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Commentaire littéraire, Yannick Haenel

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Par   •  13 Novembre 2019  •  Commentaire de texte  •  1 804 Mots (8 Pages)  •  51 Vues

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Commentaire littéraire

« Qui témoigne pour le témoin? » demanda Paul Celan. Sa question nous plonge directement dans l’ambiance du roman. Nous pouvons alors penser que Yanick Haenel a voulu lui répondre à travers ce roman. L’auteur de ce roman se nomme Yannick Haenel il est né en 1963, c’est un écrivain français. Il est le créateur de la revue Ligne de Risque et est chroniqueur chez Charlie Hebdo depuis 2015. Ses oeuvres principales sont Les petits soldats, publié en 1996, Introduction à la mort française, publié en 2001, ou bien Cercle, publié en 2007. Son livre Jan Karski est un roman, publié en 2009, qui lui a valut deux prix: le Prix du roman Fnac et le prix Interallié en 2009. Son roman est divisé en trois parties et raconte la vie d’un résistant polonais, l’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale et en Pologne, pays dévasté par les armées nazies et soviétiques. Dans la première partie il décrit le témoignage tragique et émouvant de Jan Karski inspiré du film « Shoah » réalisé par Claude Lanzmann. La seconde partie, ayant pour titre « mon témoignage devant le monde » est une partie où Yanick Haenel raconte la vie de Jan Karski. Et dans la dernière partie, l’auteur imagine la rencontre en Jan Karski et Roosevelt en 1943. L’extrait que nous allons étudié est lorsque Jan Karski s’apprête à témoigner avec peine. Nous pouvons alors nous demander comment Yanick Haenel témoigne du témoignage de Jan Karski. Premièrement, nous allons étudié comment le narrateur, Yannick Haenel s’identifie à Jan Karski. Deuxièmement, nous allons observer l’art avec lequel il a rapporté les paroles des différents personnages. Pour finir, nous allons analyser le retour du passé dans la parole du présent.

Dans ce roman, Yannick Haenel s’identifie à Jan Karski, il y a deux types de narrateur : le narrateur spectateur du film et un narrateur qui s’identifie à Jan Karski.

Nous pouvons tout d’abord constater que YH est un spectateur du film. Nous pouvons le constater grâce au champ lexical du cinéma. Nous pouvons voir à la ligne 3 qu’il utilise le nom masculin « champ » et à la ligne 15 il utilise le nom masculin « entretien » ce qui nous démontre qu’il est bien en train de visionner le témoignage de JK et qu’il en témoigne. Il décrit une donc des images et non une réalité. Mais également par la présence du conditionnel l.3 « on dirait même » et du présent d’énonciation, l.2 « garde », l.5 « peut », l.6 « l’assigne ». L’emploi du présent d’énonciation nous donne une impression de direct. Il y a également l’emploi des modalisateurs comme dans la ligne 31 « semble implorer » et dans la ligne 32 « comme si ». YH emploi ces moralisateurs afin de nous faire comprendre qu’il nous transmet les. Faits et gestes de JK.

Deuxièmement, YH essaye de s’identifier à travers les paroles et les gestes de JK. YH nous le démontre par l’utilisation du conditionnel, l.16 « il voudrait », on peut donc constater que YH doute de ce qu’il voit, il émet donc des hypothèses, des interprétations pour approcher la psychologie de

JK. Au contraire, il y a des passages au conditionnel à l’indicatif comme à la ligne 18 « veut », il est certains de ce qu’il voit. Il justifie ses paroles comme dans la ligne 20 « c’est pourquoi ». Il évoque également la manière comment JK témoigne l.32-33 «  comme si à cet instant il s’identifiait aux deux leaders juifs, comme si, en parlant, il prenait leur place. » ce passage va nous révéler un effet de miroir . YH nous fait observer la façon dont JK témoigne pour les deux polonais donc on peut en déduire qu’il y a une similitude entre YH et JK car ils témoignent tous les deux pour des témoins originaux .

Grâce à tous ces relevés, nous pouvons affirmer que YH est un narrateur qui s’identifie à JK . Désormais, nous allons observer l’art avec lequel YH a rapporté les paroles des différents personnages.

En premier lieu, nous pouvons voir que l’enjeu de YH est d’être cru par les lecteurs. Cela se nomme l’art de rapporter les paroles de témoin. Il utilise donc un lexique spécifique et un vocabulaire de la parole. Nous pouvons remarquer plusieurs noms communs qui renvoient à la parole. Comme à la ligne.1 avec le nom commun « ses paroles », l.7 « sa parole », l.9 « une parole », l.13 et 14 « phrase » et l.17 à 19 « paroles ». Grace à ces noms communs, nous pouvons comprendre qu’il décrit et nous transmet les mots de JK, donc il est en train de témoigner. Nous pouvons également le justifier par la présence de verbes d’états, ces verbes décrivent la façon d’exprimer de JK. l.4 « parler », l.11 « se persuader », l.11 « raconter », l.14 « répéter », l.18 « implorer ». Les noms communs et les verbes d’états ont un lien avec la parole. Dans le champ lexical de la parole, c’est le mot « parole » qui revient le plus souvent. C’est le mot le plus présent dans le texte, cela nous montre que c’est le thème principal du texte. Il y a de nombreux verbes conjugués comme à la ligne 10 « dit », l. 12 « rectifie », l.21 « insiste », cela prouve que YH retranscrit abondamment et précisément les paroles du témoin. Il utilise également un gérondif l.33 « en parlant de », à la fin du texte, comme s’il prenait la place de JK, YH nous montre également que c’est à travers la parole

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