Colonne des insurgés, La Fortune des Rougon
Commentaire de texte : Colonne des insurgés, La Fortune des Rougon. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar laylow510 • 19 Mars 2026 • Commentaire de texte • 776 Mots (4 Pages) • 13 Vues
Quelques remarques préalables :
- Même si la proposition de plan qui suit mentionne explicitement le registre épique, on ne sanctionnera pas l’absence du terme dans une copie qui propose malgré tout une analyse de l’amplification de l’image du peuple et de la nature. La mention du registre épique à bon escient sera en revanche valorisée.
- On sanctionnera les copies qui feront preuve de défauts de méthode majeurs : introduction inexistante ou incomplète, catalogue de procédés sans interprétation, mauvaise insertion systématique des exemples…..
- On n’accordera pas la moyenne à une copie qui effectue un contre-sens sur la vision du peuple et le projet de Zola dans cet extrait. Par exemple, une copie qui verrait ici une dénonciation de la révolte ou une représentation de la bêtise humaine (en s’appuyant sur les termes « bande », « petite armée », sur une animalisation ou une déshumanisation du peuple) serait sanctionnée.
- On valorisera en revanche toutes les copies qui auront été sensibles à :
o La musicalité et la dimension poétique de la description : rythme, effets sonores (par exemple, allitération en [r] qui parcourt le texte : « route », « torrent », « roulait » ligne 3, ou « monstrueuses trompettes » ligne 7).
o La métamorphose fantastique du réel participant à la vision épique : « bouches géantes », « monstrueuses trompettes » ligne 7, « frissonna » ligne 9)…..
o La dimension spectaculaire de la scène à travers le vocabulaire des sens (vue, ouïe, toucher) et la théâtralisation du cadre (« répétant par tous ses échos les notes ardentes du chant national » lignes 10-11, « amphithéâtre », « cascade gigantesque » ligne 14, « bleuâtres clartés de la lune » ligne 15).
Proposition de plan : Pour attribuer la note maximale de 16 pts, on n’attend pas que le candidat reprenne forcément le plan ci-dessous, ni même qu’il adopte un plan en trois parties.
Introduction : Zola met en scène le soulèvement républicain qu’a suscité le coup d’Etat du 2 décembre 1851, notamment dans les campagnes, et plus précisément dans le Var. Il l’évoque dans l’ouverture de La Fortune des Rougon, premier épisode du cycle des Rougon–Macquart, histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. Si les sources sont historiques, le traitement de l’histoire est de nature épique.
2 parties possibles
1. Un peuple en marche :
- Une impression de masse compacte : « la bande », reprise par des expressions au pluriel « ces quelques milliers d’hommes », « de nouvelles masses noires ». Emploi de pluriel, de listes, énumérations. - Un mouvement continu : expression du mouvement (verbe « descendre », mots comme « élan », « irruption » ; emploi de l’adverbe « toujours ») et une avancée irrésistible : la métaphore du torrent (« La route, devenue torrent, roulait des flots vivants ») ; rythme très travaillé des 4 premières phrases, avec l’emploi de coupes mettant en valeur certains termes ; phrase sans verbe pour évoquer cette apparition soudaine de l’armée des volontaires.
- Une armée d’insurgés, décidés à se battre et à se venger : lexique militaire « les bataillons », les « tambours » et les « trompettes », et le chant révolutionnaire de La Marseillaise ; aspect de plus en plus virulent de ce chant (« les notes ardentes du chant national »).
Transition : une vision grandiose et splendide d’une armée de volontaires dont l’enthousiasme se communique à la nature entière.
2. Une vision épique :
- C’est à travers l’évocation du chant révolutionnaire que s’effectue le passage de la réalité à la vision épique : La Marseillaise est « comme soufflée par des bouches géantes qui la jetaient, avec des sécheresses de cuivre, à tous les coins de la vallée ». La Marseillaise réveille la nature, qui participe activement au mouvement populaire.
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