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Les inaptes au travail

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Par   •  3 Juin 2026  •  Discours  •  1 447 Mots (6 Pages)  •  10 Vues

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Oral du brevet

INTRODUCTION

Dans le cadre de l’oral du brevet, j’ai choisi de vous présenter une œuvre qui m’a particulièrement touché et qui s’intitule « Les inaptes au travail ».

Ce dernier a été réalisé par M. David Orlère et je vais essayer à travers de cette œuvre de vous démontrer comment l’auteur a réussi à transmettre l’horreur de la guerre à travers son tableau ?

  1. Pour commencer je vais vous présenter rapidement l’origine de cette œuvre et son auteur,

  1. ensuite je poursuivrai par une description et une interprétation de l’œuvre avec notamment un regard beaucoup plus personnel

  1. Et enfin je terminerai par une mise en relation de cette œuvre avec une autre œuvre dans le cadre d’une analyse comparative et les sentiments que j’ai pu ressentir et éprouver à l’examen de ce dernier.
  1. Présentation de l’œuvre et de son auteur :

David Orlere est issu d’une famille juive de Varsovie, il est né en Pologne en

1902 et mort en 1985 en France. (à l'âge de 83 ans).

En 1943 il est arrêté par la police en France et emmené à Drancy pour être déporté dans le camp de concentration d’Auschwitz.

Il est tout de suite affecté à une tache particulièrement horrible : le « sonderkommando » (camp d’extermination) qui consiste notamment à extraire les corps des victimes des chambres à gaz. On peut s’imaginer à quel point ce travail forcé a pu marquer l’esprit de l’auteur.

Connu pour son talent de dessinateur, il retient l’intérêt des agents SS (La Schutzstaffel « escadron de protection »), et c’est de cette manière qu’il échappe ainsi à une mort programmée.

Son œuvre témoigne de l’horreur et de la réalité des atrocités menées par les nazis à l’encontre des juifs d’Europe, au sein des camps d’extermination. Son œuvre majeur n’a pas été peinte pendant la seconde guerre mondiale, mais a été réalisée 5 ans après la

fin de la guerre, en 1950.

Plus précisément cette œuvre a été réalisée après le procès de Nuremberg (20 novembre 1945) durant lequel des criminels de guerre nazis ont été jugés et condamnés pour des crimes contre l’humanité. Cependant durant les années 1950, de nombreux responsables ne sont pas encore jugés et certains sont encore en liberté. L’auteur fait donc partie de cette catégorie de survivants des camps de concentration qui a souhaité témoigner de cette expérience effroyable à laquelle il a personnellement assisté, afin que nul n’oublie ces atrocités.

  1. A présent nous allons passer à travers une seconde partie, la description détaillée de l’œuvre et à son interprétation.

Ce tableau témoigne de toute l’horreur de la Shoah et de ce qui se passait dans les camps de concentration, en particulier au moment de l’arrivée de nouveaux prisonniers juifs et au moment où ils subissaient la sélection avec d’un côté ceux qui étaient destinés au travail forcé (les valides) et de l’autre, ceux qui étaient destinés à la mise à mort (les invalides, c’est à dire femmes, enfants et personnes âgées).

Ce tableau montre une réalité historique tout en étant marqué par le symbolisme. (…)

Ce tableau est une huile sur toile qui mesure 162 cm de longueur sur 131 cm de largeur, le tableau est conservé au Mémorial de l’héritage juif à New-York.

Au 1er plan de ce tableau on distingue une famille complètement exténuée.

Les regards sont horrifiés par la fatigue et le mal qui les attends.

Ces personnes portent encore leurs vêtements civils et quelques bagages. On devine qu'ils arrivent d'un de ces convois de la mort et qu'ils ont déjà "passé les sélections". Ils font sans doute partie des invalides destinés aux chambres à gaz.

On peut voir une femme âgée avec deux enfants de chaque côté d'elle. Un petit garçon et une maman avec un nouveau-né dans ses bras. Si l’on regarde plus attentivement les visages de ces personnes, on peut s’apercevoir que les bouches sont ouvertes et traduisent l’horreur de la situation, comme un cri muet poussé par les plus jeunes. La vielle dame est la seule qui n’a pas la bouche ouverte parce qu’ elle sait davantage ce qui les attend. On s’aperçoit que les traits tirés font ressortir le découragement, l’abattement et la fatigue intense de ces personnes lors de leur arrivée au camp.

Cette dernière est sans doute due aux trajets très éprouvant qu’ils ont effectué durant plusieurs jours dans des trains de la mort au sein desquels règnent la faim, la soif, la

promiscuité, le froid ou la chaleur selon les saisons.

Au-dessus de cette famille et toujours au premier plan, plane un spectre qui domine les déportés et qui prend toute la largeur de la toile comme pour montrer l’omniprésence de la mort. Ce spectre est d’un blanc translucide et complètement décharné comme pour les accompagner vers leur destin tragique. Il englobe avec sa main la vieille dame qui semble déjà sous l’emprise de la mort. C’est bel et bien la fin du voyage ….

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