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Dissertation critique, Les Belles-Soeurs de Michel Tremblay

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Par   •  23 Octobre 2011  •  Dissertation  •  2 502 Mots (11 Pages)  •  5 711 Vues

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Dissertation critique Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay

En premier lieu, dans la pièce Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay, il est vrai que ce dernier fait ressortir les défauts de ses personnages. D’abord, les préjugés des personnages sont montrés tout au long de la pièce. Les femmes ont des croyances préconçues envers plusieurs éléments qui font d’elles des êtres peu ouverts d’esprit. Ce manque d’ouverture est en lien avec l’ignorance de ses femmes au foyer qui n’ont pas beaucoup de scolarité. L’ignorance se fait remarquer entre autres lorsque les femmes d’un certain âge critiquent les jeunes femmes qui tombent enceintes avant le mariage, c’est-à-dire les filles-mères. Le personnage de Lise Paquette, qui est célibataire et enceinte, fait une remarque à propos de Rose Ouimet qui tient des préjugés envers les filles-mères : « M’a la tuer, la calvaire! Grosse maudite sans dessine ! Ça se parmet de juger le monde, pis ç’a pas plus de tête… » (p.76) De plus, la trahison prend une place importante dans la pièce. À plusieurs reprises, la famille et les amis de Germaine Lauzon lui volent des timbres-primes, car cette dernière en a gagné un million à un concours. C’est la jalousie qui pousse ces femmes à commettre cet acte crapuleux, car elles ne croient pas que Germaine mérite plus ce gain que les autres. En particulier, Des-Neiges Verrette montre sa jalousie suite à la trop grande exaltation de Germaine à l’égard de ses timbres : « A’commence à me tomber sur les nerfs avec ses timbres, elle ! » (p.32) Par la suite une didascalie explique qu’elle vole des timbres. Bref, les préjugés et la trahison montrent bien que Tremblay affiche les défauts de ses personnages.

(275 mots)

D’autre part, on aurait tort de dire que Michel Tremblay montre seulement les défauts de ses personnages. Effectivement, l’auteur parle aussi de leurs intérêts multiples. Par exemple, Lisette de Courval parle quelques fois de sa passion pour les voyages transatlantique qu’elle effectue avec son mari. Il y a aussi, à certains moments dans la pièce, les femmes qui participent à des concours de toutes sortes. Elles ont à cœur d’y participer car cela leur donne une impression de pouvoir obtenir du bonheur. Entre autres, les neuf femmes ont un intérêt commun qui est exprimé lors de l’ode au bingo, comme le prouve la citation suivante : « Moé, j’aime ça le bingo! Moé, c’est ben simple, j’adore ça, le bingo! Moé, y’a rien au monde que j’aime plus que le bingo! » (p.65) Dans un même ordre d’idée, l’auteur parle aussi de la misère des femmes. Dans la pièce, les femmes font souvent allusion à leur misère routinière en lien avec leurs corvées ménagères, l’éducation des enfants et leur vie conjugale laissant parfois à désirer. Rose Ouimet exprime bien le fardeau de ces femmes à cette époque et le fait qu’elles ne peuvent pas faire autrement : « Les femmes, sont pognées à’gorge, pis y vont rester de même jusqu’au boute ! » (p.77) En somme, Tremblay ne dépeint pas que les défauts de ses personnages, il mentionne aussi leurs intérêts et la misère des femmes de la pièce.

(240 mots)

Dans un premier temps, il est évident que l’écrivain expose les défauts des personnages par les préjugés des vieilles femmes envers les plus jeunes et la trahison faite par plusieurs des proches de Germaine. Par contre, Tremblay dévoile aussi leurs intérêts variés et la misère vécue par les femmes de sa pièce. En plus, la générosité de certains personnages est présentée dans l’oeuvre. C’est Thérèse Dubuc qui exprime le mieux le don de soi. Malgré sa lourde tâche de femme au foyer, elle prend soin de la mère de son mari qui est une charge supplémentaire à ses nombreuses occupations. Un grand nombre des femmes de la pièce sont unanimes du fait que Mme Dubuc est « une sainte femme » (p.23) et qu’elle est « ben que trop bonne ! » (p.22) Des-Neiges Verrette appuie cette affirmation en mentionnant : « Vous êtes trop charitable, aussi ! Vous vous occupez trop des autres… » (p.26) Donc il est faux de dire que Michel Tremblay ne fait que montrer les défauts de ses personnages dans la pièce Les Belles-Sœurs.

(183 mots)

Total : 698 mots

Dissertation 2

Anaphore (féminin) : Une anaphore est un procédé qui consiste à commencer par le même mot les divers membres d’une phrase. Exemple dans Horace de Corneille (acte IV, scène 6) : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! / Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore ! / Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore ! »

Antiphrase (féminin) : Procédé qui consiste à exprimer une idée par son contraire. L’ironie repose souvent sur l’antiphrase. Ainsi, « Tes résultats au bac sont vraiment exceptionnels ! » dans le sens de « Tes résultats au bac sont vraiment catastrophiques. » est une antiphrase.

Antithèse (féminin) : Une antithèse est un procédé qui consiste à rapprocher deux pensées, deux expressions, deux mots opposés pour mieux faire ressortir le contraste. Exemple dans Ruy Blas de Victor Hugo (acte II, scène 2) : « […] un homme est là / qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ; / qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile […]. »

Comparaison (féminin) : Une comparaison est une mise en relation de deux termes à l’aide d’un terme comparant (comme, tel, semblable à, etc.).

Euphémisme (masculin) : L’euphémisme est une figure très connue qui consiste à remplacer une expression littérale (idée désagréable, triste) par une forme atténuée, adoucie. Exemple canonique : « Il a vécu. » pour « Il est mort ».

Hyperbole (féminin) : Comme l’euphémisme, l’hyperbole est une figure très connue. Elle consiste à mettre en relief une idée au moyen d’une expression exagérée. L’hyperbole est donc une exagération exprimée par l’accumulation, par l’emploi d’intensifs ou par l’emploi de mots excessifs. Ainsi, la phrase « Je meurs de faim » est une hyperbole

Litote (féminin) : Une litote consiste à dire moins pour suggérer davantage. La litote s’oppose à l’euphémisme. Exemple : l’énoncé « Il n’est pas laid. » pour dire « Il est beau. » est une litote.

Métaphore : La métaphore est une figure qui consiste à désigner un objet ou une idée par un mot qui convient pour un autre objet ou une autre idée liés aux précédents par

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