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Suffit-il d’observer pour connaître ?

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Par   •  24 Février 2026  •  Dissertation  •  3 197 Mots (13 Pages)  •  10 Vues

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Suffit-il d’observer pour connaître ?

Intro

L’observation est l’action de considérer avec une attention soutenue afin de mieux connaître. Cette action d’observation est fondamentale à notre développement en tant qu’être humain. En effet, c’est ainsi que dès la petite enfance nous apprenons à appréhender le monde, c’est également en observant nos parents que nous apprenons à agir par un mécanisme de copie. Il semblerait donc que l’observation peut entraîner une connaissance des comportements à adopter. On peut donc se demander si toute connaissance nécessite forcément une observation antérieure ou au contrainte si toute observation est synonyme de connaissance. Il faut déjà bien différencier l’action d’observer impliquant une certaine réflexion et un acte volontaire de la part de l’individu, de l’action de voir qui fait seulement appel à l'un de nos cinq sens. Ainsi, on dégage ici l’idée que l’observation n’est pas juste le fait de voir, mais bien le fait d’étudier quelque chose afin d’en constater son essence, ses particularités. La connaissance, elle, signifie le savoir précis d’une chose, d’un principe, le fait d’en savoir les particularités, les conséquences, les causes, les origines et finalement toutes ses spécialités. Connaître implique donc d'avoir une idée précise et exhaustive d'une chose. Connaître est également le fait d’avoir fait l’expérience, ou avoir conscience d’une chose d'où le fait qu’on puisse demander à quelqu’un s’il connaît une autre personne. Donc, il semblerait que l’observation soit un des éléments absolument nécessaires pour émettre une connaissance quelconque puisqu’il paraît au premier abord qu’on ne peut pas connaître une chose sans ne l’avoir jamais constatée et observée. Peut-on connaître une chose sans ne l’avoir jamais observée ?A l’inverse, on peut se demander ce que serait une connaissance basée sur aucune observation, ne serait-elle pas uniquement abstraite, théorique, détachée de la réalité et complètement illusoire ? L’observation parfois biaisée d’une chose permet-elle d’acquérir un savoir général ? Comment vérifier le lien entre l’observation et la connaissance ?

Nous verrons d’abord qu’il faut observer pour connaître, puis nous nuancerons en expliquant pourquoi l’observation seule n’est pas suffisante pour connaître. Finalement, nous verrons que la relation entre l’observation et la connaissance doit être vérifiée afin d’établir un réel savoir..

I- L’observation est suffisante pour connaître

A- Pour connaître, il faut d’abord l’observer = retour aux explications de l’intro. Donc comme expliqué précédemment, lors de la petite enfance, l’apprentissage se fait surtout par l’observation et ainsi l’expérience de la chose. (ex cube avec des formes dans lequel seul les objets de même forme peuvent entrer ou les nombreux jeux). En effet, l’enfant apprend principalement de 3 façons : l’imitation, l’expérimentation, et l’observation. C’est aussi en observant que l’enfant acquiert une connaissance des comportements et des réactions à avoir en société. Un des exemples marquant de cette observation est la "leçon de chose” qui est un principe éducatif du XIXe consistant à partir d’un objet concret pour faire acquérir à un élève une idée abstraite. L’enfant part donc bien de l’observation et de l’expérience qui sont fortement liées, puisqu’en expérimentant on constate et on observe les résultats de l’expérience produite. L’observation semble donc être une étape vitale à la connaissance sinon celle-ci serait entièrement théorique et illusoire puisque détachée de la réalité. De plus, si la connaissance était complètement exclue de l’étape de l’observation et de l’expérience, il serait impossible de valider sa valeur de vérité. L’observation est donc nécessaire et à l’origine de chaque connaissance, puisque connaître, c’est connaître quelque chose ce qui signifie que la connaissance ne peut pas être purement basée sur la raison.

B- De plus, tout comme les sciences, l’objectif de la science c’est d’être objectif . L’objectivité est ce qui existe en-dehors de l’esprit, ce qui est indépendant de l’esprit , par sa définition l’objectivité s’oppose donc à la subjectivité qui est ce qui ne concerne qu’un sujet. L’observation se veut donc le moins biaisé possible, c’est-à-dire qu’elle doit être dépourvue de croyances et de préjugés. C’est donc sur ce principe que de nombreuses sciences se basent. En effet, de nombreuses connaissances que nous possédons du monde sont issues de la méthode de la déduction qui s’appuie sur l’induction. C'est-à-dire qu’on va s’appuyer au début sur une observation d’individus. Par exemple, on observe que chaque humain de manière individuelle meurt. A partir de cette multitudes de cas particuliers, on déduit une loi générale qui stipule que tous les hommes sont mortels. Parce que j’ai observé que tous les hommes mourraient, j’ai obtenu la connaissance de la mortalité de l’homme. Un célèbre exemple de raisonnement est le syllogisme qui est composé de 3 propositions donc 2 principales ainsi que d’une conclusion. Un exemple, serait “tous les hommes, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel”. Ainsi, en observant de manière individuelle chaque cas, on en déduit une connaissance générale qui va nous permettre de mieux connaître l’ensemble du monde par la suite puisque chaque connaissance va pouvoir être mobilisée afin de faire de nouvelles déductions. Il semblerait donc ici que l’observation soit primordiale afin d’obtenir une connaissance objective de phénomènes naturels et scientifiques. Ainsi des sciences telles que l’éthologie ou la sociologie sont principalement basées sur l’observation.

C- Comme nous l’avons expliqué, ces sciences sont basées sur le principe de déduction. C'est-à-dire que comme le dit le philosophe Claude Bernard dans Introduction à la médecine expérimentale » Toute la connaissance humaine se borne à remonter des effets observés à leur cause”. Cette idée avait été notamment évoquée par Aristote qui vient cependant la nuancer. En effet, pour ce dernier il n’y a connaissance que par la cause. C’est à dire que tant que je ne constate que les effets, et les conséquences mais que je ne comprends pas leurs causes, alors je ne possède pas de réelle connaissance. Il semblerait donc que contrairement à ce qu'auraient pu dire les empiristes, l’observation seule ne suffit pas pour établir une connaissance puisque la connaissance est un saut dans le théorique.

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