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Commentaire de texte "Politique", Aristote

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Par   •  28 Février 2023  •  Commentaire de texte  •  3 077 Mots (13 Pages)  •  389 Vues

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Commentaire HDD séance 6.2 :

« Etre naturaliste, c’est penser que la nature n’a pas d’autre explication qu’elle même « , citation de André Comte-Sponville, philosophe français du XXe-XXIe siècle. Cela reflète bien la philosophie d’Aristote qui considère la nature comme droit supérieur à celui des hommes. D’autant plus que cette dernière constitue un point central dans ces ouvrages, « Politiques » consacre à la nature un droit qu’elle n’a besoin de justifier, bien au contraire, une conception inné chez l’homme pour s’accomplir.

L’extrait soumis à notre étude est issus du Livre I, chapitre 2 de l’oeuvre « Politiques », datant du IVe siècle avant notre ère du célèbre philosophe de l’Antiquité, Aristote. Il s’agit d’un texte de nature philosophique. L’Antiquité est une période comprise entre le VIIIe siècle avant notre ère et le Vie siècle après notre ère (chute de l’Empire romain).

Historiquement, la Grèce antique apporte de nombreux concepts novateurs dans le domaine politique et en développe ses idées. Ses philosophes, tels que Aristote et Platon sont les inventeurs de la pensée politique. De plus, un courant helléniste s’est développée. L’hellénisme tend vers une transmission de la culture et de la civilisation grecque à des régions non-grecques, ce terme renvoie également à la langue. Cette philosophie désigne l’ensemble des courants philosophiques de cette période (323-31 avant notre ère). L’auteur lui-même a fondé son courant philosophique, l’aristotélisme en 335.

Aristote est un philosophe grec, disciple de Platon, né en 384 et décède en 322 avant J.C. Ce dernier a cependant, largement critiqué la pensée de son professeur. En effet, Platon est à la recherche d’une vérité absolue or, Aristote cherche à l’établir et à la comprendre. Une idée fondamentale les opposent, Platon revendique les besoins de l’homme comme insatisfait, ainsi, la solidarité est primordiale. En rédigeant sa pensée, ce dernier n’établi de différence entre l’homme et l’animal, pensée qu’Aristote condamne fortement.

Il est aisé de comprendre qu’Aristote est un savant qui ne s’est pas limité à un unique domaine, malgré son étude de nombreux concepts, la nature occupe une place centrale. En effet, la Grèce constitue le berceau de la philosophie, notamment en Occident. Intellectuellement, Rome s’inspire de la Grèce, la langue devient celle de l’Empire et celle des classes dirigeantes. De ce fait, la religion, l’art, la politique suscita chez les romains une admiration de la Grèce.

La philosophie d’Aristote consiste largement à définir le bonheur et à l’atteindre. De plus, la morale constitue un point culminant chez l’homme (ce qui est bon), notion qu’il a tenu à relier avec la politique. Il ne s’agit pas d’entendre cette liaison comme le rattachement de sciences exactes mais bien telle que des disciplines qui visent au perfectionnement de l’homme.

L’oeuvre « Politiques », datant du IVe siècle avant J.C est un ouvrage qui se penche sur l’étude de la cité et de l’Etat. Aristote s’attache à comprendre le comportement politique des hommes, il désigne par ailleurs, la politique comme la plus haute des disciplines.

Cet extrait traite plus spécifiquement des rapports entre les individus au sein de la cité et de la relation entre le citoyen et sa vie en communauté. Ainsi, en excluant l’isolement de son mode de vie, il peut atteindre une vie heureuse. Aristote axe cet extrait sur la différence entre l’homme et l’animal.

A cette époque, la démocratie athénienne demeure la première et s’est constituée au Ve siècle avant notre ère. La Grèce antique est donc à son apogée. L’avènement du concept de démocratie et l’intérêt que portent les philosophes au domaine politique amène Aristote à s’intéresser à un aspect davantage naturel de la cité.

Ainsi, il conviendra de se demander en quoi la conception du droit naturel d’Aristote constitué un fondement de la formation de la cité ? Pour soutenir cette interrogation, l’étude d’une vision de la cité telle qu’inhérente au droit naturel (I) constituera l’explication d’une partie de la pensée du philosophe, ainsi que, l’étude des caractères propres à l’homme perçus comme une dislocation entre les êtres vivants (II) tendra à rendre cette théorie transposable à la réalité.

I - Une vision de la cité inhérente au droit naturel

Une cité nait d’une formation naturelle des individus en communauté (A), cependant, tous les individus ne peuvent y prendre part (B).

A) Une définition systématique de la communauté

La formation d’une cité débute par celle d’une communauté. Ligne 1 : « La communauté achevée formée de plusieurs villages est une cité ». La « communauté » désigne un groupe social qui jouit d’un patrimoine indivisé. En effet, Aristote indique qu’il n’existe d’autre structure supérieure à la cité. Cette dernière est ainsi organisée selon un groupe d’individus qui consent à se mélanger. Lorsque la communauté atteint ce niveau, elle est pour ainsi dire parfaite et prête à se développer. Par ailleurs, sa finalité est déclarée, ligne 2 : « dés lors qu’elle a atteint le niveau de l’autarcie pour ainsi dire complète ». L’ « autarcie » est un système économique adopté par un Etat qui tend à se suffire à lui-même. Aristote tente d’expliquer que l’homme indépendant ne peut subvenir seul à ses besoins. L’autonomie économique est un facteur primordial de l’apogée de la cité. Ainsi, par définition, cette dernière est une communauté politique et économique indépendante, c’est - à - dire dont les membres s’administrent eux-même. Si la cité se définie par sa faculté d’édicter ses propres lois, elle ne peut dépendre de pays extérieur, auquel cas, cette dernière sera dépendante. La cité s’est conçue dans le but d’assurer une prospérité entre les hommes. En conséquence, ligne 2-3 : « s’étant constituée pour permettre de vivre, elle permet une fois qu’elle existe de mener une vie heureuse ». Selon Aristote, la « vie heureuse » se résume en tant que finalité de la vie au sein d’une cité. De plus, il ajoute que le rapport à autrui est un élément fondamental du bonheur. En effet, l’homme doit trouver son bonheur seul, les éléments extérieurs ne doivent pas intervenir, auquel cas, son bonheur serait fictif. Pour atteindre le bonheur l’homme doit faire face à un sentiment d’égoïsme et percevoir au-delà de son intérêt pour viser le bien commun. La recherche

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