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Les réussites Des PME Familiales

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Par   •  3 Décembre 2012  •  1 043 Mots (5 Pages)  •  424 Vues

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Les Conserves de Meknès ont fixé une échéance: 2005-2006. Aïcha détient les deux tiers du marché local de concentré de tomates. Après les huiles, elle veut exporter la tomate et la confiture Aïcha grandit et son appétit avec. Après la confiture, la célèbre mascotte des Conserves de Meknès (LCM) a conquis le concentré de tomate, l'huile d'olive et plus récemment les huiles raffinées. Aïcha est maintenant mûre et ses «parents» envisagent de l'introduire en Bourse. «Nous sommes arrivés à un niveau où l'entrée en Bourse s'impose pour assurer notre expansion et notre développement», explique Mardochée Devico, PDG de LCM. La date de l'heureux évènement n'est pas encore fixée. Mais une chose est sûre, Aïcha n'attendra pas au-delà de 2005-2006. Mais comment une petite unité de confiture en est arrivée là? Comment une entreprise familiale a réussi à se forger une notoriété à l'étranger tout en se taillant une place de choix sur le marché local? Derrière ce succès, un nom: la famille Devico, dont la saga est un mélange de travail, rigueur et dévouement. L'histoire commence, en 1962, quand Devico, père, commerçant de Fès, rachète une unité de conserves. Celle-ci, créée en 1929, avait déjà Aïcha pour marque. Depuis, la petite entreprise de confiture a fait du chemin. «Nous avons démarré avec 400.000 DH de capital. Nous sommes, actuellement, à 48 millions», raconte Mardochée Devico. «Il y a eu restructuration de l'usine et l'entreprise s'est agrandie et a diversifié ses produits et marchés», ajoute-t-il. En effet, de 1929 à 1962, LCM a choisi de tourner la totalité de sa production vers l'export (marchés européen et américain) avec des produits-phares comme la truffe blanche dont LCM se dit premier producteur mondial, les fruits au sirop et les haricots verts. Ce n'est que dans les années 70 que la décision de s'attaquer au marché local sera prise. D'abord, avec les confitures, ensuite le concentré de tomate et plus récemment l'huile d'olive et de table. Aujourd'hui, les deux tiers du chiffre d'affaires (300 millions de DH estimés pour 2003) sont réalisés au Maroc. Un marché que l'entreprise entretient tout en cherchant à se renforcer à l'export. En 2004, elle compte porter la part de ses ventes à l'étranger à 40%. Et ce grâce à l'huile d'olive et raffinée. Sur le site de Aïcha, à Meknès, les unités de confiture, concentré de tomate et raffinage d'huile se partagent l'usine. Celle-ci comprend aussi un entrepôt de 2.000 m2 équipé d'un conditionnement spécial pour garantir la déshumidisation. «Même à Meknès, dont le climat est pourtant sec, nous sommes obligés d'avoir un stockage de qualité pour que les boîtes ne rouillent pas et que les cartons gardent leur consistance».L'usine, implantée dans la zone industrielle de Aïn Sloughi sur 50.000 m2 dont 25.000 couverts, est de construction et d'architecture modernes. L'accès aux ateliers a un cachet typiquement marocain: les murs sont ornés de zelliges, ce qui confère au lieu un aspect convivial. Le visiteur est aussi frappé par la propreté du site: pas de poussière, pas le moindre papier qui traîne par terre, pas d'odeurs non plus. Tout est lavé et astiqué de près: tout brille, machines et locaux. Pas de bruit non plus. C'est que les machines

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