LaDissertation.com - Dissertations, fiches de lectures, exemples du BAC
Recherche

Heinrich Severloh au WN62 le 6 juin 1944

Chronologie : Heinrich Severloh au WN62 le 6 juin 1944. Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  13 Juin 2026  •  Chronologie  •  1 176 Mots (5 Pages)  •  27 Vues

Page 1 sur 5

Heinrich SEVERLOH au WN62 le 6 juin 1944

Il fait encore nuit lorsque Severloh remarque à bonne distance cinq à six grandes silhouettes de navires. Il appelle le lieutenant Frerking pour qu'il sorte de l'abri et vienne le rejoindre. Le sous-lieutenant Grass arrive également. À cet instant, les navires ont disparu.

Plus tard, Severloh apprendra que la flotte alliée, s’est enveloppée d'un brouillard artificiel. Severloh conseille alors à Frerking de téléphoner au chef de groupe, le major Pluskat, à son PC. Cependant, celui-ci est absent.

Quand les bombardements commencent Severloh s'est agenouillé dans sa position.

Lors d'un moment de répit, il se rend au bunker d'observation. Il y découvre Ewald Fack accroupi devant l’entrée, blême, tremblant de tout son corps.

Après la fin du barrage d'artillerie et alors que les péniches du débarquement approchent, Heinrich Severloh profite de cette pause pour courir jusqu'au bunker de transmission pour informer ses camarades de la situation. Il leur criera « Ca y est, ils débarquent! »

L’ordre était donné d’attendre que les GI’s aient de l’eau au genou avant de tirer.

Lorsque Severloh commence à tirer, les Américains, paniqués et surpris, se jettent dans l'eau pour échapper aux projectiles. Les autres soldats hésitent à quitter le navire. Déjà des cadavres dérivent dans les vagues.

Entre les vagues d’assaut il y a de courtes pauses.

Frerking ordonnera un feu de salve à la batterie située à Houtteville. Les pertes américaines sont terribles puisque les bombardements alliés ont raté leurs objectifs, les défenses allemandes sont intactes.

Dans la matinée, un 2ème feu roulant atteint le WN62. Les bombes tombent d’abord sur le haut de la plage puis les tirs s’allongent progressivement sur le versant, tuant ou blessant de nombreux soldats. La résistance allemande faiblit alors.

Severloh concentrera ses tirs à proximité du concasseur de galets détruit, là où arrive la plupart des péniches du débarquement.

L’usage intense du MG obligera le caporal a changer plusieurs fois le canon brûlant de son MG contre un autre pour le laisser refroidir. Il s’en brûlera même la main sur le canon.

Sa position a été en partie nivelée car les obus tombés à proximité ont projeté de grandes masses de débris de calcaire dans la cavité qui s'est ainsi progressivement remplie mais Severloh continue de tirer.

Il utilise également son fusil (un Kar 98) pour tirer sur les Américains.

Les soldats des vagues d'assaut suivantes glissent dans une boue sanglante grasse et épaisse rouge sombre montant jusqu'aux chevilles. Beaucoup diront que l’eau s’est teintée de rouge.

Les Américains désespérés, qui se trouvent derrière le talus plat, devant le WN 62, parlent déjà de « la maudite bête qui est là-haut »  

Les munitions s’épuisent côté allemand :

Vers 12 heures, le lieutenant Frerking donne l'ordre à sa batterie de tirer en feu de salve contre la vague de péniches mais la batterie refuse l’ordre et annonce qu’elle ne pourra tirer que pièce par pièce à cause du manque de munitions.

À midi, Heinrich Severloh a déjà épuisé sa dotation de 4500 coups.

L’adjudant Pieh de la 716e division d’infanterie le rejoint et l'approvisionnera en munitions pendant un certain temps avant de disparaître comme il est venu. Celui-ci est blessé à la gorge. Il fera de nombreux allers-retours jusqu'aux soutes à munitions dans la partie inférieure.

Severloh alterne entre son MG et son fusil avec lequel il tuera vers le concasseur de galets un soldat d’une balle dans la tête. C’est à ce moment qu’il prendra conscience de ce qu’il fait depuis le matin : tuer des hommes.

Dès 12h14, les Américains ont atteint l’église de Colleville. Colleville sera reprise par les Allemands à 13h41 puis de nouveau par les Américains à 14h58.

Heinrich Severloh se rend compte qu’il est le dernier MG sur le WN 62.

Mais il continue de tirer et les caisses vides de munitions s’accumulent.

Touchée par une balle, une partie du guidon de ligne de mire de son arme le frappe en plein visage, juste sous l’oeil droit. Il saigne, son visage enfle aussitôt.

Il est furieux et continue de tirer sur la plage.

...

Télécharger au format  txt (7.6 Kb)   pdf (75.7 Kb)   docx (218.3 Kb)  
Voir 4 pages de plus »
Uniquement disponible sur LaDissertation.com