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Commentaire sur l'acte III scène 3 de la pièce de théâtre Tartuffe de Molière

Rapports de Stage : Commentaire sur l'acte III scène 3 de la pièce de théâtre Tartuffe de Molière. Recherche parmi 272 000+ dissertations

Par   •  20 Octobre 2012  •  864 Mots (4 Pages)  •  4 623 Vues

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Commentaire Tartuffe, Acte III scène 3 :

Axe 1 : L’hypocrite autodérision de Tartuffe.

La tirade de Tartuffe débute par un aveu des plus hypocrites : il se prétend dévot alors qu’il cherche à séduire Elmire : « Ah ! Pour être dévot je n’en suis pas moins homme » (v. 966). Il fait semblant d’être obligé d’avouer ses véritables sentiments et ce qu’il éprouve malgré lui pour Elmire : « L’aveu que je vous fais » (v. 971). Il se fait presque passer pour un saint à qui ses sentiments conduisent à perdre la raison : « Un cœur se laisse prendre et ne raisonne pas » (v. 968). L’hypocrite se démasque comme un sensuel, « Mais, Madame, après tout, je ne suis pas un ange » (v. 970).

Tartuffe se pose en victime qui ne peut échapper aux charmes d’Elmire, il prétend avoir tout tenté en vain pour éviter de tomber amoureux de cette femme : « Elle surmonta tout, jeûnes, prières, larmes » (v. 978). Il se présente comme impuissant malgré tous ses efforts face à l’incroyable beauté de la femme qu’il convoite : « Força la résistance où s’obstinait mon cœur » (v. 977). Pour accentuer son statut de prétendue victime, Tartuffe utilise un champ lexical judiciaire : « condamnez l’aveu» (v. 971), « vous en prendre » (v. 972). Pour susciter la pitié et l’attendrissement du lecteur, Tartuffe n’hésite pas à employer le registre pathétique : « mes yeux et mes soupirs » (v. 979), « tout mes vœux » (v. 978), « esclave indigne » (v. 982).

Tartuffe fait l’éloge d’Elmire qu’il compare à une déesse : « Et lorsqu’on vient à voir vos célestes appas » (v. 967), « de vos regards divins » (v. 975). Il va même jusqu’à utiliser deux hyperboles, pour exagérer les sentiments qu’il dit éprouver pour cette femme : « La splendeur plus qu’humaine » (v. 973), « ô suave merveille » (v. 985). Le champ lexical qu’il emploie est celui de l’attirance : « charmants attraits » (v. 972), « la splendeur » (v. 973), « vos charmes » (v. 978). Pour souligner l’éloge qu’il fait d’Elmire, Tartuffe dresse de sa propre personne un portrait dans lequel il se blâme et se dévalorise. Il se présente comme un moins que rien : « Un esclave indigne » (v. 982), et il se rabaisse à l’extrême : « Et jusqu’à mon néant » (v. 984). Au contraire de cette autodérision il présente Elmire comme une « souveraine » (v. 974) qui détient le sort de son amant entre ses mains et envers laquelle il se déclare désormais dévot comme il l’était devant dieu : « Une dévotion à nulle autre pareille » (v. 986)

Axe 2 : Opposition entre les « les galants de cours » et les dévots.

Dans la deuxième partie de la tirade, Tartuffe s’efforce à opposer deux styles d’hommes : d’une part ceux qu’il nomme « les galants de cour » et d’autre part les dévots.

Il dresse des galants un tableau péjoratif. Il les présente comme des êtres futiles : « Sont bruyants dans leurs faits et vains dans leurs paroles » (v. 990) et vaniteux : « De leurs progrès sans cesse on les voit se targuer » (v. 991). Il cherche à susciter chez Elmire un sentiment de peur à leur sujet, lui indiquant le danger qu’il y a à les fréquenter tant ils sont indiscrets : « Leur langue indiscrète » (v. 993) ; il fait ainsi comprendre

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