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Biographie de Jean Paul Sartre

Fiche : Biographie de Jean Paul Sartre. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  22 Avril 2012  •  Fiche  •  1 682 Mots (7 Pages)  •  1 227 Vues

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Jean Paul Sartre (1905-1980)

Sa vie :

Jean-Paul Sartre est né à Paris en juin 1905. Son père, enseigne de vaisseau, meurt alors qu’il a un an. Dès lors, « Poulou », comme il est surnommé, sera élevé par sa mère et son grand-père, Charles Schweitzer. Ce dernier appartient à la même famille qu’Albert Schweitzer, le futur prix Nobel de la paix. Charles est un intellectuel : professeur agrégé d’allemand, il initiera son petit-fils au domaine des livres.

Fils unique, Poulou est l’objet de tous les soins. Son intelligence est vive et précoce. Il apprend à lire à quatre ans en déchiffrant Sans Famille. Plus tard, il découvre Madame Bovary et voue une immense passion aux livres, la lecture compensant sa solitude.

→ « C’est dans les livres que j’ai rencontré l’univers », Les Mots

A sa découverte des livres, succède celle de l’écriture, vers 1912-1913. Il reproduit alors dans les « cahiers de romans », en plagiaire adroit, récits et films d’aventure. Michel Strogoff et Pardaillan sont ses héros préférés. Il ira même jusqu’à s’attaquer aux Fables de La Fontaine, jugées trop peu classiques, pour les récrire en alexandrins !

Avec l’adolescence, tout bascule dans la vie de Sartre : il vit le remariage de sa mère comme une trahison, il doit quitter Paris et le lycée Henry IV où il vient de se lier d’amitié avec Paul Nizan, il prend conscience de sa laideur qu’on avait réussi à lui cacher jusque là.

En 1920, retour à Henry IV où il est un élève brillant. Il obtient le concours général et entre en hypokhâgne avec Nizan. Il est reçu à l’Ecole Normale Supérieure et se révèle capable d’une grande puissance de travail. C’est un étudiant anarchisant qui appartient à un groupe violent et dont les sympathies vont vers le Parti communiste. Il obtient l’Agrégation de philosophie à la seconde reprise, en 1929, et fait la connaissance de Simone de Beauvoir, surnommée « le Castor », qui deviendra sa compagne.

Après son service militaire, durant lequel il écrit beaucoup, il est nommé professeur de philosophie au lycée du Havre. En 1931, il entreprend un « Factum sur la contingence », première ébauche de La Nausée. Il donne aussi des conférences de philosophie et de littérature, premières étapes d’une réflexion théorique et critique.

En 1933, il découvre la phénoménologie, grâce à Raimond Aron, qui va lui permettre de passer un an à l’Institut français de Berlin pour y étudier Husserl. Au cœur de la montée du nazisme, il reste indifférent à l’hitlérisme. Il termine sa seconde version de La Nausée, écrit la Transcendance de l’ego, lit Hemingway, Faulkner, Kafka.

Les éditions Alcan lui ayant commandé un ouvrage sur l’imagination, et pour mieux étudier les altérations de la perception, il se fait piquer à la mescaline. Cela lui vaudra une longue période d’hallucinations et d’état dépressif.

Il propose ensuite le manuscrit de « Melancholia » (La Nausée) aux éditions Gallimard qui refusent de le publier.

Il suit de près les événements en France (victoire du Front populaire) et en Espagne (la guerre civile), il écrit des nouvelles, voyage en Italie et prend un nouveau poste de professeur en 1936. Enfin, le manuscrit de « Melancholia », qu’il a de nouveau présenté, est acceptée. La nouvelle « Le Mur » paraît dans la Nouvelle Revue Française en 1937. La Nausée est publiée en 1938. Le roman est salué par une critique flatteuse. L’écrivain Sartre est né.

En septembre 1939, il est mobilisé. C’est alors la période « la drôle de guerre ». Il consigne dans des carnets ses observations (Carnets de la drôle de guerre), et travaille avec frénésie au roman qu’il a entrepris (L’Âge de raison), mais aussi à son grand ouvrage philosophique (L’Être et le Néant). La guerre éclate et il est fait prisonnier sans avoir jamais livré combat. Il réussit à se faire libérer en 1941 grâce à un faux certificat médical.

Rentré à Paris, il reprend ses fonctions de professeur, mais il cherche surtout à agir, en formant un groupe de résistance intellectuelle. Mais il lui faut déchanter devant les maigres résultats. Il se tourne alors vers le théâtre, qu’il considère comme une forme de résistance. En 1943, il publie L’Être et le Néant et Les Mouches. Il rejoint le Comité National des Ecrivains et collabore à Combat et aux Lettres françaises ; qui paraissent dans la clandestinité.

→ Il dira plus tard : « Pendant l’occupation, j’étais un écrivain qui résistait et non pas un résistant qui écrivait. »

Peu à peu, son cercle de relations s’élargit. A la générale des Mouches, il fait la connaissance de Camus. Grâce à Jean Delannoy, la maison Pathé l’engage comme scénariste, ce qui lui permet de vivre très confortablement. Délivré des contrainte financières, il se consacre entièrement à son œuvre et abandonne l’enseignement. En quelques jours, il a rédigé Huis clos, dont il confie la mise en scène à Camus.

A son retour des Etats-Unis, où il est parti avec des journalistes français, il fait à nouveau parler de lui avec la parution du premier numéro des Temps Modernes, revue dont il est le fondateur.

Suite à une conférence

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