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Lecture linéaire sur Vénus Anadyomène

Commentaire de texte : Lecture linéaire sur Vénus Anadyomène. Recherche parmi 303 000+ dissertations

Par   •  26 Décembre 2025  •  Commentaire de texte  •  1 061 Mots (5 Pages)  •  6 Vues

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Dans son sonnet « Vénus Anadyomène », extrait du recueil les Chiers de Douai publié en 1870, Arthur Rimbaud propose une vision très personnelle du topos mythologique de Vénus, déesse de l’amour. Ce sonnet, est une parodie de la naissance de cette dernière. En opposition avec le modèle traditionnel, le jeune poète se donne pour objectif de produire une image dégradante du corps féminin. Comment Rimbaud parodie-t-il el mythe de Vénus ? Le sonnet peut être divisé en 4 mouvements : la première strophe dépeint la sortie de l'eau disgracieuse d'une femme vieillissante, le 2nd quatrain propose une description péjorative des courbes féminines vieillissantes le premier tercet et tu une invitation à contempler les défauts de Vénus anadyomène et la dernière strophe est une chute poétique révélant la réécriture du personnage de Vénus qui devient une vieille prostituée.

Le poème débute par une comparaison entre une baignoire et le cercueil : « comme un cercueil en fer blanc […] D'une vieille baignoire » v.1-3 on remarque alors plusieurs choses le coquillage du mythe devient une baignoire et le poème connote d'emblée avec la mort alors que Vénus est un symbole de vie et d'éternité. La description de la chevelure qualifiée de « cheveux bruns fortement pommadés » v.2 en opposition totale avec la représentation traditionnelle d'une déesse blonde comme si Rimbaud ne semblait pas vouloir décrire une déesse répondant aux canons de beauté. De plus, l'adjectif épithète « pommadés » v.2 donne l'image d'une chevelure graisseuse suggérant des soins de beauté maladroits et une incapacité de dissimuler les dégradations de l'âge. La femme et décrite en action et le 3e vers suggère avec les adjectifs « lente et bête » v.3 que la sortie de la baignoire se fait de manière disgracieuse. De plus, l'adjectif bête en plus d'être un jugement de valeur de la part de Rimbaud, fais penser à un animal : le corps féminin est alors rabaissé par des termes animaliers. Les imperfections physiques de la femme semblent ici être tenté d'être dissimulé. En effet, l'adjectif « ravaudé » v.4 évoque une habitude de raccommodage de défaut physique que la femme essaye tant bien que mal de dissimuler comme le montre le groupe prépositionnel « assez mal ravaudés ». Ainsi la Vénus de Rimbaud devient une vieille femme au corps décrépit. Ensuite il dresse un portrait physique peu flatteur suivant une progression organisée.

La 2e strophe commence avec une allitération en Gr : « gras et gris » v.5 violente suggérant la douleur et la grosseur du « col » v.5 de plus, l'adjectif « gris » souligne la vieillesse du corps. La femme est décrite avec des « larges omoplates » v.5 ce qui démystifie encore plus le mythe de Vénus. La succession de 3 propositions subordonnées relatives dans le 6e vers, avec « qui saillent, qui rentre et qui ressort » v.6 laisse transparaître à la fois, la violence de la description physique péjorative et la distance poétique que prend Rimbaud en brisant les règles classiques de la versification avec une succession de 3 propositions. L’Allitération en R du 7e vers produit le même effet qu'au 5:  elle renforce l'idée de grosseur et de lourdeur. « La graisse sous la peau paraît en feuilles plates » est une métaphore de la cellulite. Cette description évoque avec une précision clinique l’effet disgracieux de la cellulite. Rimbaud brosse un portrait violemment péjoratif de cette femme est propose d’ailleurs au lecteur de la contempler de plus près.

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