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Commentaire De L'acte III Scène 4 de la pièce de théâtre De L'Ecole Des Femmes de Molière

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Par   •  9 Octobre 2013  •  1 545 Mots (7 Pages)  •  9 069 Vues

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Commentaire sur l’acte III, scène 4

de l’Ecole des Femmes

Le XVIIe siècle fut surnommé le « siècle du théâtre », en effet, c’est durant cette période que ce genre se développa le plus, et cela, tant grâce à des auteurs connus pour leurs tragédies tel que Racine ou Corneille qu’avec des auteurs de comédie comme Molière. Ce dernier, fut attiré vers le théâtre dès son plus jeune âge et se détourna même de la carrière que lui destinait son père afin de créer sa propre troupe. Il commença par écrire des tragédies qui n’eurent aucun succès et se mit donc à composer des comédies qui lui permirent d’être reconnu auprès du roi et de devenir un des dramaturges les plus célèbres. Parmi ces plus célèbres pièces, on peut citer par exemple, Sganarelle, Le Bourgeois gentilhomme ou bien L’Ecole des femmes écrit en 1662 et qui fut beaucoup critiquée. Nous étudierons ici la scène 4 de l’acte III, basée sur un récit, de cette comédie en 5 actes.

Il s’agira donc ici de définir quels sont les enjeux de l’emploi du récit dans cette scène.

Pour cela, nous étudierons tout d’abord les différents emplois du comique, puis nous nous pencherons sur l’éloge de l’amour fait dans cette scène et enfin, nous verrons en quoi cette scène permet-elle de corriger les mœurs.

On peut, en premier lieu, remarquer que dans ce passage, le comique est très présent. On voit tout d’abord le comique de situation, en effet, le quiproquo entre Arnolphe et Horace continu car ce dernier ne sait toujours pas que l’homme à qui il confie tout est en réalité le « jaloux » v925 qui veut épouser Agnès. Ce quiproquo crée donc un décalage très comique pour les spectateurs. C’est également durant ce passage qu’Arnolphe découvre la ruse d’Agnès. On le voit au début de l’extrait triomphant face à l’échec d’Horace, il le dupe en lui faisant croire qu’il est de son côté lorsqu’il dit « Mais cela ne doit pas vous étonner » v393. Cependant, au vers 896, à partir du « Mais » que prononce Horace, sa victoire qu’il pensait acquise, lui échappe et il passe du triomphe à la désillusion, au dépit et à la colère face à la tromperie d’Agnès. D’ailleurs, son peu de parole pendant la tirade d’Horace prouve sa stupéfaction mais également sa peur de se trahir s’il venait à parler. Ainsi, toujours afin de ne pas se trahir, on voit, grâce à la didascalie, qu’Arnolphe se force à rire au v.926 sur la demande d’Horace qui paraît surpris qu’Arnolphe ne rit pas de la mésaventure du « jaloux ». Tout ceci crée, au dépend d’Arnolphe, un comique de situation car ce dernier devient le dupeur dupé.

On note ensuite la présence du comique de mot dans l’extrait. Tout d’abord grâce à la répétition du verbe « surprendre » par Horace qui le dit deux fois au v. 896 et également au v. 918. Lorsque Horace dit « ce qui m’a surpris, et qui va vous surprendre » v.896, le mot surprendre n’est pas compris de la même manière par les deux personnages : Horace est lui surpris par l’ingéniosité d’Agnès et son évolution rendu possible grâce à l’amour car elle est passé d’ingénue à ingénieuse. Cependant, Arnolphe est, lui, surpris par la tromperie d’Agnès et la ruse qu’elle a mis en place à ses dépends. Puis, dans la tirade d’Horace, lorsqu’il fait à Arnolphe le récit de son aventure, il ne raconte pas immédiatement ce qui s’est passé. Il crée un effet de retardement qui attise l’attention des spectateurs et d’Arnolphe, curieux de savoir ce que va dire Horace, et ce n’est qu’au v.910 que on le sait et que l’on peut s’imaginer la désillusion d’Arnolphe. On voit que lorsqu’Horace rapporte les paroles d’Agnès et qu’elle dit lui donner « [sa] réponse », ce mot à lui aussi deux sens car Arnolphe qui assiste à la scène pense que le grès est la réponse tandis qu’Agnès pense à la lettre cachée dans le grés. On s’aperçoit, ensuite, qu’Horace insiste des v. 918 à 925 avec une série de questions dont on peut dire qu’elles sont oratoires car il est déjà convaincu et sais déjà les réponses de ces questions. Au vers 923, il emploie l’interjection « euh » car il ne comprend pas qu’Arnolphe ne rit pas, il continu à vouloir le voir rire en utilisant des impératifs tel que « Dites »v926 ou « Riez » v926.

Ce passage est donc comique surtout de par l’inversion des rôles au cours de la tirade d’Horace et également de par le ridicule d’Arnolphe et sa précaution inutile alors qu’Horace dans ce passage est plutôt touchant.

En effet, on peut noter que durant sa tirade,

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