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Commentaire de texte sur le roman Le Colonel Chabert d’Honoré de Balzac

Commentaire de texte : Commentaire de texte sur le roman Le Colonel Chabert d’Honoré de Balzac. Recherche parmi 250 000+ dissertations

Par   •  16 Mars 2013  •  Commentaire de texte  •  687 Mots (3 Pages)  •  640 Vues

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En épousant le comte Ferraud, son amant, elle qui était une « comtesse de l’Empire » devient « comtesse de la Restauration », « une femme comme il faut », et s’adapte ainsi parfaitement aux changements de société qui se sont opérés, la Restauration succédant à l’Empire. En plus de sa fortune, elle dispose désormais d’un nom prestigieux.

La comtesse met tout en œuvre pour émouvoir le colonel et ainsi l’affaiblir. Elle se montre douce, prévenante, et l’un de ses pièges consiste à le faire revenir vers leur passé commun. La scène commence ainsi : « Venez, monsieur, lui dit-elle en lui prenant le bras par un mouvement semblable à ceux qui lui étaient familiers autrefois ». Cette attitude réussit aussitôt : « L’action de la comtesse, l’accent de sa voix redevenue gracieuse, suffirent pour calmer la colère du colonel qui se laissa mener jusqu’à la voiture ». L’emploi de l’expression « se laisser mener » est ici significatif. Dès le début de leur entrevue, ce n’est pas le colonel qui dirige, mais elle. Une fois le colonel pris au piège, revenu vers ses anciennes amours, elle va peu à peu le faire renoncer à lui-même, l’un des premiers points étant de ne plus la considérer comme une épouse mais comme sa fille. Lorsqu’il dit avec amertume : « Les morts ont donc bien tort de revenir ? », elle lui répond : « Oh ! monsieur, non, non ! (…) S’il n’est plus en mon pouvoir de vous aimer, je sais tout ce que je vous dois et puis vous offrir encore toutes les affections d’une fille ». Elle lui fait ainsi perdre progressivement en quelque sorte des morceaux de lui-même jusqu’à l’anéantir complètement : « certes elle voulait l’anéantir socialement ».

Le comte est ce qu’on appelle un personnage in absentia : il fait en effet partie des personnages du roman puisqu’il est un élément de l’intrigue mais il n’apparaît pas dans le roman.C’est un aristocrate qui a émigré pendant la terreur et qui est resté fidèle aux Bourbons. En épousant la « veuve » du colonel Chabert, il a pu restaurer sa fortune. Habité par une « ambition dévorante », il trouve que « sa fortune politique » n’est pas assez « rapide ». Il est « conseiller d’Etat, directeur général » mais désire davantage. Ayant « conçu quelques regrets de son mariage », il serait prêt à répudier son épouse pour s’assurer une position plus avantageuse. Il pourrait devenir pair de France en épousant l’héritière d’un pair de France. Le comte Ferraud fait donc partie des figures cupides et opportunistes du roman, qui représentent un type social décadent de la Restauration.Ainsi, ce personnage est un élément essentiel de l’intrigue car il fait partie des préoccupations majeures de son épouse. Entre lui et le colonel Chabert, elle a depuis longtemps choisi. Le sort du colonel est fortement lié à l’existence du comte Ferraud.

Delbecq n’est ni un personnage très important ni très présent. Delbecq est « un ancien avoué ruiné », très doué pour les affaires comme le montrent les expressions : « homme plus qu’habile », « rusé praticien » ; excellent connaisseur « des ressources de la chicane » : il veut utiliser Ferraud de façon à pouvoir, grâce à lui, devenir président d’un tribunal dans une grande ville ; il pourrait alors faire un bon mariage et

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