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Commentaire Du Texte De Charles Cros Nocturne

Dissertation : Commentaire Du Texte De Charles Cros Nocturne. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  29 Décembre 2012  •  1 844 Mots (8 Pages)  •  3 158 Vues

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Intro :

Charles Cros est né à Fabrezan en 1842 et meurt en 1888. Il est issu d’une famille de Lagrasse. Il faut savoir qu’avant d’être écrivain, Charles Cros était scientifique et professeur de chimie. Cet homme aurait pu être l’inventeur du phonographe si Thomas Edison ne l’avait pas inventé quelques temps avant lui.

C’est à partir du XIXème que le romantisme apparaît en France et il va inspirer beaucoup d’auteurs et poètes. Charles Cros est un de ces auteurs romantiques du XIXème siècle, il fréquente les cercles et cafés littéraires de l’époque.

Il fréquentera aussi le salon de Nina de Villard qui est elle aussi une poétesse française de l’époque. Cette femme sera la maitresse de Charles Cros et elle l’inspirera pour son Coffret de santal en 1873.

Il écrira d’autres œuvres comme Le fleuve en 1874 ou encore Le collier de griffes qui est paru en 1908 et dont nous allons étudier un extrait dans ce commentaire.

Cet extrait est le texte Nocturne, lequel lui est une nouvelle fois inspiré par sa relation amoureuse avec Nina de Villard.

Ce poème est un dialogue entre une femme et un homme composé de deux répliques dont un monologue. Dans ce texte ces deux personnages ressemblent à deux connaissances et c’est à ce moment que la femme décide d’ouvrir son cœur à l’homme qui l’écoute en silence. L’auteur présente un texte romantique qui au final va nous apparaître comme une parodie du romantisme.

Dans un premier temps nous analyserons la déclaration d’amour de la femme qui se livre totalement à un homme complètement silencieux, puis nous essaierons de comprendre quels facteurs amènent ce texte à être une parodie du romantisme dans un second temps.

I. Une déclaration d’amour.

Le texte de Charles Cros nous propose un poème sous forme de dialogue la première partie de ce dialogue est un monologue prononcé par une femme qui ouvre sont cœur a celui qu’elle aime.

1. Un monologue enflammé.

Ce monologue s’entend sur la quasi totalité du poème, dans ce monologue on peut voir une femme qui chante son amour, tous les vers se concluent par des rimes suivie (ou du type « AA / BB »). De plus ces rimes sont pour la plupart riche. Par exemple les rimes « noire » et « gloire » au début du texte L.1/2 ou bien les rimes « beffroi » et « froid » L.23/24. A travers ces mots la femme veut séduire l’homme, elle dit même : « Allons-nous en » L.28 elle tente de convaincre l’homme à ce moment de partir faire sa vie avec elle. Cette femme est folle d’amour pour cette homme elle ne sait rien de lui mais elle l’aime et ne veut que lui: « Je ne veux pas savoir d’où tu nous vins, ni même savoir quel est ton nom… Que m’importe ? » L.21/22. Cette femme est prête à tout pour l’amour de l’homme elle dit lors d’une accumulation : « J’ai donné mon corps, et mon âme et ma gloire » la femme veut montrer qu’elle a donner sa vie pour cette homme elle c’est sacrifiée par amour. . Mais ce n’est pas tout, l’auteur a montré que la femme ouvrait vraiment son cœur en utilisant « … » ces points montre la force des mots utilisés par la femme, cela montre aussi la volonté de convaincre l’homme : « Ah les étoiles !... On dirait un sable d’or » L.15. Ce procédé rythme aussi le texte et grâce aussi à quelques césures comme : « Levons-nous. Allons près du lac. Je suis plus forte. »L. 17 ou : « écoute ce grillon. Vois donc ce vers luisant. » L. 27, et des enjambements : « Entend le bruit de l’eau… C’est comme les chansons, c’est comme nos baisers, quand nous nous embrassons ». L. 19/20, de plus chaque vers sont composés de douze syllabes, ce sont des alexandrins qui donnent un rythme fluide au texte. On a vraiment l’impression de vivre le texte en direct, ces procédés donnent un coté réaliste au monologue. Son amour est plus fort que tout, il est démesuré.

2. Un amour incomparable.

Lors de son discours notre personnage compare son amour tellement il est immense : « Entend le bruit de l’eau… C’est comme les chansons, c’est comme nos baiser, quand nous nous embrassons ». L. 19/20 ici la femme raconte que les baisers qu’elle échange avec cet homme son aussi doux et tendres que le bruit de la rivière qui coule paisiblement cela montre l’attachement en vers l’homme. Le champ lexical de la nature est très présent, on retrouve des mots comme : « arbre/fleur/vent/eau/grillon/ etc . ». On remarque que la femme se qualifie avec le mot « rossignol » L.1 et23 ce mot est placé en début de phrase ce qui est donc une anaphore. Ce qualifié en tant que rossignol montre que la femme est fragile. Elle dit aussi : « Le rossignol se plaint »L.1 et « Le rossignol pleure » L.9 ceci indique une nature qui lamente, ou plutôt elle qui se lamente. Cette inconnue donne tout pour montrer son amour à l’homme, elle lui dit : « Embrasse moi. »L.7 ou bien même : « Je t’aime » a deux reprises L.13 et 22 ce qui constitue une répétition et qui montre la sincérité de l’oratrice. Mais ce discours ne porte pas totalement sur l’amour, il a un coté beaucoup plus noir.

3. Une

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