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L'humanisme et la renaissance

Fiche : L'humanisme et la renaissance. Recherche parmi 259 000+ dissertations

Par   •  19 Septembre 2021  •  Fiche  •  1 195 Mots (5 Pages)  •  30 Vues

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Le siècle de la Renaissance et le courant humaniste.

Le XVe et le XVIe siècle est une période de transition entre le Moyen Âge et les Temps Modernes. Cette période, appelée Renaissance est caractérisée par une série de changements politiques, économiques, sociaux et intellectuels. A cette époque apparaît également le mouvement humaniste : une philosophie qui place l'être humain et les valeurs humaines au centre de la pensée. L'humanisme se caractérise par un retour aux textes antiques, et par la modification des modèles de vie, d'écriture, et de pensée.

  1. Origine de la Renaissance

Au Moyen Âge, trois territoires se distinguent dans le bassin méditerranéen et occidental : l’empire Byzantin, l’empire carolingien et l’empire musulman.

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La chute de Constantinople en 1493, conquise par les Ottomans, entraîne de nombreux prélats, artistes et hommes de science byzantins à se réfugier en Occident, et notamment en Italie. Ils apportent leurs connaissances, leurs idées et leurs bibliothèques de manuscrits antiques. Les savants et artistes italiens tirent profit du savoir accumulé en Orient. En 1494 François Ier, roi de France, débute sa conquête de l’Italie. A cette occasion, il pille le royaume de Naples, de Milan... et recueille ainsi tous les trésors byzantins pour les ramener en France. Ainsi la chute de l'Empire byzantin accélére-t-elle la renaissance culturelle de l'Occident.

  1. Un monde s'éteint, un monde naît

Tout le monde peut constater que le grand idéal médiéval de l'unité est

en train de disparaître. Le Moyen Âge avait cherché à réaliser le rêve de l'unité universelle :

  •  Unité de la foi dans l'Eglise de Rome.
  • Unité de la politique sous la direction de l'empereur.
  • Unité de la culture enseignée par les clercs et cimentée par une langue commune : le latin.

On assiste à l'effritement progressif de cet idéal, remplacé par d'autres aspirations. L'Eglise traverse une période de crises graves : schismes et hérésies, divisions entre les papes et antipapes. Par ailleurs, les états nationaux s'affirment : outre la France et l'Angleterre, l'Espagne, la Pologne, l'Ecosse, la Hongrie, la Norvège et le nouvel état de Bourgogne connaissent un renforcement du pouvoir de leurs princes. Avec l'apparition de la bourgeoisie bancaire et marchande, l'Etat féodal laisse la place à des Etats modernes.

  1. L'influence de la théologie

Le rapport entre l'Homme et Dieu domine la culture médiévale. La religion imprègne chaque pensée, chaque instant et chaque geste de la vie de l'homme médiéval. Toutes les autres activités (art, philosophie, poésie et science) peuvent être nobles. Mais elles sont d'abord jugées en fonction de leurs conséquences religieuses :

  • Ou bien elles aident l'Homme dans sa marche vers Dieu, et alors elles sont bonnes et comme la musique sacrée, les poèmes édifiants, les peintures et vitraux illustrant les saints, elles doivent être encouragées.
  • Ou, au contraire, elles n'y contribuent pas, et alors elles sont tenues pour des activités négligeables, voire dangereuses dans la mesure où elles distraient l'esprit de sa recherche vers Dieu.

Par conséquent, la science la plus appréciée au Moyen Âge est précisément celle qui est consacrée à la connaissance de Dieu : la théologie. L'Eglise et les clercs lettrés en avaient l'exclusivité. Or, tout ce qui est conservé de l'Antiquité grecque et romaine se trouve relégué dans les monastères et les bibliothèques des universités. Il en est de même des découvertes et de l'apport d'autres civilisations, en particulier de la civilisation arabe. Les copistes seuls y ont accès mais ils savent aussi que ce sont des ouvrages païens, écrits par des auteurs qui ont eu la malchance de naître avant le Christ, ou qui n'ont pu connaître son message.

  1. Le retour des Anciens

  1. Bientôt, les œuvres des Anciens ressortent des bibliothèques et des universités, où elles sont restées enfermées jusque-là. Elles commencent à circuler parmi les étudiants dans les écoles et les universités mais aussi dans les tavernes où ils se réunissent pour discuter et se distraire. Parmi ces étudiants, on trouve de plus en plus de laïcs, c'est-à-dire, essentiellement, des fils de bourgeois ; ils sont les futurs médecins et juristes, hommes d'affaires, savants, poètes et artistes. Une génération entière commence alors à se former par l'étude et dans la « passion ardente » des humanités, s’inspirant des maîtres de l’Antiquité.
  1. Une révolution culturelle : l'arrivée des humanistes

Durant des siècles, les hommes d'élite ont été les guerriers, ou, vers la fin du Moyen Âge, les riches marchands et banquiers. Et puis, presque soudainement, voici que tout change : des hommes nouveaux font leur apparition sur le devant de la scène. Ce changement se produit entre la fin du XIVe et le milieu du XVe. Les esprits les plus admirés, ceux qui accèdent à la célébrité, sont ceux qui connaissent plusieurs langues, qui restent enfermés durant des mois dans les bibliothèques ou les laboratoires. Ils explorent les secrets de la nature, dont ils découvrent les lois. Ils maîtrisent des techniques nouvelles, inventent et font construire des machines étonnantes. Dans le même temps, ils s'émeuvent devant un tableau, ou en écoutant une belle musique, ou encore en lisant un poème. Ils prônent pour une pédagogie nouvelle, fondée sur l’esprit critique et le dialogue, à la manière de Socrate (philosophe grec). Ils promeuvent une éducation “libérale des enfants” (Erasme) afin de permettre à l’homme de progresser continuellement, grâce à des maîtres bien formés. Leur objectif est d’éduquer l’homme à devenir meilleur grâce à la philosophie, la littérature, l’art, la musique... de manière à ce qu’il puisse penser et faire des choix éclairés.

La découverte de manuscrits de la Grèce et de la Rome antiques est certainement l'élément qui favorise le plus l'épanouissement de ce mouvement. Le terme latin humanitas désigne sous le nom d'humanisme la nouvelle façon de penser et de voir le monde, qui prépare la merveilleuse explosion de la civilisation européenne.

  1. Le développement des arts : la littérature

Le XVIe siècle est marqué par l'apparition de la langue française moderne, soutenue par le pouvoir royal de François Ier, qui, avec l'édit de Villers-Cotterêts (1539), donne à cette langue son statut de langue officielle du droit et de l'administration du royaume de France. L'usage du latin commence à décroître, les dialectes continuent d'être parlés par la grande majorité de la population. Le siècle est marqué par une rupture avec la littérature médiévale. Parallèlement de nouvelles formes poétiques apparaissent (ode, sonnet, etc.).

Quelques dates importantes pour cerner le contexte historique.

  • 1453 : Fin de la Guerre de Cent ans.
  • 1454 : Invention de l’imprimerie par Gutenberg.
  • 1494 : Naissance de Rabelais. Début des guerres d’Italie.
  • 1498 : Vasco de Gama découvre la voie maritime des Indes.
  • 1515 : Les guerres d’Italie prennent une ampleur européenne.
  • 1516 : Début de la traite des esclaves de l’Afrique vers l’Amérique.
  • 1519-1521 : Premier voyage autour de la Terre de Magellan.
  • 1534 : Traduction complète de la Bible en allemand par Luther.
  • 1534 : Première parution de Gargantua.
  • 1572 : Massacre de la Saint Barthélémy. (anti-protestants)
  • 1559-1610 : Guerres de religions.

Grands noms du courant humaniste et artistes de la Renaissance.

Léonard de Vinci, Erasme, Michel-Ange, Raphaël, Thomas More, Guillaume Budé, Michel de Montaigne...

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