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Commentaire Composée porté sur L'alcoolisme Dans le roman L'Assomoir De Zola

Note de Recherches : Commentaire Composée porté sur L'alcoolisme Dans le roman L'Assomoir De Zola. Recherche parmi 234 000+ dissertations

Par   •  14 Avril 2015  •  1 283 Mots (6 Pages)  •  3 167 Vues

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L’alcoolisme

Dans le domaine de la littérature, la deuxième moitié du XIXe siècle et surtout les années autour de 1870, sont marquées par le courant littéraire nommé «naturalisme». Ses représentants sont grandement influencés par les sciences, la médecine expérimentale et donc, aussi par les débuts de la psychiatrie. Les naturalistes proclament la théorie selon laquelle l'écrivain doit surtout «observer» un personnage ou un groupe des personnages dans un milieu précis.

L'Assommoir sera la source des descriptions littéraires sur l'alcoolisme. Le roman, paraît dans le journal Le Bien public en 1876 et il est publié sous forme de livre en 1877. Comme dans le cas de ses autres romans, Émile Zola écrit sur ses observations sur le milieu ouvrier, les faits divers relatifs à la violence causée par l’alcoolisme, le tableau des métiers et les notions sur les conditions de la vie ouvrière.

Je vais me demander comment Zola traite l’alcoolisme, en m’appuyant sur trois points : l’alcool dans le roman, l’alambic et son importance, et finalement, comment l’alcool animalise l’homme.

I. L’alcool dans le roman de Zola.

L’alcoolisme est un thème récurrent et central du roman. Zola en décrit avec précision les ravages : pour rendre son propos le plus réaliste possible, il a été visité les hôpitaux avant de décrire les crises de delirium tremens de Coupeau. Son souci du détail lui a attiré de nombreuses critiques, comme il le rappelle dans la préface.

Il a essayé d’expliquer les mécanismes qui entraînent la consommation de l’alcool. Le vin permet la pérennité de l’ouvrier, l'aide à supporter sa condition sociale : «L’ouvrier n’aurait pas pu vivre sans le vin, le papa Noé devait avoir planté la vigne pour les zingueurs, les tailleurs et les forgerons». L’alambic est présenté à travers une personnification comme une bête mauvaise qui «contamine toute une classe sociale». L’alcool remplace le sang pur ; Goujet qui a du sang pur l’emporte sur Bec-Salé qui ne peut plus lever sa masse.

L’alcool déshumanise. Il fait perdre toute dignité à l'homme, le rebaisse, il suffit de penser à Coupeau qui dort vautré dans ses vomissures. Quand à Gervaise, « pour boire sa goutte », elle va jusqu’à se prostituer. Surtout, l'alcool réveille les instincts de l’être humain, le rend fou et peut le pousser au meurtre : le père Bijard tuera sa fille dans un accès de folie meurtrière. Coupeau victime de delirium tremens est un pantin qui subit une danse infernale que seule la mort pourra arrêter. Il a des hallucinations, des visions horribles. Il est complètement déshumanisé.

Le thème de l’alcool permet d’illustrer le déterminisme des caractères et la thèse naturaliste. Les parents de Gervaise étaient alcooliques, le père de Coupeau était alcoolique. L’alcoolisme est vécu comme une tare familiale ; Zola imagine l’alcool qui circule dans les membres d’une même famille pour les putréfier. Le couple est d’ailleurs placé sous le signe de l’alcool puisqu’ils se donnent rendez-vous à l’Assommoir, la présence de l’alambic semble prédestiner de la destinée du couple.

Zola dénonce les méfaits de l’alcoolisme en l’étendant à toute la classe ouvrière. Il en fait le symbole du malheur de l’ouvrier parisien. La description de l’alambic le représente sous la forme d’un être humain : Zola parle de «son souffle intérieur», «son ronflement souterrain». L’Assommoir devient une force maléfique avec le thème de l’inondation, il représente la destruction de la capitale : «L’alambic (…) laissait couler sa sueur d’alcool, pareil à une source lente et entêtée, qui à la longue devait envahir la salle, se répandre sur les boulevards extérieurs, inonder le trou immense de Paris.»

II. L’alambic.

J’ai trouvé très intéressant le passage sur l’alambic, mais surtout, une partie central pour traiter le thème de l’alcoolisme, en quelque sorte, là où tout commence.

J’ai remarqué d’abord le réalisme dans la description de la machine, mais aussi dans la "parlure" des personnages, qui reflète le langage argotique des ouvriers parisiens de l'époque : une périphrase : "machine à saouler", un juron : "tonnerre

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