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Absolutisme et nationalités

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Par   •  22 Mars 2016  •  Cours  •  853 Mots (4 Pages)  •  454 Vues

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Absolutisme et nationalités

 

Introduction:

  • Accroche: Un truc sur la Révolution française et le lien nationalisme-libéralisme (genre le cri de Valmy+ rappel de la conception française de la nation,  ou une connerie comme ça).
  • Définitions:
  • Absolutisme:Un régime politique dans lequel le chef de l’Etat détient tous les pouvoirs et est au-dessus des lois.
  • nationalités: Appartenance juridique à une nation. Le principe de nationalités en découle (l’idée libérale du “droit des peuples à disposer d’eux-même”).
  • Problématisation:
    Les bornes du sujet sont 1814 (remise en place d’un statu quo ante après l’épopée napoléonienne) et 1871 (l’unification de l’Allemagne, malgré ses différends religieux internes et au détriment de l’Autriche absolutiste, et de l’Italie, qui proclame Rome, ancien territoire des Etats pontificaux, comme la capitale du Royaume). Le XIXe semble voir les régimes absolus être déstitués les uns après les autres et en parallèle voit les régimes basés sur une souveraineté nationale éclore au sein de l’Europe médiane. En quoi l’idée nationale vient-elle mettre fin à l’absolutisme dans l’Europe médiane du XIXe ?

I- 1814, Réstauration à l’échelle européenne d’un absolutisme affaibli

  • A/ Une crise de la conscience européenne qui a déjà eu lieu
    Dans Crise de la Conscience européenne,P.Hazard développe sa thèse selon laquelle entre XVIIe et le XVIIIe, il y a eu un basculement dans la pensée des Européens. On passe de la pensée de Bossuet à celle de Voltaire. Le principe de droit divin de l’absolutisme est donc déjà remis en cause dans les élites.
  •  Napoléon est un vrai “Robespierre à cheval” (Mme de Staël). Il va diffuser par son épopée les idées de la Révolution. Au point que ses nouveaux sujets vont se révolter contre lui (cf. aubergiste Andreas Hofer, 1808 dans le tyrol, qui finira par se faire fusiller par les soldats napoléoniens). Les idées libérales (politiquement) sont déjà là.

II- Le VorMarz, le statu quo ante ou comment permettre une alliance des libéraux et des patriotes

  • A/ Des institutions légitimistes fragiles
    Mise en place de la Sainte-Alliance (Sept. 1815, avec la France en plus à partir de 1818 et du Congrès de Vérone). Mise en place du Pacte de Chaumont (avec le RU, puissance libérale: paradoxe déjà). Ainsi, dés 1825, ces pactes sont remis en cause: la Russie et la France soutiennent les Grecs+ Les Anglais soutiennent les révolutions sudaméricaines. Le légitimisme est comme Drake... (fragile).
  • B/ La marginalisation des libéraux et des patriotes: comment provoquer une alliance puissante
    L’ordre metternicien vient punir tout acte libéral. Pie VIII publie Traditi humiliati nostrae (1829) dans lequel il condamne les libéraux et les carbonari. La police a des activités de plus en plus intenses en Autriche (d’où le style de vie Biedermeier= épanouissement à l’intérieur du logis). Sont chassés dans toute l’Europe, les libéraux et les patriotes (Burschenschaft (1817-1820); carbonari italiens (1820-1831); les républicains espagnols(1823)). Les deux mouvements politiques, déjà proches l’un de l’autre (puisque pensée politique libéral considère le peuple comme le souverain réel, cf. Hobbes, De Cive ou Rousseau, Du Contrat Social). Cette marginalisation ne peut que les rapprocher encore.  

III- La nationalisation officielle, “Il faut que tout change pour que rien ne change” (la nation comme nouveau Dieu)

  • A/ Les nationalités, ou la tombe du néo-absolutisme
    Après les révolutions de 1848, impossible pour les Etats encore absolutistes de faire comme si la question des nationalités n’était pas importante (cf. Autriche fait un recensement linguistique en 1848) or reconnaître les nationalités s’est reconnaître l’existence de peuples et les volontés générales de ces peuples. Le Pape Pie IX s’est proposé comme chef possible d’un nouvel Etat italien mais il ne peut pas se brouiller avec l’Autriche, puissance catholique, du coup il reste là comme un débile à ne savoir quoi choisir entre Dieu et la Nation. Conséquence: il doit accorder une constitution aux Etats pontificaux le 15/11/1848. L’Autriche l’a compris et décide à partir de 1850 de germaniser l’Empire (1850, allemand comme langue officielle de l’enseignement primaire et secondaire), sauf que l’empire n’est composé qu’à 24% d’Allemands. Comprenant la nationalisation impossible, François-Joseph accorde peu à peu plus de libertés aux nationalités (Diètes en 1860 et constitution hongroise, même si elle ne sera jamais appliquée) jusqu’à l’Augsleich (la séparation des Deux Couronnes en 1867): défaite du Néo-absolutisme.
  • B/ Sadowa, la victoire des dynastes nationalisés
    Sadowa (03/07/1866) marque la victoire de la Prusse sur l’Autriche dans le processus de construction d’un Etat allemand. Mais elle incarne aussi la victoire des dynastes faisant reposer leur légitimité sur un nationalisme officiel (Anderson, L’imaginaire national). La Prusse, ne voulant pas d’un libéralisme, a compris qu’il lui fallait remplacer la légitimité divine par une légitimité nationale (tout en basant cette légitimité sur un nationalisme objectif, et non subjectif puisque celui-ci implique une conception libérale). D’où la phrase du Guépard de Visconti “Il faut que tout change pour que rien ne change” (comprendre il faut remplacer le “parce que Dieu le veut”, par un “parce que la Nation le veut”).

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