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Valeur Du Verbe En Français

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Par   •  28 Décembre 2012  •  1 309 Mots (6 Pages)  •  636 Vues

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es verbes expriment ce qu’il est convenu d’appeler des procès. Selon que les procès sont en eux-mêmes, notionnellement, bornés ou non bornés, on distingue deux types de procès : les procès dits perfectifs et les procès dits imperfectifs.

• Les procès perfectifs

• Les procès imperfectifs

• Le présent

• Le passé composé

• L’imparfait

• Le futur

• Le conditionnel

• Le passé simple

• Compléments : la distinction entre récit et discours, les verbes composés

Les procès perfectifs (conclusifs, hétérogènes, terminatifs, bornés)

• Accomplissements : traverser la rue, fumer une cigarette, tracer un cercle, etc.

• Achèvements : mourir, naître, trouver une solution, entrer, sortir, atteindre le sommet, etc.

L’aspect perfectif envisage le terme du procès, et ce procès n’a d’existence complète et véritable que lorsqu’il est parvenu à son terme.

Les procès imperfectifs (non conclusifs, homogènes, non terminatifs, non bornés)

• Activités : parler, marcher, courir, chercher une solution, etc.

• États : verbe être + adjectif.

o Exemples : être écrivain, être malade, être en colère.

L’aspect imperfectif envisage le procès dans son déroulement, sans visée de terme final. Il n’a aucune frontière intrinsèque. Le procès ne s’achève que par l’action d’une cause étrangère à son contenu notionnel.

Le présent

Le présent est « toujours là » pour nous : nous vivons dans un perpétuel présent, dans une actualité perpétuelle, qui s’identifie à la permanence de notre être.

Il est insaisissable : l’instant présent nous échappe toujours entre ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore. Il indique un événement ou un état de choses contemporains de l’acte d’énonciation, et ce procès est présenté comme vrai par le locuteur au moment de l’énonciation.

Un énoncé au présent étendu, toujours centré sur le point d’énonciation, occupe un espace de temps plus ou moins large en fonction du sens lexical du verbe, du procès dénoté et des indicateurs temporels.

Un énoncé au présent peut évoquer l’aspect itératif avec un complément de temps approprié : il mange souvent / parfois des spaghettis. En cas de répétition du procès, on parlera de « présent d’habitude ».

Un énoncé au présent est dit permanent quand il occupe un espace de temps très large, englobant le passé et l’avenir. Cette valeur omnitemporelle (ou panchronique) se rencontre dans les définitions, les vérités générales, les maximes, les morales.

Exemples :

• La vérité n’admet pas le mensonge.

• L’appétit vient en mangeant.

Un énoncé au présent peut évoquer le passé ou l’avenir si le procès se situe avant ou après le point d’énonciation grâce à un complément circonstanciel de temps ou par des connaissances contextuelles ou situationnelles. L’énoncé est relié au présent, mais le procès est décalé dans l’avenir ou le passé.

Exemples :

• Je sors à l’instant du lycée.

• Il pleut depuis deux jours.

Le présent historique ou de narration évoque un procès complètement situé dans le passé.

Exemple :

• En 1789, la France connaît une grande Révolution.

Le présent prophétique, dont le visionnaire voit l’avenir dans le présent (emploi plus rare).

Exemple :

• En 2050, la Camargue est sous eaux.

Le passé composé

Il évoque une action accomplie que l’on situe dans le passé. Par rapport au temps de l’énonciation, j’évoque le passé. On parlera alors d’état résultat ou de constat de l’actualité.

• Exemple : J’ai gagné le rallye de Hongrie.

• Nous sommes ici dans un état résultat puisque le passé composé nous donne un constat d’une actualité : je suis vainqueur du rallye.

• Jean est mort.

Il évoque un passé psychologiquement non coupé de l’énonciation. On parlera d’aoriste du discours. L’aoriste évoque les événements détachés par rapport à l’énonciation. C’est de la narration dans le discours. Cela équivaut approximativement parlant à un passé simple.

Exemples :

• Hier, je me suis cassé la jambe.

• Nous avons perdu cent euros depuis la semaine dernière.

• Il a perdu la vue après la Seconde Guerre mondiale.

Il peut évoquer un futur plus ou moins proche. Le passé composé d’un verbe perfectif associé à un complément de temps marquant une durée précise présente l’action comme inéluctable et rapide, en l’envisageant dans l’avenir comme déjà accomplie.

• Exemple : J’ai fini dans une minute !

L’imparfait

• Aspect non-accompli.

• Arrière-plan

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