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Le survenant, Germaine Guèvremont

Commentaire de texte : Le survenant, Germaine Guèvremont. Recherche parmi 240 000+ dissertations

Par   •  29 Novembre 2011  •  Commentaire de texte  •  582 Mots (3 Pages)  •  3 545 Vues

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Dans une langue parlée, familière et subjective, parsemée d’exclamations et d’interrogations, le survenant, critique les sédentaires et prône le nomadisme, son mode de vie qui lui apporte bonheur et liberté. Il se moque d’abord de leur mode de vie, en effet, par l’hyperbole « des mouchoirs de poche » (p.186), La terre, c’est d’abord des sillons travaillés par l’homme, une nature abondante et domestiquée, dominée et rentabilisée. En décrivant ainsi la banalité de ce qui est leur bien le plus sacré, le survenant exagère la médiocrité de leurs terres et dénigre du même coup leur raison de vivre. À cette médiocrité, les adjectifs péjoratifs « plates et cordées » (p.186), ajoutent l’idée d’entassement et connotent la monotonie. Un sentiment de stagnation est ressentis face au cycle de la vie, « L’eau de pluie tombe du ciel, pénètre la terre, prends le sel dedans, puis gagne les ruisseaux, les rivières et court enrichir la mer. Le ciel pompe l’eau de la mer et retourne le sel à la terre. On dirait que tout recommence dans ce bas monde. » (p.137). Cette comparaison au cycle de vie de l’eau symbolise une redondance face à leur mode de vie de sédentaires. Dans l’attitude du survenant, on constate que la critique des sédentaires, va encore plus loin en s’attaquant à la mentalité de ceux-ci. Mentalité forgée par un mode de vie qui les coupes de la diversité de la nature et les isole du monde. D’une part, à travers l’hyperbole ironique de « vous restez en extase devant, des années de temps » (p.186), il ridiculise leur émerveillement naïf devant un incident pourtant banal : le plongeur huard abattu deux ans auparavant. D’autre part, il condamne leur xénophobie : en parodiant les habitants du village dans cette phrase : « comme de raison une étrangère, c’est une méchante : elle n’est pas du pays ». Cette xénophobie s’étend aussi du côté de l’ouverture d’esprit des sédentaires, face à l’énorme territoire qu’est le pays et aux vastes étendues de choses nouvelle à découvrir ailleurs que leurs village. La sédentarité entraine une fermeture sur le monde, «pour eux, sauf quelques navigateurs, le pays tenait tout entier entre Sorel, les deux villages du nord, Yamachiche et maskinongé, puis le lac st-pierre et la baie de lavallière et Yamaska, à la limite de leurs terres» (p.51). Manifestement, Le personnage du survenant est le lieu d’oppositions dévastatrices : à l’enracinement, s’oppose le départ, véritable obsession du survenant, inscrites dans ces maintes escapades.

En conclusion, le roman de Germaine Guèvremont, nous fait découvrir un tout nouveau mode de vie qui diffère de celui de l’époque. C'est-à-dire, le nomadisme. Prônant ce mode de vie, le survenant en fait l’éloge, tout en critiquant le mode de vie des sédentaires. Aux yeux de ce personnage, la sédentarité assujettit les habitants à une vie monotone, les privant de la beauté du monde et entraînant fermeture d’esprit et xénophobie. Le nomadisme en revanche, lui paraît garant de plaisir, de liberté, d’ouverture sur le monde et de créativité. Dans ce dernier roman du terroir, l’héritier des coureurs des bois et les habitants, deux groupes traditionnellement complémentaires, se trouvent dans un rapport d’antagonisme. La société rurale, craignant l’industrialisation, semble replier sur elle-même au point de ne voir dans

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