Vipère au poing, Hervé Bazin
Cours : Vipère au poing, Hervé Bazin. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar Romane1909 • 13 Janvier 2026 • Cours • 2 224 Mots (9 Pages) • 4 Vues
Français
1/ Hervé Bazin, de son vrai nom Jean Pierre Marie Hervé-Bazin, était un écrivain et romancier français né le 17 avril 1911 à Angers et décédé le 17 février 1996 dans la même ville 1. Il est surtout connu pour ses romans autobiographiques tels que “Vipère au poing”, “La Mort du petit cheval” et “Cri de la chouette” .
Bazin est né dans une famille aisée. Son père, Jacques Hervé-Bazin, était avocat et enseignait à l’Université Catholique de l’Aurore à Shanghaï (Chine). Sa mère, Paule Guilloteaux, était la fille d’un député puis sénateur du Morbihan . Bazin a passé son enfance à Marans, près d’Angers, dans la propriété familiale, le château du Patys Il a étudié à la faculté de lettres de la Sorbonne et a commencé sa carrière littéraire en écrivant de la poésie.
Son premier roman “Les Bienheureux de La Désolation” a été publié en 1940. Cependant, c’est son deuxième roman “Vipère au poing”, publié en 1948, qui l’a rendu célèbre. Le livre est inspiré de sa relation conflictuelle avec sa famille et en particulier avec sa mère, Paule Guilloteaux. Le livre a été adapté au cinéma en 1971 par Pierre Cardinal avec Alice Sapritch dans le rôle de Folcoche. Bazin a également été membre de l’Académie Goncourt de 1973 à 1996 et président de l’Académie Goncourt de 1974 à 1979. Il a reçu plusieurs prix pour son travail, notamment le Prix Guillaume-Apollinaire en 1950 pour “La Tête contre les murs” et le Grand Prix de l’humour noir en 1967 pour “Lève-toi et marche”
2/Quand on lit le titre vipère au poing, on peut penser lire un roman d'aventure ou de suspense, dans lequel le héros doit affronter une créature dangereuse et venimeuse.
En réalité, si l'auteur à choisi Vipère au Poing comme titre c'est parce qu'il exprime la violence et la haine que le personnage principal éprouve envers sa mère. La vipère représente le caractère venimeux, cruel et tyrannique de celle-ci qui fait souffrir ses enfants et son mari. Le poing symbolise la révolte, la résistance et la lutte du narrateur contre l'autorité de sa mère.
Si j'aurais choisi La tyrannie de Folcoche ce titre met en évidence le personnage de la mère, surnommée Folcoche par ses fils. Le mot tyrannie évoque le pouvoir absolu qu'elle exerce sur sa famille, le fait qu'elle ait tous les droits. Ainsi cela pourrait expliquer la souffrance et la révolte qu'elle provoque chez ses enfants, elle qui les maltraite et les humilie sans cesse.
3/Au premier plan de la page de couverture, nous pouvons voir une dame qui nous observe de profil. En effet, elle semble nous fixer avec ses yeux de couleur gris comme s'il y avait un voile dessus . Elle n'éprouve aucune émotion, elle a de grandes lèvres fermées, un nez busqué et les cheveux mis en arrière se qui révèle son front. Il semblerait qu'elle porte une robe verte avec des motifs de feuille de chêne dessus. La pâleur de son teint fait ressortir ses yeux. L'arrière plan est sombre on ne distingue pas grand chose.
Si j'avais dessiner la couverture j'aurais choisi d'illustrer le titre c'est à dire de dessiner un poing levé tenant une vipère. Le poing levé aurait fait référence à la persévérance des enfants pour se débarrasser de leur mère. La vipère aurait été leur génitrice qui finit par être prise au piège par les enfants.
4/ Les deux frères sont sur le quai de la gare pour accueillir leurs parents et leur petit frère, Marcel qu’ils n’ont jamais rencontré. Ils se précipitent sur leur mère pour l'embrasser mais l’accueil est loin d'être chaleureux. La mère se montre d'une cruauté rare, en effet dès son arrivée à la gare elle leur fait porter ses valises après les avoir giflé ses enfants qui voulaient l'embrasser (peut-être a t-elle été irritée par ce geste de tendresse), elle leur parle comme s'ils étaient ses serviteurs.
Je ne trouve pas normal que la mère ne les ait même pas embrasser peut être que dans sa jeunesse elle n'a pas eu toute l'affection qu'il lui fallait mais pourquoi refaire la même erreur que ses parents sur ses enfants ? Hervé Bazin a peut être mis ce passage pour faire référence à certaines pratiques parentales de son époque.
5/ Les trois frères s'appellent Jean qui a pour surnom Brasse-Bouillon. Marcel que sa mère surnomme Cropette et Ferdinand que l'on surnomme Frédie ou Chiffe.
Le terme « brasse-bouillon » désigne une personne qui agite ou trouble son entourage par son comportement turbulent ou provocateur. Il vient de l'expression « brasser le bouillon », qui signifie remuer une soupe ou un potage en ébullition. Cette image suggère l'idée de faire du bruit, de provoquer des remous ou de créer des difficultés. Avant ce terme était utilisé comme une injure maintenant il est plus utilisé comme une expression affective. Donc si on le surnomme Brasse-Bouillon c'est parce que c'est le seule à vraiment se confronter à sa mère.
Quand j'étais petite et encore aujourd'hui on m'appelle « ma puce » ou bien « mon poussin ». Je ne sais pas trop d'où ils viennent. Je pense que mon père a d'abord appelé ma sœur comme ça puis je suis née et il a continué a utiliser les mêmes surnoms. Malgré le fait que je les trouve un peu « gnan-gnan » je les aime bien car je les ais depuis toute petite donc on finit par s'y habituer au bout d'un moment.
6/ Pour moi, la règle la plus affreuse est celle de les priver tout confort par exemple de leur sortir tous les coussins, les poêle, réduire le nombre de couverture de leur chambre,ou encore de leur tondre les cheveux alors qu'Ernestine Lion précise qu'il fait froid et humide dire pk
7/ Je pense que cette phrase veut signifier que les enfants ont tendance à refléter les comportements, attitudes et les valeurs de ceux qui les entourent, tout comme un miroir reflète l'image de ce qui est devant lui. Par exemple quand on est petit on pense que seul nos parents ont raison . Ce n'est qu'en grandissant qu'ils se forgent leur propre opinion et n'ont plus besoin de trouver une image à laquelle s’identifier.
Cette phrase repose sur le jeu du verbe « réfléchir » car il peut avoir deux sens : réfléchir pour faire référence à la capacité de penser et apprendre des enfants et réfléchir pour renvoyer une image comme un miroir le fait.
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