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Commentaire Composé du roman La faute de L'Abbé Mouret de Zola

Mémoires Gratuits : Commentaire Composé du roman La faute de L'Abbé Mouret de Zola. Recherche parmi 232 000+ dissertations

Par   •  14 Avril 2013  •  733 Mots (3 Pages)  •  704 Vues

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COMMENTAIRE COMPOSE

Dans la seconde partie du XIXe, le naturalisme se développe. Zola en est le chef de fil. Ce mouvement littéraire vise à reprendre le projet des réalistes et y ajoute une dimension scientifique empruntée à la médecine expérimentale. La faute de l’Abbé Mouret, publié en 1875 est le cinquième volume de la série les Rougons-Macquart. Dans l’extrait soumis à notre étude, Serge Mouret, prêtre, est amnésique suite à une forte fièvre. Il est soigné par la jeune Albine.

Comment l’auteur évoque-t-il le délire de l’Abbé à travers la figure du soleil ?

La première partie de notre commentaire présentera une personnification du soleil, qui entrainera ensuite Serge dans un rêve érotique qui, par la suite, aura une action curative.

Dans le premier paragraphe, l’auteur décrit l’apparition du soleil qui prend l’apparence d’une femme.

Celui-ci est en effet personnifié, tout d’abord parce qu’il progresse comme un être humain. Ainsi possède-t-il « une (dé)marche lente, une approche d’amoureuse » apprend-t-on aux lignes 4 et 5.

D’autre part, les verbes et expressions de mouvement s’accumulent des lignes 2 à 8 afin de dessiner sa lente mais continuelle avancée : « s’avancer, venir à lui, marche lente, approche, quitta, monta, s’étale ».

Les participes présent renforcent également l’impression d’action en cours. Le lecteur a ainsi l’impression de voir le soleil « écornant les vieux meubles, s’amusant aux angles, glissant parfois à terre, étirant ses membres blonds, s’allongeant » ligne 3-5.

Le rythme des phrases coïncide avec le lent mouvement du soleil. Ainsi, leur longueur permet de détailler chacun des mouvements du soleil grâce aux nombreuses virgules, aux verbes d’action et participes.

On assiste ensuite à la personnification filée du soleil dans ces onze premières lignes. Ce dernier prend les traits d’une femme aux « membres blonds », l.5, à la « lenteur voluptueuse », l.6 et à « la chevelure dénouée », l.8. Rappelons que depuis bien longtemps la femme blonde est le symbole de la perfection féminine en littérature.

Enfin, ces évènements sont vécu à travers le regard de Mouret, c’est lui qui voit et suit la marche lente du soleil. Le choix du point de vue interne, renforce l’impression chez le lecteur de vivre la scène.

Mais il ne s’agit pas seulement d’une personnification, car peu à peu cette évocation du soleil prend l’allure d’une étreinte amoureuse.

Au cours du texte, la personnification du soleil est assimilée à une rêverie érotique.

Des expressions traduisent une rencontre entre le soleil et Serge. Par exemple, les termes employés aux lignes 4-6 : « une approche d’amoureuse », « une lenteur voluptueuse », « une désir

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