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Dissertation Critique Sur le roman Maria Chapdelaine d'Hémon, peut-on dire que les colons accomplissent un travail ingrat?

Mémoire : Dissertation Critique Sur le roman Maria Chapdelaine d'Hémon, peut-on dire que les colons accomplissent un travail ingrat?. Recherche parmi 263 000+ dissertations

Par   •  20 Mai 2013  •  866 Mots (4 Pages)  •  4 449 Vues

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Dans cet extrait de Maria Chapdelaine (lignes 1133 à 1215) peut-on dire que les colons accomplissent un travail ingrat. Discutez.

Au début du vingtième siècle, la vie des Canadiennes et Canadiens français tournait autour de l’idéologie de conservation : religion catholique, haine des anglais, valorisation de la terre, vénérer le passé. C’est d’ailleurs dans l’optique de cette idéologie que les romans du terroir ont vu le jour. Toutes ces facettes de l’idéologie de conservation de l’époque sont retrouvées dans Maria Chapdelaine, roman écrit par Louis Hémon en 1913 et publié en 1914, peu après la mort de l’auteur. Dans l’extrait étudié, on se demande si le travail qu’accomplissent les colons est ingrat. Certes, c’est un travail difficile et qui rapporte peu, cependant, il est aussi évident dans l’extrait que les paysans en tirent satisfaction.

Dans cet extrait, le lecteur est témoin d’une journée de travail dans la vie des colons de l’époque. On découvre donc le dur labeur auquel les paysans font face quotidiennement, un labeur ingrat et peu lucratif qui est ardu. On le remarque dans le champ lexical suivant: « besogne, s’attaquer, manœuvrer, effort, travail, élan de tempête, courte charge désespérée, lutter, trainer, rouler » (l. 1143-1198) qui se rapportent tous au champ lexical du travail afin de démontrer le travail pénible qu’effectue un paysan au quotidien. De plus, Hémon utilise la comparaison afin de démontrer la fatigue des travailleurs. On lit aux lignes 1203 à 1205 « immobiles, comme des effigies après leur longue besogne – des effigies couleur d’argile, aux yeux creux de fatigue. » Un peu plus loin, l’auteur compare même le travail des paysans à une « longue guerre » (l. 1215). Quant au père Chapdelaine, au début de l’extrait, celui-ci s’assoupit après le dîner, ce qui démontre encore une fois la fatigue de l’homme : « voici que le père Chapdelaine se réveillait, rafraîchi par son somme et prêt pour la besogne. » (l. 1141-1142) On remarque aussi dans cet extrait que même si le père Chapdelaine est exténué, il retourne au travail après sa sieste. En bref, on peut affirmer que le travail des paysans est ingrat.

D’un autre côté, même si leur travail est difficile, les paysans en tirent satisfaction et ils apprécient le fruit de leurs efforts. Entre autres, l’amour qu’éprouvent les paysans pour la terre est une des raisons pourquoi ces derniers tirent une satisfaction de leur dur labeur. Dans cet extrait, on remarque particulièrement l’amour que porte la mère Chapdelaine pour la terre, elle dit que « s’il y a quelque chose qui pourrait [la] consoler de rester si loin dans le bois, c’est de voir [s]es hommes lui faire un beau morceau de terre, un beau morceau de terre […] [elle] est sûre qu’il ne peut rien y avoir au monde de plus beau et de plus aimable que ça. » (l. 1133-1139) Dans cet extrait, le lecteur peut donc remarquer non seulement une répétition, mais aussi une hyperbole lorsqu’elle stipule que rien au monde n’est plus beau et aimable qu’avoir une belle terre. Un peu plus loin dans l’extrait, la mère Chapdelaine décrit la beauté du monde selon elle. Pour elle, ce n’est pas la beauté des mers et des villes, mais bien celle « de la campagne au sol riche […] qui s’offre nue aux baisers

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