Poèmes, Marie Uguay
Analyse sectorielle : Poèmes, Marie Uguay. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar beodj • 16 Février 2026 • Analyse sectorielle • 1 701 Mots (7 Pages) • 8 Vues
Page 1 sur 7
Poèmes, Marie Uguay
Premier thème: Nature et paysages
- “Intimes sollicitudes/scissions végétales des givres/aux amples vibrations des arbres/au travers l'écorce se voyaient/les rivières embâclées” (intimes sollicitudes, page 17).
- “aucune réponse/mais les bois - solitude -/tu diras pourtant toute matière/terre, eau, fleuve, pierres, îles/neige surtout et plus touchant encore, visages/infinité d'absence, texture de la nuit” (aucune réponse, page 21).
- “fenêtre d’hiver/un ruisseau au mitan du jour/une transition vers le travail lent/de la terre au seuil de la mémoire” (fenêtre d’hiver, page 24).
- “bruissement des racines/aux lésions des pierres/le vent s’est arrêté/et nous avons pu entendre/la rumeur languissante des eaux/dans les mailles de la lumière” (bruissement des racines, page 28).
- “poudrerie des blés/aux transbordements des vents/l'île sans cesse voyage/avec les chênes engendrés des rochers/et elle renaît sans cesse/dans les grandes ouvertures du soir” (poudrerie des blés, page 32).
- “Sur le noir le bouleau est un signe amoureux/une riviere divisible et l’attente/sa blancheur semble fendre une nuit lucide” (voila un temps irrégulier, page 48).
- “Subitement avril aux forêts d’attente/des galeries dans leur pignon d'accueil/les paupières plissées/les heures se détendent/et toutes les briques ont des ruisseaux dans leurs failles” (Subitement avril aux forêts d’attente, page 49).
- “Le soir d’avril nous ignore/Les forêts cachent leur coeur sagace/les bords de mer leur douceur de ne pas mourir/la pierre sa science de lumière/tous les lieux de la terre nous ignorent/tu n’es plus seul à vieillir/il y a près de toi des yeux immobiles” (Le soir d’avril nous ignore, page 51).
- “Saisir/cette souche nouvelle entre les plans feuillus/humides et chantant des miroirs” (saisir, page 61).
- “Je veux retourner aux origines de ton corps/Je veux refaire L'écorce/le noeud constant et les jointures friandes du sol/je veux refaire le pouvoir des saisons/dans le glacis d’une aurore/et dans les inclinaisons d’un feuillage/et te les offrir intacts” (O l'étroite splendeur du blé, page 88).
- “Maintenant je descends vers chaque plante/vers chaque blé chaque rocher/vers chaque vague difficile ou saisissante/vers chaque pied enfoncé dans la terre/vers chaque membre tranché par la soif/je marche vers chaque fatigue humaine/vers le pain/ l’asphalte/l'éponge” (Précipice de la nuit, page 91).
- “un tremble indique le toit ensoleillé/le dos de ses feuilles brille/tout inaugure l’espace du fleuve/masse audible qui circule vers sa vacuité/constante et azurée/le bois se consume/le vent en transporte l’exaltante odeur/jusqu’aux falaises d’aiguilles et de roc” (un tremble indique le toit ensoleillé, page 111).
- “des papillons de nuit se collaient aux lampes/et des pommiers fleurissaient sur la crête des vagues/lorsque tu dors tu te tiens si loin/du déversement de ma contemplation” (des papillons de nuit se collaient aux lampes, page 134)
- “L’air était si doux dans quel but/l’arbre interrompu entre sa floraison et l’espace/avant que sa vie ne se multiplie en entier dans ses racines” (L’air était si doux dans quel but, page 144).
- “Terre mangée par la racine/sous des rangées de paysages coniques/l’existence a la blancheur inculte/d’une passion maintenue mais diffuse/qui demande à percer l'écorce” (Terre mangée par la racine, page 146).
Deuxième thème: désir amoureux
- “Je me couche en toi/et je reste inassouvie comme le plus pur hiver/qui reste sans bruits” (je me couche en toi, page 18).
- “chaque caresse m’est éprise, inquiète/je suis malhabile aux alentours de ta présence/et tendue sans aucune force de retirement/envahie, ma douleur s’est fragmentée” (chaque caresse m’est éprise, inquiète, page 23).
- “Mon épaule imprégnée de ses mains/ses bras a mon souffle/gestes initiatiques/gestes à venir dont je guette L'éphémère éclat/Visages accumulés avec une telle largesse d’instants” (Bercée revêtue par la blancheur infernale du jour, page 43).
- “Je remonte à la surface de nos caresses/Nous nous relançons nos sourires/dans les vitres simultanées du froid”(Bercée revêtue par la blancheur infernale du jour, page 44).
- “Je vous désir de nulle part/d’aucun mot décisif/mais d’une supplication invisible/où convergent tous les sentiments exaltés” (Voilà un temps irrégulier, page 46).
- “Je vous regarde je n’ose rien/pour cette vision qui s’en va et me défait/ni pour ces masques diurnes/lourds comme des armures” (Voilà un temps irrégulier, page 47).
- “Les plages ont fleuri durant la nuit/Il pose des mains incrédules sur mon visage/il est au bord du vertige et il ignore la chute/Ses lèvres engendrent mes jours/D’autres amours sont venues d’autres s’en sont allées/Et il ne rêve jamais en plein soleil” (Il est regardé et il l’ignore, page 53).
- “Je veux retourner aux origines de ton corps/Je veux refaire L'écorce/le noeud constant et les jointures friandes du sol/je veux refaire le pouvoir des saisons/dans le glacis d’une aurore/et dans les inclinaisons d’un feuillage/et te les offrir intacts” (O l'étroite splendeur du blé, page 88).
- “je t’inscris en tout ce qui n’est pas moi/tu as soif/les moindres jours nous ressemblent désormais/les vents vieillissent/tu es debout sur le bois sauvage des ans/et tu t’en vienes vers tant de blancheurs recueillies/tableaux du corps/l’amour écorché vif passe sur la ville/comme sur un miroir” (je t’inscris en tout ce qui n’est pas moi, page 121).
- “l’oeil esquisse sa peine/la large feuille dort/il songe à tout sauf à elle/et s’esquive avant d’atteindre le sable obscur de la voix/il l’aime à se souvenir de tout/sa nudité l'étonne” (l’oeil esquisse sa peine, page 129).
- “cet amour alizé porté au-devant des frayeurs/tout a été transcrit pour lui/j’accomplis tant d’espace dans tes rêves/chaque hate est un prodige/parfois des soleils grimpent aux feuilles grimpent aux vagues/chacun y perd son nom ses tabous sa mémoire/suite sans fin des sites/nous séparés de nous par une phrase sans fin” (cet amour alizé porté au-devant des frayeurs, page 141).
- “Que fomente la flamme/le chemin était piqué d’azur/deux occupaient à eux seuls tout le territoire et l’amour c’est à peine” (Que fomente la flamme, page 145).
- “La nuit je circule dans les vasques de ton plaisir/tu ignores si l'éclairage alourdit tes rêves/si ce souffle court et frais/est une autre façon d’embrasser et d’oublier/je circule ici contre d’autres vies menées en grappe/le ciel se ride au dedans comme au dehors/et dure la rivière inouïe” (la nuit je circule dans les vasques de ton plaisir, page 153).
- “mon amour s'érige/et je guette le moment/ou tu surgiras/de nouveau/de moi/en moi/je te tiens mêlé/à mes sources/tu me divagues/lentement/si par hasard/je tends le bras/humainement clos/le voici qu’il fait tes pas/et je constate mon délice/ma souffrance” (Ici, page 164).
- “De terribles oiseaux accaparent toutes nos perspectives, étincelants et toujours ressuscités, et protègent nos exils, nos torpeurs. L’instant d'après tes lèvres, et comme un attachement au sol natal, la réimpression de mes désirs” (De terribles oiseaux, page 175).
Troisième thème: corps
- “douceur d’épaule/que la mer à nouveau m’apaise/et ton corps, la mer/mon repos aux jours inabordables de la ville/somnolence/paroles abordables/et l’oubli que tu engendres” (douceur d’épaule, page 33).
- “privées du monde et du corps/et les plus belles aussi/qui ont gravé leur visage dans l’argile/dans vos coquillages à tisser des toiles/et toujours à naître dehors sur l'océan.” (Je suis l’amphore, page 54).
- “Il nous est revenu un matin/l'idée des anciennes cérémonies de feu et d'éther/les mythologies ancestrales et les haines/qui ont lynché notre désir/brûlé nos corps/pour qu’il n’en reste plus qu’une permanente souffrance/Et tous les livres de prières/et les statues sans bras debout/triomphantes/ont vanté notre mort trop longtemps” (Regarde venir l’autre visage du monde, page 56).
- “Rémanence du plaisir/corps d’attention et d’enfreintes/corps d’airain et de lassitude/ton cou de cerf pulpeux et pâle/et ta douceur ce flambeau/qui sollicite la nuit” (Aux matins d’eau morte, page 63).
- “C’est une nuit blanche de statues/Nos corps se sont fixés comme des arbres/sous la menace des givres/Nous mesurons les ruines de la ville/le mépris et les pas pressés des promeneurs/nous séparant du plaisir/nous séparant de notre pourpre regard/Nous sommes les belles sculptures/les reliefs anonymes de la frileuse pâleur du béton et/du marbre” (C’est une nuit blanche de statues, page 65).
- “Dans les battures anticipées où tu te lies à moi/je te songe/parfois je suis le graveur ivre de ton corps/parfois le scribe de tes désirs” (Devant l'océan, page 66).
- “Chaque tendon de mon corps est relié aux armes de la terre/Je suis au cœur d’un puits qui en rayonne pas/aux limites sanglantes du soir/Ta solitude est une colonne torride” (Chaque tendon de mon corps est relié aux armes de la terre, page 85).
- “Je veux retourner aux origines de ton corps/Je veux refaire L'écorce/le noeud constant et les jointures friandes du sol/je veux refaire le pouvoir des saisons/dans le glacis d’une aurore/et dans les inclinaisons d’un feuillage/et te les offrir intacts” (O l'étroite splendeur du blé, page 88).
- “Mon corps se défait avant de te rejoindre/avant de te connaître seulement mon corps se défait/tu ne vois pas ces fardeaux/ces algues subtiles entortillées à mes poignets/cette torpeur lunaire distillée à la pointe de mes cils/ce sommeil d’étranglée” (Précipice de la nuit, page 90).
- “tu ne finis pas tes phrases/comme s’il fallait comprendre de l’oeil/la solitude du verbe/tu es assis au bord du lit/et parfois un grand éclair de chaleur/découvre les toits et ton corps” (maintenant nous sommes assis à la grande terasse, page 104).
- “elle perpétue l’écho/son visage découpe les chaleurs/demain la contemple incendiaire/les hautes cimes s’alanguissent/les corps coulent à pic” (l’oeil esquisse sa peine, page 130).
- “La terre est affamé et nous use/un arbre emplit toute la vitre/ dans le couloir jaune de l’hiver deux êtres s’embrassent/toutes choses se dévoilant et s’assombrissant tour à tour/nous sommes les belligérants sans feu ni lieu/ tout corps posté contre l’histoire” (La terre est affamé et nous use, page 151).
- “La nuit je circule dans les vasques de ton plaisir/tu ignores si l'éclairage alourdit tes rêves/si ce souffle court et frais/est une autre façon d’embrasser et d’oublier/je circule ici contre d’autres vies menées en grappe/le ciel se ride au dedans comme au dehors/et dure la rivière inouïe” (la nuit je circule dans les vasques de ton plaisir, page 153).
- “A chaque pensée je refais le glissement de mon visage sur ton corps, je m'étonne de ton souffle court, et je retransmets tes caresses. A chaque pensée je te refais l’amour avec le même gémissement dans le ventre, avec le même abandon du monde dans nos yeux.”(Chaque chose à sa place, page 180).
- “Cette mise en scène élaborée que constitue ton corps et je ne puis plus détacher mes désirs anciens de ce désir, ni détacher ma destinée de ce désir. Il comporte trop de risques, relance en moi trop d’impressions lointaines, d’espoirs inassouvis, de craintes primordiales.”(Cette mise en scène élaborée, page 182).
...
Uniquement disponible sur LaDissertation.com