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Géopolitique - Le conflit Ukraine -Russie

Cours : Géopolitique - Le conflit Ukraine -Russie. Recherche parmi 263 000+ dissertations

Par   •  2 Juin 2019  •  Cours  •  1 290 Mots (6 Pages)  •  237 Vues

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Quand l'Union Soviétique éclate en 1991, l'Ukraine qui avait toujours gardé un fort sentiment national, devient enfin indépendante. L'Ukraine est l'exemple type du torn contry, un pays déchiré entre ces influences russes et européennes (comme le Mexique entre l'Amérique Latine et les États-Unis  ou la Turquie entre l'Europe et l'Asie). L'Est du pays est pro-russe et l'ouest plus tourné vers l'Ouest. Mais l'Europe plus préoccupée par son élargissement (ou de sa réunification) ne lui à guère prêter attention. C’est pour cela que son économie et sa diplomatie sont restées proche de celle de la Russie.

        En 2004, les pays de l'ex-Union soviétique sont touchées par des « révolutions de couleurs » (rose en Géorgie, orange en Ukraine). Les anciens dirigeants pro-russe, critiqués comme peu démocratique et très corrompus sont remplacés. A Kiev, le pro-occidental Viktor Iouchtchenko l'emporte face au pro-russe, Viktor Ianoukovytch. L'élection de Iouchtchenko a été favorisée grâce à des ONG américaines (au nom de la protection de la démocratie), ce que Moscou dénonce comme une ingérence étrangère. Iouchtchenko dirge l'Ukraine de 2005 à 2010

        Mais les espoirs de réformes, de développement économique et de lutte contre la corruption sont vite déçu. En effet en 2010, le pro-russe Ianoukovytch reprend le pouvoir. Il se sert de la justice du pays contre les opposants politiques, la corruption n'a jamais été aussi bonne et l'économie stagne. Il entame des négociations pour un accord de partenariat avec l'Union Européenne, soutenue par la population qui y voit un espoir d'adaptation des normes européennes à l'Ukraine ainsi qu'une démocratisation et une meilleur gestion. Mais craignant de perdre son influence (puisque l'accord ne laisse peu d'espoir d'échange avec la Russie), Moscou fait une offre supérieure et Ianoukovytch suspend les négociations avec l'Europe. Cela marque alors le début des gigantesques protestations sur la grande place de Maïdan à Kiev, qui donne lieu à des affrontements. Une médiation germano-franco-polonaise permet de trouver un accord entre l'opposition et le pouvoir, mais les plus radicaux le refusent, ce qui débouche sur la fuite et la destitution du président pro-russe, le 22 février 2014. Un nouveau gouvernement hostile à la Russie se met en place et prétend vouloir enlever au russe le titre de langue nationale. De nouveau heurts entre pro-russe et anti-russe éclatent. Vladimir Poutine dénonce un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine et ne reconnaît pas les nouvelles autorités.

En mars 2014, la Crimée, qui a été rattachée à l'Ukraine en 1955 par le dirigeant Nikita Khrouchtchev puisque les frontières internes à l'URSS ne comptait pas, dont sa population est russophone et où se trouve la base navale russe de Sébastopol (stratégique et vitale pour la flotte russe) se déclare indépendante de l'Ukraine et son rattachement à la Russie.

        Les Occidentaux jugent cette annexion comme la première modification frontalière due à un coup de force depuis 1945, et érigent des sanctions envers la Russie. Moscou, elle, déclare faire respecter le droit des peuples à disposer d'eux-même. On retrouve cette situation mais à front inversé lors de la guerre du Kosovo, où c'était les occidentaux qui défendaient le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes des Kosovars alors que les Russes plaidaient pour l'intégrité territoriale de la Yougoslavie. Le climat se dégrade rapidement et certains parlent alors du retour de la guerre froide. De plus des enclaves indépendantistes se forment à l'est de l'Ukraine avec l'aide la Russie (Donbass). Les populations de la région craignent d'être privées de leurs droits par Kiev. Les autorités en place dans la capitale refusent de négocier avec ceux qu'ils qualifient comme des terroristes. Des combats entre l'armée ukrainienne (mal équipée) et des milices font 6 000 morts, dont de nombreux civiles. La Russie a gagnée la Crimée mais a perdu l'Ukraine où le sentiment de menace a renforcé un sentiment hostile à la Russie. Les régions indépendantistes du Donbass sont un fardeau dont personne ne veut. La Russie a construit un pont reliant la Crimée au territoire russe et affirme sa souveraineté sur la mer d’Azov. Le conflit est en train de se transformer en un conflit geler et de basse intensité. En 2014, Porochenko est élu président de l’Ukraine. A l’occasion du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie, Porochenko rencontre le président Hollande, l’allemande Merkel et le président Poutine. Les deux occidentaux arrivent à leur faire signer à Minsk en février 2015, un accord de cessez-le-feu, qui ne règle pas le conflit mais fait baisser les tensions. Toutefois des affrontements de basses intensités continuent.

        Les États-Unis, les pays de l’Organisation de Traité de l’Atlantique Nord, les pays baltes et la Pologne craignent que la Russie continue sa poussée vers l’Ouest. Les autres pays européens estiment nécessaire une solution diplomatique. Les sanctions économiques imposaient par les États Occidentaux affaiblissent la Russie mais ont également des conséquences négatives sur les pays européens, de plus elles sont sans conséquences majeures pour les États-Unis. Lors de sa campagne électorale, Donald Trump laissa entendre qu’il mettrait fin aux sanctions, pourtant une fois élu il les a maintenus, sous pression des militaires qui l’entourent. De plus Poutine a vu sa popularité interne fortement augmentée, grâce à l’annexion de la Crimée qui a flatté le patriotisme russe.

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