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Commentaire Composé Sur le roman Thérèse Raquin d'Emile Zola

Mémoires Gratuits : Commentaire Composé Sur le roman Thérèse Raquin d'Emile Zola. Recherche parmi 242 000+ dissertations

Par   •  4 Novembre 2013  •  3 596 Mots (15 Pages)  •  1 949 Vues

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Né en 1840, Emile Zola abandonne ses études et décide de gagner sa vie. Après une incursion dans le « monde de l’édition », il se lance dans le journalisme et écrit, en 1867, son premier grand romain, Thérèse Raquin. Ce roman naturaliste et tragique raconte l’histoire de Thérèse, une jeune mercière vivant avec son mari, Camille, gravement malade, ainsi que sa belle-mère, Madame Raquin. C’est une famille sans histoire et ayant un revenu suffisant pour subvenir à leurs besoins. Cependant, l’arrivée de Laurent va bouleverser la vie banale du foyer et plus particulièrement celle de Thérèse. L’adultère et le mensonge vont peu à peu devenir un serment entre les deux amants, jusqu’au jour où, à bout de patience et fou d’amour, ils décident de tuer Camille afin de pouvoir vivre ensemble. Néanmoins, les hallucinations, la culpabilité et la peur vont être la cause d’une « descente aux Enfers » qui se terminera par la mort des deux amants. Cependant, en quoi le meurtre de Camille contraste-t-il avec son décor ? En premier lieu, nous nous intéresserons au lieu du meurtre et à l’atmosphère qu’il dégage. Ensuite, nous étudierons les sensations des personnages durant la totalité des faits ainsi que les circonstances du meurtre. Enfin, nous analyserons le contraste entre les deux sujets évoqués précédemment.

Tout d’abord, le cadre spatial est un élément essentiel du roman mis en valeur par de nombreuses descriptions, permettant de présenter l’espace romanesque.

D’une part, dans ce passage du récit, l’auteur illustre de manière assez sombre le lieu en le présentant avec des « grandes ombres » tombant des arbres ainsi que des « eaux noires sur les bords » de la rive (l.12). A première vue, ce lieu ne donne pas envie de le regarder, néanmoins une antithèse avec le clair-obscur l’illumine et lui donne un aspect magique; la venue du « crépuscule » (l.12) ainsi que les « larges traînées d’argent pâle » (l.13) sont des expressions fines qui estompent l’atmosphère ténébreuse qui se dégage du lieu. « Laurent […] laissa descendre le canot au fil du courant » (l.16) est une citation qui laisse imaginer un esprit de paix. Ce paysage peut également faire penser au tableau de Gustave Courbet, Miroir d’Ornans, où seul le cours d’eau de la rivière est éclairé. De plus, Zola agrémente son « tableau » d’une mélodie toujours aussi maussade avec les sons des « bruits des quais » qui s’adoucissaient ainsi que des « cris » et des « chants » qui arrivaient, « vagues et mélancoliques, avec des langueurs tristes » (l.12/13). Cela donne un effet de tristesse et de mollesse. Par ailleurs, on peut ajouter à cet air, une odeur sans vie car les parfums quotidiens comme la « friture » ou la « poussière » disparaissent pour laisser place à des « fraîcheurs » (l.15) n’ayant aucune âme.

D’autre part, Zola accentue le côté laid du lieu en utilisant des adjectifs de couleurs péjoratifs tels que « rougeâtre » (l.17/24), « brun taché de gris » (l.17), « blanchâtre » (l.19) et « laiteux » (l.26). Ces couleurs connotent la mocheté et la saleté, ce qui donne un sentiment de dégout. En plus, on peut remarquer les champs lexicaux de la mort et de la maladie ; « arbres vieillis » l.20), « la mort » (l.21) et « dernières lueurs » (l.24). On a l’impression que le temps va s’arrêter d’un moment à l’autre, sans prévenir. Emile Zola utilise aussi de nombreuses figures de style comme les personnifications ; «l’eau et le ciel semblaient coupés dans la même étoffe blanchâtre » (l.18/19), « l’air frissonnant » (l.20), « les arbres vieillis jettent leurs feuilles » (l.20), « les rayons pâlissent » (l.20),). Ces personnifications donnent vie à la nature, vue qu’elle semble la seule vivante sur Terre même si elle est âgée. Il utilise aussi des hyperboles pour confirmer le côté accablé de la rivière comme « souffles plaintifs de désespérance » (l.22). Par ailleurs, l’auteur se sert d’oxymores notamment avec « douloureusement calme » (l.19), pour dire que le lieu est tranquille mais néanmoins, il renferme de la douleur en lui, comme si on l’avait fait souffrir. On peut également rencontrer des verbes qui connotent l’absence et le silence ; « se taisaient » (l.23), « quitter » (l.24), « simplifiait » (l.25) et « s’effaçait » (l.26). Ces verbes dévoilent peu à peu ce qui va se passer. On pourrait donc croire que seule la nature connait notre destin et que seule elle peut l’interpréter. « La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids » (l.20/21) valide l’hypothèse énoncée ci-dessus ; la nature « sent » le futur, par conséquent elle est personnifiée.

Enfin, on peut dire que le paysage se noirci au fil de la description car au début. Il y a ainsi une gradation permettant de préparer le lecteur. Cela permet aussi de garder le suspense et de ne pas dévoiler instantanément les péripéties. En conclusion, la

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