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Dissertation sur le travail et la technique

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Par   •  11 Avril 2023  •  Cours  •  2 753 Mots (12 Pages)  •  428 Vues

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Commentaire de txt sur Descartes

Introduction

Faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux est un enjeu essentiel dans la perception que nous avons des chose afin de les comprendre et de les maîtriser. On voit ici que Descartes veut “vaquer” à la recherche de le vérité (l.3-4) afin de voir si il y aura une démarche qui pourra être fructueuse. La question est donc de savoir si il y a, oui ou non, une vérité des choses et si une tel vérité serait saisissable par l’esprit humain. C’est à la ligne 19 du texte que cette vérité est trouvée et énoncée, car Descartes nous dit cette phrase devenue célèbre : “Je pense donc je suis”, cette phrase peut être considérée comme le premier principe de la philosophie recherché (l.22).

En quoi consiste ce premier principe ? Qu’est ce qui garantie son infaillibilité du pdv de la connaissance? Qu’est ce qui garantie son caractère indubitable ?

Dans un 1er temps ligne 1 à 7, Descartes nous dit que la recherche de la vérité (l.4) ne peut pas supporter que l’on s’appuie sur des opinion “fort incertaines” L2. Contrairement à ce qui se passe dans le domaine des mœurs, c’est a dire dans le domaine des habitudes courantes. Ainsi, nous dit Descartes, tout ce qui présentera “le moindre doute” L6, du point de vue de la recherche théorique devra être rejetée comme “absolument faux” l.5.

Si ce qui est douteux doit être rejetée, somme nous sur de pouvoir atteindre quelque chose “d’entièrement indubitable” L7 ?

On voit que, dans la 2ème partie du texte ligne 7 à 17, on voit que Descartes va tout rejeter comme étant faux à partir d’une démarche en 3 temps : D’abord ligne 7 à 9, se sont nos sens qui nous trompent quelques fois qui se trouve rejetées; Dans un deuxième sous moment, de la ligne 9 à 13, ce sont nos raisonnement qui sont taxés de paralogismes, de fautes de raisonnement; Dans un dernier temps de cette troisième partie, ligne 13 à 17, ce sont toutes nos idées qui sont réduites au rang d’illusion: la moindre idée que nous aurions serait illusoire.

Comment, à partir d’une tel remise en question de toute chose, pourra on parvenir à ce que Descartes escompte, à savoir, le fait de trouver un principe absolument infaillible/indubitable ?

Pourtant dans un troisième moment, ligne 17 à 23, un coup de théâtre “s’opère” car c’est au moment où il croit que tout est faux, qu’apparait dans le creuset du doute l’infaillibilité de cette certitude: “je pense donc je suis”.

Qu’est ce que ce principe a de si certain? pourquoi serait il plus fiable que n’importe opinion douteuse ?

Partie 1 (ligne 1 à 7)

Descartes commence par remarquer une attitude que nous avons dans le domaine des mœurs: nous suivons des opinion “qu’on sait fort incertaines”, et que l’on considère pourtant comme étant “indubitable” (l.3). On pourrait ce demander, pourquoi agissons nous de la sorte ?

Les mœurs concernent le domaine de l’action. elles désignent tout ce qui va être de l’ordre du comportement. Or notre comportement habituelle est fait d’habitudes / des acquisitions qui sont quasiment de l’ordre du réflexe. Cependant le propre d’un réflexe c’est d’être sans réflexion; un réflexe physiologique est irréfléchie, toutes nos habitudes s’appuie sur des croyances. Or, une croyance va présenter cette double caractéristique : 1 elle est considérée comme certaine, 2 d’être irréfléchie. Ce sont des opinions.

D’un point de vue morale il est nécessaire de s’appuyer sur des croyances car si on réfléchissait tout le temps on ne serait pas capable d’agir. Dans les premières lignes de ce textes ils semblerait qu’il y est une contradiction supposée entre les domaines pratique et théorique: du point de vue des mœurs ont peut agir sans vérifier, mais du point de vue de la connaissance théorique ont ne peut pas se contenter d’accepter les choses sans les vérifier. C’est là que le fait de “ vaquer seulement à la recherche de la vérité” (l.4) va implique un changement d’attitude : on ne peut pas se contenter de considérer comme certain ce qu’on aurait pas vérifié, contrairement à ce qu’on fait tout le temps, habituellement dans nos actions quotidiennes.

On rencontre ici quelque chose qui à déjà était rencontrée dans le livre 3 du discoure de la méthode quand Descartes se proposait de se donner une morale provisoire: la démarche de Descartes est tellement radicale (savoir si il y a une vérité absolue et si on peut la connaitre) que, pour continuer de vivre normalement, Descartes se donne une morale provisoire qui lui permet d’agir en fonction de ce qu’il croit et non de ce qu’il doit savoir. C’est que le domaine pratique de l’action est celui de la croyance alors que le domaine théorique de la science est celui du savoir qui dépasse la croyance. C’est pour ça que ligne 4 et 5, Descartes nous explique qu’il va faire tout le contraire de ce qu’il faisait avant: il s’agit ici de considérer la vérité non pas à partir des opinions liées à l’actions; mais il s’agit de considérer la vérité à partir d’elle même, c’est à dire à partir de la connaissance du vrai. Pour ce faire, Descartes propose une méthode pour essayer de rechercher le vrai : il faudra rejeter “comme absolument faux” tout ce qui pourra présenter “le moindre doute” (l. 5 et 6).

La méthode que Descartes se propose de suivre est paradoxale et radicale: paradoxale parce qu’il s’agit de rechercher la vérité (l.4) et ce que Descartes va faire c’est de passer par le faux pour trouver le vrai (l.5). Une méthode radicale parce que tout ce qui présentera “le moindre doute” (l.6) va être rejetée comme “absolument faux” (l.5). Ici l’adverbe absolument montre que la démarche de l’auteur est sans nuance, c’est à dire que sa démarche est sans gradation, sans différence de degré. Quand on parle du vrai et du faux il n’y a pas pour Descartes de nuance; ça veut dire que les chose ne peuvent pas être un petit peu vrai ou un petit peu faux. Il y a ici toute la critique que Descartes fait à l’encontre de la disputatio, c’est à dire l’art d’argumenter pratiqué par la philosophie scholastique du moyen âge pour un savoir, qui, selon Descartes, est un savoir incertain.

La radicalité de la démarche cartésienne c’est d’aller à la source de la connaissance, cette source est mathématique. En 1628, Descartes écrit les Règles pour la direction de l’esprit, dans lequel il explique que le savoir doit être mathématique, car pour Descartes la nature est mathématiques. Les mathématiques sont un raisonnement par nécessité et pour Descartes la nature ne fait pas n’importe quoi, elle obéit à des règles nécessaire, c’est à dire que les lois de la natures sont mathématique. Lorsque que nous faisons des mathématiques, nous ne faisons que décrypter la nature. Les mathématiques sont ou vrai ou fausse et la question de ce texte c’est de savoir si un principe de cette nature peut être accrédité en philosophie, du point de vue de la connaissance générale du réel. La question qui se pose est la suivante: comment en partant de se qui est douteux et que l’on va ensuite taxer de faux, comment est ce qu’on pourra parvenir à quelque chose d’indubitable (l.7) ? Comment en regardant vers ce dont on peut douter, parviendra t on à sortir du doute ?

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