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Liebig en quête d’une soupe aux saveurs locales

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Par   •  4 Mai 2013  •  1 079 Mots (5 Pages)  •  501 Vues

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Liebig en quête d’une soupe aux saveurs locales

Doté d’un véritable centre de recherche et développement depuis 1997 à Avignon, Liebig s’appuie sur l’expérience d’un chef cuisinier pour élaborer ses nouvelles recettes. La marque souhaiterait monter des filières d’approvisionnement local pour valoriser son ancrage régional.

Installé depuis 1962 au Pontet, près d’Avignon, Liebig a dédié son usine au marché des soupes liquides aseptiques pour Campbell en Europe. Liebig, du nom du chimiste allemand Justus von Liebig, a été la première marque à utiliser cette technologie sur le marché de la soupe. Un vrai savoir-faire développé aujourd’hui par Campbell France pour les marchés français, belge mais aussi canadien, australien et américain. « À partir de 1986, les Français se sont convertis à 100 % à la brique, alors que la conserve dominait jusque-là », rappelle Fabrice Renaudeau, directeur marketing de Campbell France. Convoités, Liebig et son savoir-faire dans l’aseptique passent dans les mains de Danone en 1982 avant d’atterrir dans le portefeuille de Campbell en 1997. Le groupe canadien décide de donner à sa filiale française les moyens de se développer. Un centre de recherche et développement est alors construit, attenant à l’usine, après un investissement de 5 millions d’euros. 25 personnes composent désormais l’équipe de ce centre où travaillent cuisiniers, ingénieurs et techniciens. Recruté par Danone en 1994 après avoir travaillé dans différents restaurants étoilés, le chef Philippe Ferellec exerce toujours ses qualités de cuisinier chez Liebig. Il élabore avec l’aide de quatre cuisiniers et de deux apprentis les nouvelles recettes de la marque qui seront ensuite testées dans l’usine-pilote avant d’affronter la critique d’un panel de consommateurs. Pour compléter le tableau, un potager de 400 m2 a été installé sur le terrain de l’usine pour y faire des essais de variétés de légumes. Le chef s’y inspire en testant différentes espèces de tomates, choux, blettes, betteraves ou autres potirons. « Nous cultivons plusieurs sortes de légumes pour trouver de nouveaux goûts, notamment le potiron. Cela nous a permis de réintroduire dans la Drôme la culture de la variété Violina Butternut », précise Philippe Ferellec.

Monter des filières locales

Si une grande majorité de l’approvisionnement en légumes de l’usine se fait en surgelé, la marque voudrait développer un approvisionnement local. Après avoir monté une filière de potirons il y a quatre ans, Liebig s’intéresse à d’autres légumes. « Il y a clairement un retard dans la région. Nous rencontrons la chambre de commerce et d’industrie ou des partenaires locaux mais ce n’est pas simple. Nous éprouvons une sorte de frustration car la filière n’est pas du tout organisée et s’est fait voler le marché par les Belges ou les Hollandais. Or nous sommes dans un bassin maraîcher, mais il n’y a pas d’acteurs assez forts de première transformation », déplore Jean-Luc Planté, directeur recherche, développement et qualité de Campbell France. Malgré tout, depuis deux ans, la marque a réintroduit la carotte fraîche dans son approvisionnement et peut ainsi l’indiquer sur son packaging. Un atout pour le leader sur le segment des soupes liquides, qui a perdu des parts de marché l’année dernière au profit de la marque Knorr d’Unilever. « Unilever a surinvesti en promotions l’année

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