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Approche d'intervention en trouble de personnalité limite

Étude de cas : Approche d'intervention en trouble de personnalité limite. Recherche parmi 233 000+ dissertations

Par   •  10 Mai 2016  •  Étude de cas  •  1 879 Mots (8 Pages)  •  503 Vues

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Associer des approches, des objectifs et des techniques d’intervention à des problématiques d’adaptation (019W)

Identifier 3 approches d’intervention pouvant être utilisées auprès du personnage principal du film :

Nom de l’approche centrée sur la personne :

L’approche humaniste

DEUX TECHNIQUES OU STRATÉGIES DE L’APPROCHE IDENTIFIÉE ET UN EXEMPLE DE SON APPLICATION.

Présentation des principales caractéristiques de l’approche :

• Approche selon laquelle chaque personne a la capacité de prendre sa vie en main et d’assumer son propre développement.

• Les humanistes mettent l’accent sur l’idée d’un potentiel inné de développement positif et sain et sur la capacité de l’être humain d’exercer son libre arbitre et à être créatif.

• Les défenseurs de l’approche humaniste rejettent la vision et les fondements de l’approche béhavioriste, car elle est selon eux négative.

• Cette approche, contrairement au béhaviorisme, reconnaît l’importance des réalités intimes de la personne (ses sentiments, ses valeurs, ses espoirs) comme facteurs déterminants du développement.

• Les psychologues qui adhèrent à l’approche humaniste croient que la nature humaine est fondamentalement bonne et que ses aspects importuns sont le résultat de torts infligés par des facteurs provenant du milieu.

• Carl Rogers est l’un des fondateurs du courant humaniste. Il s’intéresse essentiellement à l’expérience subjective des individus, plus précisément à la manière dont ils perçoivent leurs expériences et les sentiments qui s’y rattachent.

• Abraham H. Maslow a été, avec Rogers, un des acteurs les plus importants du mouvement humaniste. Il s’est fait connaître grâce à la pyramide de hiérarchie des besoins, appelée aujourd’hui la pyramide de Maslow. Elle est d’ailleurs encore couramment utilisée. Selon Maslow, l’être humain n’accorde pas les mêmes priorités à ses différents besoins. Il doit d’abord combler ceux qui se trouvent tout en bas de la pyramide. Une fois ceux-ci comblés, la personne peut se préoccuper des autres besoins.

L’approche centrée sur la Personne (ACP)

de Carl Rogers

Cette méthode comme son nom l’indique est centrée sur la personne, plutôt que sur un problème, une maladie ou un symptôme particuliers. Elle repose sur la conviction que l’homme possède un fort potentiel d’évolution et d’épanouissement inné qui se développe de lui-même pour qu’il jouisse d’un contexte favorable. Le thérapeute doit instaurer un climat sécurisant afin de faciliter l’expression de son « client », de lui apprendre à se fier à ce qu’il ressent pour développer son autonomie et améliorer ses relations avec les autres. C’est le sujet ici qui est actif dans le processus. Lui seul sait ce qui lui convient, c’est donc à lui de mener la démarche thérapeutique. Le thérapeute ne peut en aucun cas se substituer à lui, c’est pourquoi il n’impose, ne conseille et n’interprète pas, mais accompagne plutôt la personne dans son travail d’évolution et de changement.

La logothérapie de Viktor Frankl

La prémisse de base de la logothérapie que cette méthode met en avant le sens que peut donner le sujet à sa vie. C’est la responsabilité qui lui est confiée. Elle place le sujet comme acteur principal de son propre changement et la relation thérapeutique comme moteur de ce changement. Le thérapeute fait ressortir la responsabilité du sujet, en mettant en avant ses compétences intrinsèques, afin de l’aider à donner un sens à sa vie. L’idée est d’arriver à amener le sujet vers ses propres aspirations et non lui imposer une vision qui vient de l’extérieur.

Cette forme de thérapie est recommandée pour les personnes qui souhaitent faire le point sur leur vie, les personnes qui vivent des moments difficiles après un deuil ou une rupture, les personnes dépressives et les personnes suicidaires.

Exemple de ce qui pourrait s’appliquer au client du film ou à son entourage :

La logothérapie s’appliquerait bien dans le cas de Kiki, tant pour l’aider à passer à travers le deuil de sa grand-mère, que pour les moments plus sombres de sa vie. Ce serait une thérapie préventive à la dépression ou aux tentatives de suicide. Il est connu que 50 % des personnes présentant un trouble de la personnalité limite (TPL) feront au moins une tentative de suicide et jusqu’à 10 % de ce nombre se suicideront. (AQPAMM, 2013)

Nom de l’approche centrée sur la modification de comportement :

L’approche béhavioriste

Deux techniques ou stratégies de l’approche identifiée et un exemple de son application.

Présentation des principales caractéristiques de l’approche  :

• Approche qui met l’accent sur l’étude des comportements observables, mesurables et quantifiables.

• Le développement est considéré comme le résultat d’un apprentissage, donc comme un ensemble de réactions à des stimuli et à des évènements externes.

• Selon les défenseurs de l’approche béhavioriste, les changements de comportements découlent de la façon dont une personne réagit aux stimuli agréables, douloureux ou menaçants.

• Les béhavioristes accordent à l’environnement un rôle déterminant dans l’évolution du comportement.

• Cette approche est axée sur la modification de comportement, soit par le conditionnement classique ou répondant (I.Pavlov), le conditionnement instrumental ou opérant (B.F.Skinner) ou par l’apprentissage social ou apprentissage par observation (A.Bandura).

• Avec sa célèbre expérience sur le conditionnement répondant, Pavlov donne naissance au courant comportementaliste, d’où découleront toutes les thérapies d’intervention de l’approche cognitivo-comportementale.

Le conditionnement répondant (I.Pavlov)

Le conditionnement répondant est l’apprentissage par une association répétitive entre un stimulus neutre (SN) et un stimulus inconditionnel (SI), qui à force d’être répétée provoque une réponse inconditionnelle (RI). Pavlov est arrivé à faire saliver son chien au simple son d’une cloche. Il a fait entendre le son de la cloche à son chien, chaque fois qu’il lui apportait son repas. En répétant cette opération plusieurs fois, le chien a progressivement associé le son de la cloche à la présence de nourriture, puis il s’est mis à saliver au seul son de la cloche.

Le conditionnement opérant (B.F. Skinner)

Le conditionnement opérant est une forme d’apprentissage dans laquelle une réponse continue de se produire parce qu’elle a été renforcée ou elle cesse de se produire parce qu’elle a été punie. L’association se fait donc entre une réponse et ses conséquences. Skinner a enseigné à des pigeons à reconnaître des leviers de couleurs différentes en les récompensant avec de la nourriture lorsqu’ils appuyaient sur le bon levier. Il a ensuite démontré que le même principe pouvait s’appliquer aux humains.

Si le comportement entraine une conséquence agréable ou le retrait d’une conséquence désagréable, il est alors renforcé. À l’inverse, si le comportement entraine une conséquence désagréable ou le retrait d’une conséquence agréable, il est puni et la probabilité que la personne l’adopte de nouveau diminue.

Exemple de ce qui pourrait s’appliquer au client du film ou à son entourage :

• À l’institut psychiatrique où est hospitalisée la mère de Kiki, il serait intéressant d’essayer l’expérience du conditionnement répondant. Dans l’optique de susciter une réaction chez la mère qui s’est enfermée dans un mutisme. Un intervenant pourrait faire jouer toujours la même chanson 10 minutes avant que Kiki entre dans la chambre de sa mère. Avec le temps, elle associerait cette chanson aux visites de sa fille et il est possible de croire qu’une réponse finirait par émerger.

• Il serait avantageux pour Kiki de participer à des rencontres de groupe, où les intervenants utilisent la thérapie dialectique comportementale (TDC) qui a fait ses preuves pour le traitement du TPL. Cette thérapie est utilisée tant dans les organismes communautaires que dans les CLSC et les résultats sont probants : de 70 à 80 % des personnes n’ont plus de comportements autodestructeurs après un court laps de temps. Cette thérapie est maintenant utilisée partout au Québec. « Les règles sont très claires. Dès le départ, quand le patient arrive, il doit signer un contrat où il accepte les règles qu’on lui donne (cesser les abus de substances, par exemple, ou faire les efforts sur soi-même qui s’imposent), sinon on ne les garde pas ». Sans bonne volonté du patient, la thérapie ne fonctionne pas. (La Presse, 2012) et (Douglas, 2014).

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