Seconde préface (1787) de la Critique de la raison pure, Kant
Fiche de lecture : Seconde préface (1787) de la Critique de la raison pure, Kant. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar morganeledur • 19 Septembre 2026 • Fiche de lecture • 381 Mots (2 Pages) • 9 Vues
Seconde préface (1787) de la Critique de la raison pure, Kant
Introduction : Dans cette seconde préface, il repart de la question de l’orientation de la raison. La critique ne doit pas être seulement négative et fermer les portes de l’investigation métaphysique. Kant se veut « géomètre » et pose des limites de la Raison. Les limites de la Raison spéculative sont en même temps la voie ouverte à la découverte du supra sensible par la Raison pratique. En 1788, Kant publie la critique de la raison pratique qui répond à la question morale : que dois-je faire ? La raison sera la faculté sollicitée pour fonder les règles que la volonté devra suivre pour être morale.
Problématique : à quelle condition de possibilité pouvons-nous penser la métaphysique comme science ? Quel chemin doit-elle emprunter pour se réaliser et s’affirmer légitimement comme science ? Peut-elle suivre le chemin ou la méthode des autres sciences ? Quel sera l’objet de cette science ? La portée de ce texte est tout autant épistémologique qu’éthique.
La Raison est à elle-même son propre objet. L’objet scientifique est déterminé à priori (= indépendamment de toute expérience). Cette détermination est pure en mathématique tandis que la physique doit d’abord accepter le donné concret de l’expérience. La physique sera donc une science seulement en partie pure.
3 moments clés dans la constitution d’une science :
• La rupture avec l’expérience et l’observation (la proportionnalité ne se voit pas)
• La formulation des hypothèses (construite par la Raison seule, a priori)
• La procédure démonstrative qui conclut à la nécessité et à l’universalité de la vérité (en dehors et indépendamment de toute expérience qui ne livre que du particulier et du contingent)
On notera que Kant s’inscrit là dans la filiation métaphysique de Platon (« Nul n’entre ici s’il n’est géomètre ») sur la nécessité de l’abstraction comme critère de scientificité d’une science : les mathématiques se constituent en science en s’autonomisant de toute pratique, de tout souci empirique. Mais il se sépare de Platon en montrant que « l’on ne connaît avec certitude que ce qui dérive de la raison ». C’est le sujet qui construit la vérité de l’objet par ses concepts a priori. La science construit son objet. Il n’est pas donné comme en témoigne l’objet mathématique.
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