous reconnaitre et nous satisfaire. C’est pour cela que dans tout projet éducatif il faut tenir compte de cette dimension d’impossible. En effet, comment vivre sans projet, puisque le projet est la mise en forme du désir du sujet, c’est aussi ce qui pousse le sujet vers l’avant même si parfois il le conduit à sa perte.

Par conséquent, le projet vise deux buts ; réaliser une action et impliquer au titre d’acteur les auteurs, les bénéficiaires et les partenaires du projet et ainsi faire le lien entre le collectif et l’individuel.

Par la suite, Joseph Rouzel désigne le projet comme important dans l’acte éducatif car c’est un lieu de rencontre entre l’individuel et le collectif et donc le lieu de l’insertion et de la socialisation dans leur sens le plus juste.

il va en faire donc une méthodologie du projet éducatif en donnant les questions qu’il faut se poser lorsque nous souhaitons faire un projet :

- Qui ? désigne le ou les porteurs du projet. Il né d’une intention, d’une idée. Le porteur peut être une personne ou une équipe.

- Quoi ? c’est le titre, le nom du projet.

- Quels constats ? C’est une analyse de situation, tout projet

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